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Lecture compréhension CE2 : textes, questions et corrigés

Quatre textes originaux de CE2 avec questions, corrigés justifiés, fiches élève, aides et séance de lecture de 40 minutes prête à adapter.

Lecture compréhension CE2 : textes, questions et corrigés

Pour travailler la lecture compréhension au CE2, voici quatre textes originaux de 130 à 165 mots environ, avec six questions chacun : deux récits, un documentaire et une fiche de fabrication. Les corrigés indiquent les paragraphes utiles, séparent ce qui est écrit de ce qui est compris et donnent les réponses acceptables. Vous pouvez imprimer les fiches sans compte, choisir les aides et préparer une séance de 40 minutes autour d’un seul texte.

Au CE2, l’élève apprend à s’appuyer sur un indice du texte et sur ce qu’il sait pour comprendre ce qui n’est pas écrit, à suivre les reprises d’un personnage, à reconnaître un type de texte et à se servir des intertitres. Il n’y a ni chronométrage ni score normatif : la vitesse et la lecture à voix haute se travaillent avec les textes de fluence CE2. Les textes sont des créations Prépare Mes Cours ; les personnages et les récits sont fictifs.

Télécharger les textes et les corrigés CE2

Imprimez les deux pages du texte choisi pour les élèves : le texte d’un côté, les questions de l’autre. Gardez le guide enseignant à part. La dernière page du PDF élève sert à observer le transfert sur un texte nouveau : ne la distribuez qu’à ce moment-là.

TexteTypeTravail de compréhension
La nouvelle élèveRécitSuivre la chronologie, relier un nom au personnage et comprendre une émotion avec un indice et ce que l’on sait
Le dragon de BasileRécit avec dialogueLever l’ambiguïté d’un pronom, expliquer pourquoi un personnage agit et choisir une stratégie quand on ne comprend pas
La coccinelleDocumentaireUtiliser les intertitres, expliquer un mot par sa fin et reconnaître un documentaire
Fabriquer un marque-pageTexte prescriptifLire le matériel et les étapes, comprendre le but d’une étape et reconnaître un texte qui explique comment faire
Illustration lanterne, article « Lecture compréhension CE2 : textes, questions et corrigés »

Montrer comment on trouve la réponse

Dans le premier récit, Romane garde son manteau fermé, regarde ses chaussures et ne lève pas le doigt. Le texte ne dit jamais qu’elle est intimidée. Pour le comprendre, l’élève relie un indice du texte à ce qu’il sait : quand on arrive dans une classe où l’on ne connaît personne, on se sent souvent intimidé. Faites formuler la réponse ainsi : « J’ai compris que…, parce que le texte dit… et que je sais que… ».

Le même texte travaille les reprises. À la fin, Romane sourit à « son voisin » : il faut remonter au premier paragraphe, où la maîtresse l’installe à côté de Gaspard. Les reprises ne sont pas seulement des pronoms : « la fillette », « la nouvelle » ou « son voisin » désignent aussi un personnage. Dans le deuxième récit, la phrase « Il est tout rouge et ne dit rien » peut désigner deux garçons : c’est le sens de l’histoire qui permet de trancher. Une réponse ne suffit pas toujours : demandez « Montre-moi où c’est écrit » ou « Qu’est-ce que tu sais qui t’aide ? ».

Les quatre textes et leurs questions

Les textes vont du plus court au plus long : le texte 1 en périodes 1 et 2, le texte 2 en périodes 2 et 3, le texte 3 en périodes 3 et 4, le texte 4 en périodes 4 et 5. Chaque texte compte six questions, toujours dans le même ordre : prélever, reprises, vocabulaire, inférence, justification, puis une question propre au texte (chronologie, stratégie ou type de texte).

Texte 1 : La nouvelle élève

Récit. Les numéros entre crochets désignent les paragraphes.

[1] Lundi matin, une nouvelle élève entre dans la classe de CE2. Elle s’appelle Romane. La maîtresse l’installe à côté de Gaspard. Toute la matinée, la fillette garde son manteau fermé et regarde ses chaussures. Elle ne lève pas le doigt une seule fois.

[2] À la récréation, Romane reste près de la porte, les mains dans les poches. Gaspard la regarde de loin pendant un long moment. Puis il court vers elle avec une craie : « Tu sais jouer à la marelle ? » La nouvelle hésite, puis elle hoche la tête.

[3] Elle trace les cases plus vite que lui et saute jusqu’au ciel sans perdre l’équilibre. D’autres enfants s’approchent et demandent à jouer avec eux. Quand la cloche sonne, Romane enlève enfin son manteau. En classe, elle s’assoit et sourit à son voisin.

Six questions

  1. Quand et où Romane arrive-t-elle ?

  2. Au paragraphe 3, Romane sourit à « son voisin ». Qui est-ce ?

  3. « La nouvelle hésite, puis elle hoche la tête. » Que veut dire « hésite » ?

  4. Comment se sent Romane le matin ? Donne un indice du texte et ce que tu sais.

  5. Vrai, faux ou on ne peut pas savoir ? « Romane joue à la marelle pour la première fois. » Indique le paragraphe.

  6. Remets dans l’ordre : Romane enlève son manteau. Gaspard court vers Romane avec une craie. Romane reste près de la porte.

Corrigé commenté

  1. Repérer. Lundi matin, dans la classe de CE2. C’est écrit dans la première phrase (1).

  2. Reprises. Gaspard. Au paragraphe 1, la maîtresse installe Romane à côté de lui : son voisin, c’est Gaspard (1 et 3). Accepter « le garçon qui lui a proposé de jouer » si l’élève le relie à Gaspard.

  3. Vocabulaire. Elle ne répond pas tout de suite, elle n’est pas sûre d’elle. Le mot « puis » montre qu’elle finit par répondre oui : elle hoche la tête (2).

  4. Inférer. Intimidée, timide ou mal à l’aise ; accepter « triste » si l’élève le justifie. Indice écrit : elle garde son manteau fermé, regarde ses chaussures et ne lève pas le doigt (1). Connaissance : quand on arrive dans une classe où l’on ne connaît personne, on se sent souvent intimidé. Le texte ne nomme pas l’émotion : on la comprend. « Les mains dans les poches » (2) est un indice faible à lui seul : on peut aussi avoir froid.

  5. Justifier. Faux, et c’est compris, pas écrit : quand Gaspard lui demande si elle sait jouer, elle hoche la tête (2) ; puis elle trace les cases plus vite que lui et saute sans perdre l’équilibre (3).

  6. Chronologie. Romane reste près de la porte (2), puis Gaspard court vers elle avec une craie (2), puis elle enlève son manteau quand la cloche sonne (3).

Texte 2 : Le dragon de Basile

Récit avec dialogue.

[1] Mercredi après-midi, au centre de loisirs, Basile termine un grand dessin pour le concours du quartier. Il a peint un dragon vert qui vole au-dessus d’une ville. Son ami Ilyès, assis à côté de lui, veut l’aider et ajouter un soleil. En attrapant le pot de peinture jaune, il le renverse sur la feuille.

[2] Une grosse tache coule sur la queue du dragon. Ilyès recule et cache ses mains derrière son dos. Basile regarde Ilyès. Il est tout rouge et ne dit rien. « Tu l’as fait exprès ? » demande Basile. « Non ! Je voulais seulement t’aider », répond Ilyès d’une petite voix.

[3] Basile observe longtemps la tache, les sourcils froncés. Puis il prend un pinceau fin et un peu de peinture rouge vif. « Regarde : la tache devient une flamme. Mon dragon crache du feu ! » Ilyès sourit enfin. Ensemble, les deux garçons ajoutent des étincelles tout autour du dragon.

Six questions

  1. « Tu l’as fait exprès ? » Qui parle, et à qui ?

  2. « Il est tout rouge et ne dit rien. » Qui est « il » ? Comment le sais-tu ?

  3. Que veut dire « exprès » dans « Tu l’as fait exprès ? » ?

  4. Pourquoi Ilyès recule-t-il et cache-t-il ses mains ? Appuie-toi sur des indices.

  5. Basile est-il fâché à la fin ? Justifie avec une phrase du texte.

  6. Tu ne comprends pas une phrase du paragraphe 2. Que peux-tu faire ? Donne deux moyens.

Corrigé commenté

  1. Repérer. Basile parle à Ilyès. Le texte écrit « demande Basile » juste après la question, et Ilyès lui répond (2).

  2. Ambiguïté. Ilyès. La phrase seule ne permet pas de choisir, car Basile et Ilyès sont deux garçons : il faut s’appuyer sur le sens. Ilyès vient de renverser le pot, il recule et cache ses mains, puis il répond d’une petite voix (1 et 2). Basile, lui, parle aussitôt. Si un élève répond « Basile, rouge de colère », lui faire relire la suite : celui qui ne dit rien, c’est Ilyès.

  3. Vocabulaire. Volontairement, en le voulant. La réponse d’Ilyès aide à comprendre : « Je voulais seulement t’aider » (2).

  4. Ressorts. Il se sent coupable, ou il a peur que Basile soit fâché. Indices écrits : il vient de renverser la peinture sur le dessin de son ami (1) ; il est tout rouge et parle d’une petite voix (2). Connaissance : quand on abîme sans le vouloir une chose importante pour un ami, on a souvent honte. Accepter « il a de la peinture sur les mains » comme une possibilité : le texte ne le dit pas.

  5. Justifier. Non. Il trouve une idée et dit : « Mon dragon crache du feu ! » Ensuite, les deux garçons ajoutent des étincelles ensemble (3).

  6. Stratégie. Deux moyens parmi : relire la phrase et celle d’avant ; continuer à lire pour voir si la suite explique ; chercher un mot dans le dictionnaire ; imaginer la scène ; en parler avec un camarade en montrant le passage. Accepter tout moyen qui ramène au texte ; demander seulement la réponse ne suffit pas.

Texte 3 : La coccinelle

Documentaire.

Un insecte bien protégé

[1] La coccinelle à sept points est un insecte. Comme tous les insectes, son corps a trois parties : la tête, le thorax et l’abdomen. Elle a six pattes et deux petites antennes. Elle mesure de 5 à 8 millimètres. Sur son dos, des élytres rigides recouvrent ses ailes repliées et protègent son abdomen. Selon les espèces, ces élytres sont rouges, jaunes ou noirs, avec des points.

De l’œuf à l’adulte

[2] Au printemps, la coccinelle pond ses œufs les uns à côté des autres, sous des feuilles, au milieu des pucerons. Trois à cinq jours plus tard, des larves sortent des œufs. Elles grandissent pendant deux ou trois semaines, puis deviennent des nymphes. Au bout de huit jours, l’adulte apparaît. Il est d’abord blanchâtre : ses couleurs et ses points arrivent quelques heures plus tard.

Un repas de pucerons

[3] On trouve la coccinelle presque partout : dans les jardins, les prairies et les champs. Cette petite bête mange surtout des pucerons : jusqu’à cent dans la même journée. Elle est très utile au jardin.

Faits vérifiés le 23 octobre 2026 sur la fiche « Coccinelle à sept points » de la LPO.

Six questions

  1. Combien de temps les larves grandissent-elles avant de devenir des nymphes ?

  2. Au paragraphe 3, qui est « cette petite bête » ?

  3. Que veut dire « blanchâtre » ? Aide-toi du mot « blanc » et de la fin du mot.

  4. Pourquoi la coccinelle pond-elle ses œufs au milieu des pucerons ? Donne un indice et ce que tu sais.

  5. Sous quel intertitre cherches-tu ce que mange la coccinelle ? Recopie la phrase utile.

  6. Ce texte est-il un récit ou un documentaire ? Donne deux indices.

Corrigé commenté

  1. Repérer. Deux ou trois semaines (2).

  2. Reprises. La coccinelle : tout le texte parle d’elle, et la phrase dit ce qu’elle mange (3).

  3. Affixe. Presque blanc, d’un blanc pâle. La fin « -âtre » veut dire « à peu près », comme dans « jaunâtre » ou « verdâtre ». La suite de la phrase aide aussi : les couleurs arrivent plus tard (2).

  4. Inférer. Pour que les larves trouvent tout de suite de quoi manger. Indices écrits : la coccinelle mange surtout des pucerons (3) ; les larves grandissent pendant deux ou trois semaines (2). Connaissance : un petit animal doit manger pour grandir. Le texte ne le dit pas : on le comprend. L’indice est faible : le texte dit ce que mange l’adulte, pas ce que mangent les larves. Accepter « pour que les petits aient à manger » sans exiger le mot « larves ». Pour l’enseignant : la fiche de la LPO indique que les larves mangent elles aussi des pucerons.

  5. Intertitre. Sous « Un repas de pucerons ». Phrase utile : « Cette petite bête mange surtout des pucerons : jusqu’à cent dans la même journée. » (3)

  6. Type de texte. Un documentaire. Deux indices parmi : un titre et des intertitres ; des informations avec des mesures et des nombres (de 5 à 8 millimètres, cent pucerons) ; aucun personnage et aucune histoire ; une source citée sous le texte.

Texte 4 : Fabriquer un marque-page

Texte prescriptif.

[1] Matériel : une bande de carton de 5 centimètres sur 20, des crayons de couleur ou des feutres, une perforatrice, un brin de laine de 30 centimètres et des ciseaux à bouts ronds.

[2] Étapes :

  1. Décore la bande de carton des deux côtés. Laisse un espace en bas pour écrire ton prénom.
  2. Avec la perforatrice, perce un trou en haut de la bande, à un centimètre du bord. Demande l’aide d’un adulte si cet outil est trop dur à serrer.
  3. Plie le brin de laine en deux. Passe la boucle dans le trou. Glisse les deux bouts dans la boucle, puis tire doucement.
  4. Coupe les bouts de laine pour qu’ils aient la même longueur.

[3] Attention : si tu as utilisé des feutres, attends qu’ils soient bien secs avant de ranger le marque-page dans un livre. Sinon, l’encre peut tacher les pages.

[4] Ton marque-page est prêt. Place-le dans le livre que tu lis en ce moment, à la page où tu t’arrêtes.

Six questions

  1. De quoi as-tu besoin pour fabriquer le marque-page ? Cite trois objets.

  2. Étape 2 : « si cet outil est trop dur à serrer ». Quel est « cet outil » ?

  3. Étape 3 : « Glisse les deux bouts dans la boucle. » Que veut dire « glisser » ici ?

  4. Pourquoi faut-il percer le trou à un centimètre du bord, et pas tout au bord ?

  5. Tu veux deux bouts de laine de la même longueur. Quelle étape le dit ? Recopie le verbe de consigne.

  6. Quel type de texte est-ce : un récit, un documentaire ou un texte qui explique comment faire ? Donne deux indices.

Corrigé commenté

  1. Matériel. Trois objets parmi : une bande de carton de 5 centimètres sur 20, des crayons de couleur ou des feutres, une perforatrice, un brin de laine de 30 centimètres, des ciseaux à bouts ronds (1).

  2. Reprises. La perforatrice, nommée au début de la même étape (étape 2).

  3. Consigne. Faire passer doucement, sans forcer : on fait entrer les deux bouts de laine dans la boucle (étape 3).

  4. Inférer. Pour que le carton ne se déchire pas quand on tire sur la laine. Indice écrit : à l’étape 3, on tire sur la laine pour serrer. Connaissance : un trou fait tout au bord d’un carton se déchire facilement. Le texte ne donne pas la raison : on la comprend. Accepter « pour que la laine tienne bien ».

  5. Justifier. L’étape 4 : « Coupe » (« Coupe les bouts de laine pour qu’ils aient la même longueur »).

  6. Type de texte. Un texte qui explique comment faire : un texte prescriptif. Deux indices parmi : la liste du matériel ; les étapes numérotées ; les verbes qui donnent des consignes (Décore, perce, Plie, Coupe) ; la mise en garde « Attention ».

Une séance de lecture de 40 minutes

La séance ci-dessous utilise un seul texte. Les quatre supports forment une banque dans laquelle choisir selon votre séquence et les besoins observés. Les temps sont des repères à adapter.

Objectif et matériel

Comprendre un texte, repérer une information, suivre les reprises, faire une inférence appuyée sur un indice et sur une connaissance, et justifier sa réponse par un retour au texte. Prévoir un texte par enfant, le corrigé et, si nécessaire, la version avec aides. Les numéros désignent les paragraphes.

0 à 5 minutes

Présentez l’objectif. Expliquez les mots qui empêchent de comprendre la situation, sans donner les réponses. Pour le texte 1 : récréation, marelle.

5 à 12 minutes

Lecture silencieuse, puis lecture par l’adulte pour les élèves dont le déchiffrage n’est pas encore assez sûr. Notez cette aide. Faites dire en une phrase de quoi parle le texte.

12 à 24 minutes

Réponses individuelles, à l’écrit ou dictées à l’adulte. Demandez de montrer le passage qui aide à répondre. Distribuez les aides après une première tentative.

24 à 32 minutes

À deux, comparer les réponses et retourner au texte pour départager. Garder la première réponse et corriger dans une autre couleur.

32 à 40 minutes

Mise en commun en trois colonnes : « c’est écrit », « je l’ai compris grâce à un indice et à ce que je sais », « on ne peut pas savoir ». Trace : « Je réponds, je montre où c’est écrit. Si ce n’est pas écrit, je dis l’indice et ce que je sais. »

Aider sans changer l’objectif

La version avec aides garde exactement les mêmes textes et les mêmes questions. Elle indique où relire et, pour chaque inférence, propose l’amorce « J’ai compris que…, parce que le texte dit… et que je sais que… ». Proposez une aide après une première recherche, puis retirez-la progressivement. Un élève qui comprend à l’oral mais déchiffre encore lentement peut écouter le texte lu par l’adulte : notez ce soutien pour interpréter correctement son travail. Les réponses peuvent aussi être dictées à l’adulte.

Pour une reprise, faites remonter le texte jusqu’au nom qui désigne le même personnage. Pour une ambiguïté, demandez : « Qui vient d’agir ? Qui parle juste après ? ». Pour le documentaire, faites lire les intertitres avant de chercher. Le guide de différenciation pédagogique développe le choix des aides selon ce qui bloque réellement.

Acceptez les reformulations fidèles. Une réponse juste sans passage montré appelle une reprise de la justification ; une inférence sans indice ou sans connaissance se complète à l’oral.

Vérifier le transfert sur un texte inédit

Samedi matin, Soline veut partir à vélo avec son grand-père. Elle a préparé un sac avec une gourde et un goûter. Dans le garage, elle découvre que la roue avant de son vélo est toute plate. La fillette soupire et s’assoit sur une marche, le menton dans les mains. Son grand-père sort une pompe et une petite boîte de rustines. « Ce n’est pas grave. On va chercher le trou ensemble », dit-il. Le vieil homme gonfle la roue, puis il la fait tourner lentement près de l’oreille de Soline. Un petit sifflement s’échappe du pneu, juste à côté de la valve. Soline montre l’endroit du doigt et sourit. Une heure plus tard, ils roulent tous les deux sur la route du marché. Soline pédale devant et chante à tue-tête, son sac sur le dos.

  1. Dans le texte, qui est « le vieil homme » ?

  2. Pourquoi Soline soupire-t-elle et s’assoit-elle sur une marche ? Donne un indice et ce que tu sais.

  3. Le grand-père a-t-il réparé la roue avec une rustine ? Est-ce certain ou seulement possible ?

  4. Ce texte est-il un récit ou un texte qui explique comment réparer une roue ? Donne un indice.

Corrigé à garder côté enseignant.

  1. Le grand-père de Soline : c’est lui qui sort la pompe, puis gonfle la roue.

  2. Elle est déçue. Indice écrit : la roue avant de son vélo est toute plate. Connaissance : on ne peut pas rouler avec une roue dégonflée, donc la sortie à vélo semble impossible.

  3. C’est possible, et même probable, mais pas certain. Il sort une boîte de rustines et, une heure plus tard, ils roulent ; le texte ne dit pas qu’il colle une rustine.

  4. Un récit. Indices possibles : des personnages, une histoire avec un problème et une fin, aucune liste de matériel ni d’étape numérotée.

Gardez la première réponse avant la mise en commun. Dans la grille du guide, notez séparément six compétences : prélever une information, suivre les reprises, expliquer un mot, inférer avec un indice et une connaissance, justifier par un retour au texte, reconnaître la structure ou le type de texte. Utilisez « seul », « avec aide » ou « à reprendre », avec l’aide réellement fournie. Ces observations ne constituent ni un diagnostic, ni une note, ni un niveau certifié, et ne remplacent pas les évaluations nationales.

Illustration tasse de café, article « Lecture compréhension CE2 : textes, questions et corrigés »

Préparer une lecture sur le thème de votre séquence

Pour adapter ce travail à votre classe, renseignez le niveau, le thème, l’objectif de compréhension et les contraintes du support. Voici un exemple à copier dans votre préparation :

CE2, thème des métiers du quartier. Préparer une séance de 40 minutes autour d’un récit original d’environ 150 mots. Prévoir six questions, une par compétence : prélever une information, suivre une reprise par un nom, expliquer un mot, faire une inférence appuyée sur un indice et sur une connaissance, justifier par un retour au texte, donner un titre. Ajouter une aide qui indique où relire sans donner la réponse, et un corrigé qui sépare ce qui est écrit de ce qui est compris.

Préparer une lecture sur mon thème. Vous gardez la main sur les textes et les corrections : vérifiez chaque réponse et adaptez le vocabulaire avant la séance. La documentation de relecture et d’export détaille cette étape. Pour construire l’ensemble de votre préparation, consultez la fiche de préparation et la méthode pour préparer le français aux cycles 2 et 3.

Questions fréquentes

Comment doit lire un élève de CE2 ?

En compréhension, le programme attend qu’un élève de CE2 lise et comprenne seul un texte narratif, informatif ou prescriptif d’une vingtaine de lignes, qu’il fasse des inférences en s’appuyant sur des indices du texte et sur ses connaissances, et qu’il revienne au texte pour comprendre les passages difficiles. Le programme fixe au CE2, en lecture à voix haute, l’objectif de lire un texte adapté à son niveau à une vitesse de 90 mots par minute. Cet objectif se travaille à part, avec les textes de fluence CE2.

Quels doivent être les acquis en CE2 en lecture compréhension ?

Le programme fixe sept objectifs : comprendre des textes narratifs, poétiques, documentaires ou théâtraux en s’appuyant sur leurs caractéristiques ; adopter une posture active face aux mots inconnus ; suivre les reprises d’un nom et lever les ambiguïtés par le sens ; distinguer un récit d’un texte informatif ou prescriptif ; comprendre l’implicite grâce aux indices du texte et à ses connaissances ; revenir au texte pour comprendre les passages complexes ; lire seul un texte d’une vingtaine de lignes. Ces repères concernent la lecture ; l’écriture et l’oral ont leurs propres objectifs.

Quelles activités pour améliorer la compréhension en lecture ?

Le programme invite l’élève à utiliser des stratégies quand il ne comprend pas : relire la phrase ou le paragraphe, poursuivre la lecture pour lever une ambiguïté, chercher dans le dictionnaire. Il cite aussi, parmi les exemples de réussite, l’usage des titres et des sous-titres, la vérification de sa compréhension avec ses camarades en retournant au texte et l’explicitation des inférences. La séance de 40 minutes proposée plus haut les met en pratique sur un seul texte. Ces supports s’ajoutent aux séances quotidiennes et aux lectures longues, sans les remplacer.

Quels livres lire au CE2 ?

Le programme demande à l’élève de CE2 de lire seul 5 à 10 œuvres complètes et variées et de garder une trace de ses lectures dans un carnet de lecteur. Pour tout le cycle 2, il cite comme repères des contes de Hans-Christian Andersen, de Marie-Catherine d’Aulnoy, des frères Grimm, de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, de Charles Perrault, de Charles Dickens et de Lewis Carroll, les fables de Jean de La Fontaine, ainsi que des récits adaptés de la mythologie, une anthologie de poèmes, des pièces de théâtre, des récits et romans patrimoniaux, des albums et des récits écrits pour l’âge des élèves. Ce sont des repères du cycle 2, pas une liste propre au CE2 ; le rallye lecture aide à organiser ces lectures en classe.

Ces textes servent-ils d’évaluation ?

Non. Ce sont des supports d’entraînement et d’observation : la grille indique seulement si l’élève réussit seul, avec aide, ou si la compétence est à reprendre. Ils ne remplacent pas les évaluations nationales et ne donnent ni note ni niveau.

Situer ces supports dans le programme de CE2

Le programme de français du cycle 2, publié au Bulletin officiel n°41 du 31 octobre 2024 et en vigueur dans tout le cycle 2 depuis la rentrée 2025, fixe pour le CE2 sept objectifs dans « Comprendre un texte » : lire et dégager le sens d’un texte narratif, poétique, documentaire ou théâtral, lu en autonomie ou par un adulte ; adopter une posture active par rapport au vocabulaire inconnu ; se repérer dans la chaîne des reprises et s’appuyer sur le sens du texte pour résoudre des ambiguïtés ; différencier le type narratif du type informatif et prescriptif ; comprendre l’implicite en s’appuyant sur des indices explicites et sur ses propres connaissances ; revenir au texte pour identifier et comprendre les éléments complexes ; lire et comprendre en autonomie un texte narratif, informatif ou prescriptif d’une vingtaine de lignes. Ces quatre textes s’y rattachent. Les textes poétiques et théâtraux ne sont pas couverts ici : ils se travaillent avec la lecture par l’enseignant, les œuvres complètes et le rallye lecture.

Pour le cycle 2, le programme fait de la compréhension la finalité de l’apprentissage de la lecture. Il prévoit des séances quotidiennes de compréhension sur des textes plus denses, plus longs et complexes que ceux que l’élève peut lire seul, la lecture chaque semaine par le professeur de textes plus longs et résistants, et 5 à 10 œuvres complètes par an. Ce pack est une création originale, distincte des ressources ministérielles : quatre textes courts ne remplacent ni ces séances, ni ces lectures, ni les œuvres de l’année.

La programmation CE2 permet de situer ces séances parmi les autres apprentissages. La même démarche existe à d’autres niveaux : lecture compréhension CE1 et lecture compréhension CM1. Une dictée CE2 peut prolonger un objectif d’orthographe précis.