Lecture compréhension CM1 : textes, questions et corrigés
Quatre textes originaux de CM1 avec questions, corrigés justifiés, fiches élève, aides et séance de lecture prête à adapter.
Quatre textes originaux de CM2 avec questions, corrigés justifiés, fiches élève, aides et séance de lecture de 45 minutes prête à adapter.
Pour travailler la lecture compréhension au CM2, voici quatre textes originaux de 250 à 330 mots environ, avec six questions chacun : deux récits, un document composite et une lettre qui cherche à convaincre. Les corrigés citent le passage utile et expliquent le lien entre l’indice et la réponse. Vous pouvez imprimer les fiches sans compte, choisir les aides et préparer une séance de 45 minutes autour d’un seul texte.
Au CM2, l’élève lit des textes de plus en plus longs et complexes : il restitue l’essentiel d’un texte qui contient des informations explicites et implicites, fait des inférences, caractérise un document composite et rapproche deux documents. Il n’y a ni chronométrage ni score normatif. Pour travailler la vitesse et le phrasé, voir les textes de fluence CM2. Les textes sont des créations Prépare Mes Cours ; les personnages, les récits et la lettre sont fictifs.
Imprimez les deux pages du texte choisi pour les élèves : le texte d’un côté, les questions de l’autre. Gardez le guide enseignant à part. La dernière page du PDF élève sert à observer le transfert sur un texte nouveau : ne la distribuez qu’à ce moment-là.
| Texte | Type | Travail de compréhension |
|---|---|---|
| Le carnet de croquis | Récit | Comprendre les intentions d’un personnage à partir d’indices, distinguer ce qui est écrit de ce qu’on ne peut pas savoir et résumer l’essentiel |
| Le but de la dernière minute | Récit avec retour en arrière | Reconstituer la chronologie, repérer les indices temporels et relier un souvenir à une décision |
| Le hérisson, un voisin discret | Document composite : un article et un tableau | Caractériser les éléments d’un document composite et rapprocher deux documents pour répondre |
| Pour une rue sans voitures devant l’école | Lettre pour convaincre | Repérer la demande, les arguments et la réponse à une objection, distinguer un fait d’un avis |

Dans le premier récit, le texte ne dit jamais qui a rapporté le carnet de Capucine. Pour le comprendre, l’élève relie des indices du texte à ce qu’il sait : Timothée rougit et se cache derrière un livre tenu à l’envers, et Capucine le remercie le lendemain ; or, quand on est gêné d’être découvert, on fait souvent semblant d’être occupé. Faites formuler la réponse ainsi : « J’ai compris que…, parce que le texte dit… et que je sais que… ».
Le même texte apprend à distinguer ce qui est écrit, ce qui est compris et ce qu’on ne peut pas savoir : rien ne dit comment le carnet a disparu. Dans le document composite, il faut parfois une information de chaque document : le tableau dit quand le hérisson hiberne, l’article dit qu’il vit surtout la nuit. Deux stratégies aident dans tous les textes : remonter au nom que reprend un pronom ou une expression, et justifier chaque réponse par un retour au passage. Ce sont des stratégies de travail, que le programme développe surtout en sixième ; elles servent ici les objectifs du CM2.
Les textes vont du plus court au plus long : le texte 1 en périodes 1 et 2, le texte 2 en périodes 2 et 3, le texte 3 en périodes 3 et 4, le texte 4 en périodes 4 et 5. Les numéros entre crochets désignent les paragraphes. Chaque texte compte six questions, qui mêlent prélèvement d’informations, vocabulaire en contexte, inférence, justification et une question propre au texte (résumé, chronologie, document composite ou argumentation).
Récit.
[1] Depuis la rentrée, Capucine ne se sépare jamais de son carnet de croquis. Elle y dessine les arbres de la cour et les visages de ses camarades. Un vendredi soir, en rentrant de l’école, elle fouille son cartable, puis le vide entièrement sur son lit : le carnet n’y est plus.
[2] Le lundi suivant, elle arrive en classe les yeux cernés. Elle a cherché tout le week-end : au fond de son placard, jusque dans la voiture de sa mère. Pendant la dictée, elle écrit si mal que la maîtresse, Mme Ferrand, lui demande si tout va bien. Capucine hausse les épaules sans répondre.
[3] À la fin de la récréation de l’après-midi, elle découvre le carnet posé sur son pupitre. La couverture a été essuyée, et un élastique tout neuf la maintient fermée. Seul Timothée, assis au fond de la classe, rougit et se plonge aussitôt dans son livre de géographie, qu’il tient à l’envers.
[4] Capucine feuillette le carnet : tous ses dessins sont là. Sur la dernière page, qu’elle avait laissée blanche, quelqu’un a ajouté un petit croquis maladroit : une fillette assise sous un arbre. Il n’y a ni nom ni message. Capucine regarde longuement le dessin, puis se retourne vers le fond de la classe.
[5] Le lendemain matin, Timothée trouve sur sa table une feuille pliée en quatre. Capucine y a dessiné un garçon qui lit un livre à l’envers. En dessous, elle a écrit : « Merci. Tu dessines mieux que tu ne lis la géographie. » Timothée éclate de rire, et toute la rangée se retourne.
Quand et où Capucine s’aperçoit-elle que son carnet a disparu ?
« Elle arrive en classe les yeux cernés. » Que veut dire « cernés » ? Quel passage t’aide ?
Qui a rapporté le carnet ? Donne deux indices du texte et ce que tu sais.
Pourquoi la personne qui a rapporté le carnet ne laisse-t-elle ni nom ni message ? Propose une explication appuyée sur le texte.
Vrai, faux ou on ne peut pas savoir ? « Timothée avait volé le carnet. » Justifie avec le texte.
Résume l’histoire en trois phrases : le problème, ce qui change, la fin.
Repérer. Un vendredi soir, chez elle, en rentrant de l’école : elle fouille son cartable, puis le vide sur son lit (1).
Vocabulaire. Elle a des marques sombres sous les yeux, comme quand on est très fatigué ou qu’on a peu dormi. La phrase suivante aide : elle a cherché son carnet tout le week-end (2).
Inférer. Timothée. Indices écrits : il rougit et se plonge dans un livre qu’il tient à l’envers quand Capucine trouve le carnet (3) ; le lendemain, Capucine lui écrit « Merci » (5). Connaissance : quand on est gêné d’être découvert, on rougit et on fait semblant d’être occupé. Le texte ne dit jamais que Timothée a rapporté le carnet : on le comprend.
Intentions. Plusieurs réponses sont acceptables si elles s’appuient sur le texte : Timothée est timide ou gêné, puisqu’il rougit et se cache derrière son livre (3) ; il veut faire plaisir sans être remercié ; il craint qu’on le croie responsable de la disparition. Refuser une réponse sans indice.
Justifier. On ne peut pas le savoir avec certitude, mais les indices vont plutôt vers « il l’a trouvé ». Le texte dit seulement que le carnet n’est plus dans le cartable (1). Timothée le rend nettoyé, avec un élastique neuf (3), et Capucine le remercie (5). Accepter « faux » si l’élève s’appuie sur ces indices et précise que ce n’est pas écrit.
Résumer. Exemple : Capucine perd son carnet de croquis et le cherche partout. Le carnet réapparaît sur son pupitre, nettoyé, avec un dessin ajouté par Timothée, qui n’ose pas le dire. Capucine comprend que c’est lui et le remercie par un dessin qui le fait rire. Accepter toute version qui garde ces trois moments, sans détails secondaires.
Récit avec retour en arrière.
[1] Dimanche, sur le terrain de la Prairie, il reste deux minutes à jouer. Les Hirondelles et les Castors sont à égalité : deux buts partout. Sur le banc, les remplaçants se lèvent. Le ballon arrive dans les pieds d’Ewan, seul devant le but. Il lève les yeux vers la gardienne adverse… et il repense à la veille.
[2] Samedi matin, son entraîneuse, Mme Barel, l’avait pris à part : « Demain, tu joueras en attaque. Tu cours vite, mais tu tires toujours trop tôt. Prends le temps de regarder où est la gardienne. » Ewan avait hoché la tête sans rien dire. Le soir, dans le jardin, il avait tiré cinquante fois contre la porte du garage, jusqu’à ce que sa grande sœur, Maëlle, vienne le chercher pour dîner.
[3] Trois semaines plus tôt, contre ces mêmes Castors, il avait raté un tir facile à la dernière minute. Son équipe avait perdu. Pendant le trajet du retour, il n’avait pas prononcé un mot, le front collé à la vitre du car. Le soir, il avait refusé de dîner et s’était enfermé dans sa chambre.
[4] Sur le terrain de la Prairie, Ewan ne tire pas tout de suite. Autour de lui, le public retient son souffle. Il fait un pas sur le côté, attend que la gardienne plonge vers sa gauche, puis pousse le ballon de l’autre côté, tout doucement. Le ballon roule, franchit la ligne et s’arrête au fond du filet.
[5] Le coup de sifflet final retentit quelques secondes plus tard. Ses coéquipiers lui sautent dessus en criant. Dans les tribunes, Maëlle agite une écharpe aux couleurs des Hirondelles. Mme Barel, elle, ne dit rien : elle lève simplement le pouce vers Ewan, puis range tranquillement les plots d’entraînement dans son grand sac.
Remets ces moments dans l’ordre où ils se sont passés : Ewan tire contre la porte du garage. Ewan rate un tir facile contre les Castors. Ewan marque le but.
Le paragraphe 2 raconte un moment plus ancien que le match. Relève deux indices qui le montrent.
« Le ballon roule, franchit la ligne et s’arrête au fond du filet. » Que veut dire « franchit » ?
Pourquoi Ewan ne tire-t-il pas tout de suite au paragraphe 4 ? Donne un indice et ce que tu sais.
Que ressentait Ewan pendant le trajet du retour, trois semaines plus tôt ? Justifie avec le texte.
Vrai, faux ou on ne peut pas savoir ? « Mme Barel est déçue à la fin du match. » Justifie.
Chronologie. D’abord, il rate un tir facile, trois semaines plus tôt (3) ; ensuite, il tire contre la porte du garage, le samedi soir (2) ; enfin, il marque le but, le dimanche (4). Le texte ne raconte pas les faits dans cet ordre : il commence par le match du dimanche.
Indices temporels. Deux indices parmi : « il repense à la veille » (1) annonce un retour en arrière ; « Samedi matin », alors que le match a lieu dimanche ; les verbes changent de temps : « l’avait pris à part », « avait hoché », « avait tiré », alors que le match est raconté au présent.
Vocabulaire. Passe de l’autre côté, traverse la ligne. La suite aide : le ballon s’arrête au fond du filet, donc il est entré dans le but (4).
Inférer. Il suit le conseil de son entraîneuse : prendre le temps de regarder où est la gardienne (2). Il se souvient aussi de son tir raté trois semaines plus tôt (3). Connaissance : quand on a déjà échoué, on essaie de ne pas refaire la même erreur. Le paragraphe 4 ne le dit pas : on le comprend en rapprochant les paragraphes.
Intentions. Il était triste, déçu ou honteux d’avoir raté le tir et fait perdre son équipe. Indices : il n’a pas prononcé un mot, le front collé à la vitre (3). Le texte ne nomme pas l’émotion : on la comprend.
Justifier. Faux. Elle ne dit rien, mais elle lève le pouce vers Ewan (5) : ce geste veut dire « bravo, c’est bien ». Accepter une réponse qui explique le geste.
Document composite : un article et un tableau.
Document 1 • Un article
[1] Le hérisson d’Europe vit près de chez nous, mais on le voit rarement. Ce petit mammifère est totalement protégé en France, et il a besoin d’abris pour vivre.
Un dos couvert de piquants
[2] Le hérisson est un petit mammifère rondouillard : un adulte pèse de 1 à 1,5 kilogramme. Son dos porte environ 5 000 à 6 000 piquants. Ce ne sont pas de vraies épines, mais des poils collés ensemble, durs et pointus. Ils sont renouvelés tous les dix-huit mois.
Un chasseur de la nuit
[3] Le hérisson est surtout actif la nuit. Il est principalement insectivore : il mange des vers de terre, des chenilles, des limaces et des araignées. Il lui arrive aussi de manger des grenouilles, des lézards, des œufs, des champignons ou des fruits.
Des abris pour survivre
[4] Il préfère les bois où poussent des buissons, surtout les forêts de feuillus, mais on le rencontre aussi dans les haies, les prairies, les parcs et les jardins, à condition qu’il y trouve des abris : un tas de bois, de pierres ou de feuilles mortes. Ses populations sont en fort déclin. En France, l’espèce est totalement protégée depuis un arrêté du 23 avril 2007 : il est interdit de la détruire, de la transporter ou de la vendre.
Document 2 • Un tableau : une année dans la vie du hérisson
| Période | Ce que fait le hérisson |
|---|---|
| Mars ou avril | Il sort d’hibernation et recommence à chercher sa nourriture. |
| De la sortie d’hibernation à août | C’est la période de reproduction, le plus souvent avec deux portées par an. Après 35 à 40 jours de gestation, naissent de 2 à 10 petits (4 à 6 en général), aveugles. Ils sont sevrés à 20 jours et deviennent autonomes entre 40 et 60 jours. |
| D’octobre à mars ou avril | Il hiberne dans un nid assez grand et plat, installé dans un trou du sol, un vieux terrier, sous un buisson ou dans un tas de feuilles mortes. Par temps doux, il peut se réveiller pour manger. |
Faits vérifiés le 30 octobre 2026 sur la fiche « Hérisson d’Europe » de la LPO.
Ce texte réunit deux documents. Nomme-les et dis ce qu’apporte chacun.
Combien de piquants porte un hérisson adulte ? Que sont-ils en réalité ?
« Il est principalement insectivore. » Que veut dire « insectivore » ? Aide-toi des deux parties du mot.
Pourquoi a-t-on très peu de chances de voir un hérisson un soir de janvier ? Utilise les deux documents.
Un jardin très bien rangé, sans tas de bois ni feuilles mortes, aide-t-il le hérisson ? Explique avec les deux documents.
À quoi sert le court paragraphe placé juste sous le titre, avant le premier intertitre ?
Document composite. Document 1 : un article documentaire, avec un titre, un chapeau et des intertitres ; il décrit le hérisson, ce qu’il mange et pourquoi il faut le protéger. Document 2 : un tableau ; il montre ce que fait le hérisson aux différents moments de l’année. Accepter « un texte » et « un calendrier » si la fonction est juste.
Repérer. Environ 5 000 à 6 000. Ce ne sont pas de vraies épines, mais des poils collés ensemble, durs et pointus (2).
Vocabulaire. Qui mange surtout des insectes et de petites bêtes. « Insecti- » rappelle « insecte » ; « -vore » veut dire « qui mange », comme dans « carnivore » ou « herbivore ». La suite de la phrase donne des exemples (3).
Rapprocher. En janvier, il hiberne : le tableau indique qu’il hiberne d’octobre à mars ou avril (document 2). De plus, même le reste de l’année, il est surtout actif la nuit (document 1, paragraphe 3). Il faut une information de chaque document.
Inférer. Non. Le hérisson a besoin d’abris comme un tas de bois, de pierres ou de feuilles mortes (document 1, paragraphe 4), et il installe son nid d’hiver sous un buisson ou dans un tas de feuilles mortes (document 2). Connaissance : sans cachette ni matériaux pour son nid, un animal ne peut pas s’abriter. Les documents ne parlent pas de jardin rangé : on le déduit.
Chapeau. C’est le chapeau : il résume l’essentiel de l’article (un animal proche de nous, rarement vu, protégé, qui a besoin d’abris) et donne envie de lire la suite. Accepter « il présente le sujet ».
Lettre pour convaincre.
[1] Madame la Maire, nous sommes les délégués des deux classes de CM2 de l’école des Tilleuls. Au nom de nos camarades, nous vous demandons de fermer la rue du Moulin aux voitures chaque jour d’école, de 8 h 15 à 8 h 45 et de 16 h 15 à 16 h 45. Nous avons pris cette décision après en avoir discuté pendant deux séances du conseil d’élèves.
[2] D’abord, la sortie de l’école serait plus sûre. Le matin, des voitures s’arrêtent en double file pour déposer des enfants, et les plus petits se faufilent entre elles. La semaine dernière, un élève de CP a failli être renversé par une voiture qui reculait. Quand la rue est encombrée, les parents qui poussent une poussette doivent marcher sur la chaussée.
[3] Ensuite, l’air serait plus agréable à respirer. Pendant notre enquête, nous avons compté 47 voitures en une demi-heure devant le portail ; beaucoup attendaient le moteur allumé, et l’odeur des gaz arrivait jusque dans la cour, où les enfants attendent l’ouverture du portail.
[4] Enfin, la moitié des élèves de notre classe habitent à moins d’un kilomètre de l’école. Si la rue était calme, davantage de familles viendraient à pied ou à vélo. L’association des parents propose même d’organiser un pédibus : un adulte accompagnerait à pied, chaque matin, un groupe d’enfants du même quartier. Marcher le matin est aussi une bonne façon de se réveiller avant d’entrer en classe.
[5] Nous savons que certains parents doivent prendre leur voiture pour aller travailler. Ils pourraient se garer sur le parking de la salle des fêtes, à deux minutes à pied, et accompagner leurs enfants jusqu’au portail. Ce parking est presque vide le matin : nous l’avons vérifié trois jours de suite.
[6] Nous serions heureux de vous présenter notre projet lors d’un prochain conseil municipal. Nous joignons à cette lettre le tableau de notre enquête et un plan du quartier. Veuillez agréer, Madame la Maire, nos respectueuses salutations. Ambre, Sacha, Rayan et Léonie, délégués de CM2.
Lettre fictive : l’école, la rue, les chiffres de l’enquête et les personnes sont inventés.
Que demandent les délégués, à qui et à quels moments ?
Relève les trois arguments des délégués et le mot qui annonce chacun.
« Nous avons compté 47 voitures en une demi-heure » et « l’air serait plus agréable à respirer » : laquelle de ces phrases rapporte un fait, laquelle exprime un avis ?
À quoi sert le paragraphe 5 ? Pourquoi les délégués l’ont-ils écrit ?
« Des voitures s’arrêtent en double file. » Que veut dire « en double file » ? Comment l’as-tu compris ?
Ce texte est-il un récit, un documentaire ou un texte qui cherche à convaincre ? Donne deux indices.
Repérer. Ils demandent à la maire de fermer la rue du Moulin aux voitures chaque jour d’école, de 8 h 15 à 8 h 45 et de 16 h 15 à 16 h 45 (1).
Argumenter. « D’abord » : la sortie de l’école serait plus sûre (2). « Ensuite » : l’air serait plus agréable à respirer (3). « Enfin » : davantage de familles viendraient à pied ou à vélo (4).
Fait ou opinion. La première rapporte un fait : un nombre compté pendant une enquête, que l’on pourrait vérifier (3). La seconde exprime un avis, une prévision : le verbe au conditionnel (« serait ») montre que c’est ce que les délégués pensent qu’il arrivera.
Objection. Il répond à une objection, c’est-à-dire à une critique qu’on pourrait leur faire : certains parents ont besoin de leur voiture. Les délégués proposent une solution, le parking de la salle des fêtes, pour que leur demande soit plus facile à accepter. Connaissance : pour convaincre, on prévoit les réponses de ceux qui ne sont pas d’accord. Le texte ne le dit pas : on le comprend.
Vocabulaire. Elles s’arrêtent à côté de voitures déjà garées, sur la partie de la rue où l’on roule, ce qui gêne la circulation. La suite aide : les plus petits doivent se faufiler entre elles (2).
Type de texte. Un texte qui cherche à convaincre : une lettre argumentative. Deux indices parmi : une destinataire (« Madame la Maire ») et une formule de politesse ; une demande précise ; des arguments annoncés par « D’abord », « Ensuite », « Enfin » ; une réponse à une objection ; des signataires.
La séance ci-dessous utilise un seul texte. Les quatre supports forment une banque dans laquelle choisir selon votre séquence et les besoins observés. Les temps sont des repères à adapter.
Comprendre un texte de CM2, restituer l’essentiel, prélever des informations en faisant des inférences, rapprocher des informations et justifier par un retour au texte. Prévoir un texte par élève, le corrigé et, si nécessaire, la version avec aides. Les numéros désignent les paragraphes. Une séance utilise un seul texte.
Présentez l’objectif. Expliquez les mots qui empêchent de comprendre la situation, sans donner les réponses. Pour le texte 1 : croquis, pupitre.
Lecture silencieuse, puis lecture par l’adulte pour les élèves dont le déchiffrage n’est pas encore assez sûr. Notez cette aide. Faites dire en deux phrases de quoi parle le texte.
Réponses individuelles, à l’écrit. Demandez de montrer le passage qui aide à répondre. Distribuez les aides après une première tentative.
À deux, comparer les réponses et retourner au texte pour départager. Garder la première réponse et corriger dans une autre couleur.
Mise en commun en trois colonnes : « c’est écrit », « je l’ai compris grâce à un indice et à ce que je sais », « on ne peut pas savoir ». Trace : « Je réponds, je montre où c’est écrit. Si ce n’est pas écrit, je dis l’indice et ce que je sais. »
La version avec aides garde exactement les mêmes textes et les mêmes questions. Elle indique où relire et, pour chaque inférence, propose l’amorce « J’ai compris que…, parce que le texte dit… et que je sais que… ». Proposez une aide après une première recherche, puis retirez-la progressivement. Un élève qui comprend à l’oral mais déchiffre encore lentement peut écouter le texte lu par l’adulte : notez ce soutien pour interpréter correctement son travail.
Pour le récit avec retour en arrière, faites surligner les indices de temps (« la veille », « Samedi matin », « Trois semaines plus tôt ») avant de remettre les moments dans l’ordre. Pour le document composite, faites d’abord nommer les deux documents et leur rôle, puis chercher dans chacun. Pour la lettre, faites encadrer la demande et numéroter les arguments. Le guide de différenciation pédagogique développe le choix des aides selon ce qui bloque réellement.
Acceptez les reformulations fidèles. Une réponse juste sans passage montré appelle une reprise de la justification ; une inférence sans indice ou sans connaissance se complète à l’oral.
Pendant les vacances de printemps, chez sa tante à Perros-Guirec, Lou ramasse sur la plage une bouteille en verre, bien bouchée. À l’intérieur, il y a un papier roulé. Elle le déplie avec précaution : l’encre a coulé, mais on lit encore « 14 juillet » et quelques mots : « … si tu trouves ce message, écris-moi… ». Le reste est effacé. Lou passe l’après-midi à observer la feuille à la loupe. Elle finit par deviner, en bas, le début d’une adresse électronique : « g.kerboul… ». Le soir, sa tante l’aide à chercher sur le site du club de voile du port : l’un des moniteurs s’appelle Gaël Kerboul. Lou hésite longtemps devant l’écran, puis elle écrit un court message. Deux jours plus tard, la réponse arrive : le moniteur avait lancé la bouteille avec ses élèves de voile, trois ans plus tôt, au large d’une île anglaise. Lou range la bouteille sur l’étagère de sa chambre, à côté de sa collection de coquillages.
Dans le texte, qui est « le moniteur » qui répond à Lou ?
Pourquoi Lou hésite-t-elle longtemps devant l’écran ? Donne un indice et ce que tu sais.
Remets dans l’ordre où ils se sont passés : Lou écrit un message. Le moniteur lance la bouteille. Lou trouve la bouteille.
Ce texte est-il un récit, un documentaire ou un texte qui cherche à convaincre ? Donne un indice.
Corrigé à garder côté enseignant.
Gaël Kerboul, un moniteur du club de voile du port : son nom correspond au début de l’adresse lue sur la feuille.
Elle n’est pas sûre d’écrire à la bonne personne, ou elle est intimidée d’écrire à un inconnu. Indice écrit : elle n’a pu lire que le début de l’adresse. Connaissance : on hésite quand on n’est pas sûr de soi ou qu’on s’adresse à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Accepter toute explication appuyée sur un indice.
Le moniteur lance la bouteille, trois ans plus tôt ; Lou trouve la bouteille, pendant les vacances ; Lou écrit un message, le soir. Le texte raconte le lancement à la fin : c’est un retour en arrière.
Un récit. Indices possibles : des personnages, une suite d’événements avec un problème (un message à moitié effacé) et une fin.
Gardez la première réponse avant la mise en commun. Dans la grille du guide, notez séparément six compétences : prélever une information, restituer l’essentiel, expliquer un mot, inférer avec un indice et une connaissance, rapprocher des informations, justifier par un retour au texte. Utilisez « seul », « avec aide » ou « à reprendre », avec l’aide réellement fournie. Ces observations ne constituent ni un diagnostic, ni une note, ni un niveau certifié, et ne remplacent pas les évaluations nationales.

Pour adapter ce travail à votre classe, renseignez le niveau, le thème, l’objectif de compréhension et les contraintes du support. Voici un exemple à copier dans votre préparation :
CM2, thème de l’eau dans la ville. Préparer une séance de 45 minutes autour de deux documents originaux et convergents de genres différents : un court article documentaire d’environ 200 mots et un tableau de données. Prévoir six questions : nommer les deux documents et leur rôle, prélever une information, expliquer un mot, rapprocher une information de chaque document, faire une inférence appuyée sur un indice et sur une connaissance, justifier par un retour au texte. Ajouter une aide qui indique où relire sans donner la réponse, et un corrigé qui sépare ce qui est écrit de ce qui est compris.
Préparer une lecture sur mon thème. Vous gardez la main sur les textes et les corrections : vérifiez chaque réponse et adaptez le vocabulaire avant la séance. La documentation de relecture et d’export détaille cette étape. Pour construire l’ensemble de votre préparation, consultez la fiche de préparation et la méthode pour préparer le français aux cycles 2 et 3.
Le programme demande à l’élève de CM2 de « poursuivre son apprentissage de lecteur autonome face à des textes de plus en plus longs et de plus en plus complexes » et de « restituer l’essentiel d’un texte qui contient des informations explicites et des informations implicites ». En lecture à voix haute, il fixe aussi l’objectif de « lire correctement en ciblant 120 mots par minute en moyenne » : cet objectif se travaille à part, avec les textes de fluence CM2.
Pour lire et comprendre seul, le programme cite la lecture de textes plus longs et complexes, la restitution de l’essentiel d’un texte aux informations explicites et implicites, et la reconnaissance des principaux genres littéraires. Pour lire et comprendre dans toutes les disciplines, il ajoute : « reconnaître et nommer les caractéristiques des différents éléments d’un document composite », « rapprocher deux documents convergents, de genres différents, pour repérer et compléter les informations » et, « à partir de questions posées, prélever des informations (en faisant des inférences si nécessaire) qui seront combinées pour donner un sens global au(x) document(s) ».
Faites d’abord identifier chaque élément et sa fonction : titre, chapeau, intertitres, tableau, source. Posez ensuite des questions qui obligent à chercher dans un document précis, puis des questions qui demandent de combiner une information de chacun. Dans le texte 3, savoir pourquoi on voit rarement un hérisson en janvier demande le tableau et l’article.
Faites expliciter les inférences avec l’amorce « J’ai compris que…, parce que le texte dit… et que je sais que… », faites trier les réponses entre ce qui est écrit, ce qui est compris et ce qu’on ne peut pas savoir, et demandez toujours de montrer le passage utile. Faire résumer un récit en trois phrases aide aussi à restituer l’essentiel sans recopier le texte.
Non : ce sont des supports d’entraînement. La grille du guide enseignant aide à observer, texte par texte, ce que l’élève réussit seul ou avec aide. Elle ne donne ni note, ni niveau, ni diagnostic, et ne remplace pas les évaluations nationales.
Le programme de français du cycle 3 est fixé par l’arrêté du 10 avril 2025 (JORF du 16 avril 2025). Selon son article 3, il s’applique au CM2 depuis la rentrée de l’année scolaire 2026-2027, après le CM1 et la sixième en 2025-2026. Les quatre textes suivent ses objectifs de CM2 : textes plus longs et complexes, informations explicites et implicites, inférences, document composite et documents convergents.
Ce pack est une création originale Prépare Mes Cours, distincte des ressources ministérielles. La programmation CM2 permet de situer ces séances parmi les autres apprentissages, et le guide de rentrée en CM1-CM2 aide à organiser une classe à deux niveaux. La même démarche existe à d’autres niveaux : lecture compréhension CM1, lecture compréhension CE2 et lecture compréhension CE1. Une dictée CM2 ou les dictées CM1-CM2 peuvent prolonger un objectif d’orthographe précis.