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Texte officiel intégral

Programme officiel de français au cycle 4 (5e, 4e, 3e)

Cette page reproduit le texte officiel dans son intégralité. Pour l'essentiel et les repères chiffrés, revenez à la page français.

Ce document reproduit les programmes officiels de français pour le cycle 4 (classes de 5e, 4e et 3e). À la rentrée 2026, la classe de 5e relève du programme de français pour le cycle 4 (arrêté du 18 février 2026) ; les classes de 4e et de 3e restent régies par le programme d'enseignement du cycle des approfondissements (arrêté du 17 juillet 2020). Le texte de 2026 est structuré en principes généraux suivis de six domaines – lecture, culture littéraire et artistique, écriture, oral, vocabulaire et orthographe lexicale, grammaire et orthographe grammaticale – qui déclinent, pour chaque niveau du cycle, des objectifs d'apprentissage. Le texte de 2020 présente d'abord les compétences travaillées, puis cinq parties – langage oral, lecture et compréhension de l'écrit et de l'image, écriture, étude de la langue (grammaire, orthographe, lexique), culture littéraire et artistique – suivies de croisements entre enseignements.

Votre classe

Le programme du cycle 4 change de classe en classe au fil de son entrée en vigueur. Choisissez la vôtre : le texte et le sommaire suivent.

Texte reproduitProgramme de français pour le cycle 4 (arrêté du 18 février 2026, en vigueur en 5e à la rentrée 2026)

Principes

L’enseignement du français au cycle 3 a consolidé chez l’élève les compétences de lecture et d’écriture, la capacité à comprendre et à apprécier des textes adaptés à son âge, comme à organiser clairement son propos, à l’écrit et à l’oral. Le cycle 4 vise à étoffer et affiner chez l’élève son aptitude à se dire et dire le monde avec justesse, à interroger le réel et à en partager l’expérience avec ses pairs, à développer son jugement et à le justifier. Par la fréquentation des textes littéraires qui stimulent imaginaire et réflexion s’édifie une culture humaniste, indispensable à la formation de citoyennes et de citoyens ouverts et éclairés.

Au cycle 4, les différents domaines de l’enseignement du français visent en effet la formation de la personne et du citoyen. Ils concourent à l’autonomie de l’élève à travers la structuration de ses connaissances, la maitrise de compétences langagières, linguistiques, lexicales, et l’appropriation personnelle des textes et des œuvres.

L’ensemble de ces domaines se combine et se soutient pour nourrir l’imaginaire et la culture de l’élève, développer son esprit critique et former son jugement. Au cours du cycle, il trouve ainsi les ressources utiles à la construction d’une pensée propre. Les professeurs encouragent le gout de l’élève pour la lecture et la compréhension d’œuvres littéraires en vue d’aiguiser sa sensibilité et sa créativité.

Par l’échange d’idées et d’opinions autour des textes, il forge son interprétation et affine une appréciation esthétique, qu’il est appelé à exprimer, à murir et à défendre.

Pour cultiver ce rapport vivant à la littérature et favoriser l’accès au sens, les professeurs font notamment pratiquer différentes modalités de mises en voix des textes, par l’élève seul ou en groupe, qu’il s’agisse de moduler son expressivité ou de proposer une interprétation théâtrale.

Au sein du cycle, chaque année d’enseignement est orientée par une perspective structurante : « Éprouver, expérimenter : la découverte de soi, d’autrui et du monde », en cinquième ; « Rêver, délibérer, développer son jugement : en quête de valeurs et de vérité », en quatrième ; « S’affirmer, s’émanciper : l’engagement humaniste », en troisième.

Chacune d’entre elles constitue le palier d’un continuum ayant pour horizon la construction de soi, l’exercice de son jugement et l’affirmation d’une conscience humaniste, soucieuse de l’altérité et sensibilisée aux enjeux contemporains et notamment environnementaux. Adossé à chaque perspective annuelle, le programme de culture littéraire et artistique offre des entrées qui garantissent la diversité des genres et pratiques littéraires.

Par les questionnements universels qu’elles suscitent, ces entrées contribuent à la connaissance de l’humain et au développement d’une culture générale. Elles se déploient dans le cadre de projets d’apprentissage précis, élaborés par les professeurs pour jalonner l’année et construire une progression équilibrée. Chaque projet d’apprentissage est organisé autour d’une problématique, propre à chaque entrée, et de textes littéraires.

Il ne vise pas l’exhaustivité, mais la construction hiérarchisée de compétences dans les domaines de la lecture, de l’écriture, de l’étude de la langue, du vocabulaire ou de l’oral, à travers un choix d’activités adaptées. Au terme du projet d’apprentissage, les professeurs entrainent l’élève à retracer le cheminement qui a été suivi, les réflexions auxquelles il a été invité et ce qu’il a appris.

Vecteur d’émancipation et d’engagement, l’enseignement de l’écriture prend une place essentielle au cycle 4. L’élève acquiert des stratégies plus méthodiques de révision et d’enrichissement d’écrits intermédiaires au service d’une complexité accrue dans la composition de textes variés, tandis que se consolide la correction ortho-syntaxique de ses productions. Il écrit très régulièrement, lors de temps spécifiques, ou de moments inscrits dans une séance, pour lui-même ou pour autrui.

Il perfectionne ainsi ses acquis dans la production de textes cohérents, de plus en plus longs, visant des finalités diverses et s’inscrivant dans des situations de communication différentes. La dimension artistique et créative de l’écriture est notamment valorisée afin d’encourager chez l’élève le gout d’écrire, le développement de son imagination, le plaisir de jouer avec la langue, et la maitrise de processus créatifs.

Le langage oral continue à faire l’objet d’une attention constante et d’un travail spécifique. Stimulé par des activités d’écoute et de production régulières, en lien avec des supports variés, il est également au cœur de séances qui lui sont spécialement consacrées. L’élève renforce au cycle 4 les compétences langagières de l’oral pour communiquer, exploite les ressources créatives de la parole, y compris dans l’interprétation théâtrale, et développe sa capacité d’écoute. Exposé à des productions orales variées, il est invité à adopter une posture réflexive.

Le vocabulaire et l’orthographe lexicale constituent un domaine d’apprentissage à part entière au cycle 4. L’élève travaille la nuance et la précision lexicales. Il apprend à développer, individuellement et avec ses pairs, diverses stratégies au service de la compréhension et se montre capable d’exprimer ses idées avec plus de justesse, à l’écrit comme à l’oral.

L’enseignement de la grammaire et de l’orthographe grammaticale, au cycle 4, irrigue la lecture et l’écriture, tout en constituant un objet d’apprentissage spécifique, rigoureux et explicité. Il favorise l’approfondissement et le tressage de compétences linguistiques, langagières et culturelles. À mesure que l’élève s’approprie les notions linguistiques fondamentales, il acquiert des automatismes et un regard réflexif sur la langue, lesquels concourent à la construction de son autonomie dans toutes les disciplines.

L’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990. Les graphies ancienne et rectifiée sont acceptées de manière égale.

Lecture

Principes

Au cycle 4, l’enseignement du français cherche à développer et affiner le gout de la lecture, dans la continuité du cycle 3. Par la fréquentation et l’appropriation d’une grande variété de textes, l’élève enrichit son imaginaire et sa conscience du monde. En lisant, seul ou en classe, il découvre des univers artistiques, s’identifie à des personnages fictionnels qui nourrissent sa curiosité et son empathie.

Il partage son point de vue avec ses pairs, entre dans la compréhension des textes et des œuvres avec une finesse accrue, aiguise sa capacité à appréhender l’implicite, cultive son esprit critique. À travers des expériences de lecture fréquentes et diverses, l’élève affirme son aptitude à penser, à porter un regard averti et éclairé sur le monde, sur lui-même et sur autrui.

Approfondir les compétences de lecture implique de tresser compréhension, interprétation et appréciation, trois opérations simultanées, qui se renforcent mutuellement. À la lecture d’un texte, l’élève est encouragé à mobiliser son imaginaire et ses lectures antérieures, à exercer son jugement, pour élaborer des interprétations de plus en plus nuancées.

La lecture s’enseigne en relation avec les autres composantes du français : l’écriture, l’oral, le vocabulaire et l’étude de la langue. Par la pratique régulière de la lecture à voix haute, avant, pendant ou après l’étude en classe, les élèves préparent, améliorent ou prolongent le travail de compréhension et d’analyse. La mise en voix des textes vivifie le plaisir de lire et le rapport à la langue. De même, les activités d’écriture permettent de mieux apprécier les choix esthétiques de l’écrivain. L’élève apprend également à rendre compte de ses lectures par écrit, développant ainsi ses compétences langagières dans des formes variées.

Enfin, les compétences de compréhension, d’interprétation et d’appréciation se nourrissent des connaissances acquises par les lectures. Au cours du cycle 4, l’élève enrichit son lexique, acquiert des repères historiques et une culture humaniste qui élargissent sa compréhension du monde et favorisent son accès à d’autres textes. Il s’approprie les œuvres du passé comme du présent en les mettant en lien avec son expérience personnelle. En développant sa bibliothèque intérieure, il cultive et affine son sens esthétique.

Une pratique régulière, diversifiée et progressive de la lecture (lecture cursive, étude d’œuvres intégrales, analyse détaillée d’extraits, lectures comparées, analyse globale de passages longs, etc.) contribue à former un lecteur engagé et plus autonome, prêt à poursuivre ses apprentissages au lycée général, technologique ou professionnel.

Conditions favorables aux apprentissages des élèves

  • Les élèves ont une pratique régulière de la lecture dans des situations variées, allant de la lecture offerte à toutes les autres possibilités de lecture (à voix haute, chorale, silencieuse, etc.). Les textes lus sont de longueurs variables, d’époques différentes et de natures diverses (littéraire, documentaire, composite, etc.).
  • Dans le cadre des projets d’apprentissage, les élèves étudient des textes enrichis et mis en perspective par des prolongements artistiques et culturels.
  • Les traductions et les translations proposées conservent les nuances du texte original tout en facilitant l’accès aux textes. Pour les œuvres antiques et médiévales en particulier, les élèves lisent de préférence des traductions et des translations, et non des adaptations.
  • Les élèves fréquentent régulièrement des lieux consacrés à la lecture (CDI, médiathèque, espace aménagé dans la classe). Ils trouvent ainsi la possibilité d’emprunter régulièrement des livres qui correspondent à leurs centres d’intérêt et à leurs projets, ce qui favorise leurs lectures personnelles.
  • Les élèves persévèrent dans les lectures et leur appropriation, grâce à des activités variées, écrites et orales (rendez-vous de lecture réguliers, journal de lecteur, cercles de lecture, défi lecture, capsules audio, vidéos, affiches, etc.) : elles leur permettent de partager leurs découvertes et de cultiver le plaisir de lire.
  • L’analyse des textes favorise l’appropriation personnelle des œuvres littéraires et les émotions qu’elles suscitent en évitant des approches technicistes et systématiques, sans accorder une place prépondérante aux questionnaires de lecture.
  • Les élèves étudient des œuvres situées dans leur contexte de création afin de favoriser les correspondances utiles avec l’enseignement d’histoire-géographie et d’histoire des arts, de mettre en réseau les textes et les œuvres littéraires et artistiques dans une approche comparatiste et d’acquérir ainsi des premiers repères d’histoire littéraire. Ils pourront procéder à une comparaison approfondie entre des œuvres à l’occasion d’un projet d’apprentissage complet.
  • L’évaluation de la lecture prend en compte les différentes composantes de la compétence (compréhension, interprétation, appréciation), à travers des modalités variées : dans le quotidien de la classe ou dans des situations formalisées, à l’oral ou à l’écrit, seul ou entre pairs, par des formes diverses (journal de lecteur, écrit d’appropriation, lecture expressive, etc.).

Indications quantitatives

  • Lire au moins trois œuvres en lecture cursive (qui peuvent relever de la littérature de jeunesse contemporaine) dans l’année et étudier quatre œuvres intégrales de genres différents et d’époques variées.
  • Étudier ou lire de manière cursive au moins deux groupements de textes.
  • Lire et analyser des textes de longueur variée, notamment des textes de plusieurs pages.
  • Rédiger régulièrement un écrit d’appropriation.
  • Lire régulièrement un texte à voix haute, pour soi ou pour la classe.
  • Réciter seul ou avec ses pairs, de façon fluide, un texte extrait d’une œuvre intégrale, plusieurs fois par an (une dizaine de lignes ou vers en classe de 5e jusqu’à une vingtaine en classe de 3e).

Cinquième

Comprendre, interpréter, apprécier

Objectifs d’apprentissage

  • Rédiger un texte personnel pour rendre compte de sa réception et s’approprier sa lecture.
  • Travailler la lecture silencieuse et développer les différentes stratégies de compréhension.
  • Poursuivre son apprentissage de lecteur autonome, contrôler sa compréhension.
  • Formuler un jugement fondé sur des émotions, sur des critères esthétiques, sur des idées et des valeurs.
  • Justifier son point de vue de lecteur.
  • Apprendre à recourir à quelques outils d’analyse pertinents pour lire les textes rencontrés.

Lire à voix haute, seul ou à plusieurs

Objectifs d’apprentissage

  • Lire un texte d’une vingtaine de lignes avec aisance devant un auditoire.
  • Lire un texte de manière expressive en utilisant les ressources de la voix, du rythme, du regard et éventuellement de la gestuelle.
  • Réciter un court texte en vers ou en prose.
  • Repérer des éléments à améliorer dans sa lecture oralisée ou celle des autres.

Appréhender une œuvre dans des contextes artistiques variés

Objectifs d’apprentissage

  • Rendre compte de sa lecture personnelle d’une œuvre.
  • Comprendre et interpréter le parcours d’un ou de plusieurs personnages afin d’appréhender les enjeux de l’œuvre et la situer dans son contexte.
  • Comparer les langages différents d’une œuvre littéraire et d’une œuvre artistique.
  • Tirer parti des informations sur le contexte de production d’une œuvre pour la comprendre et l’interpréter.

Acquérir, structurer et mobiliser des connaissances littéraires et culturelles

Objectifs d’apprentissage

  • S’approprier les mots importants de l’univers de l’œuvre étudiée.
  • Mémoriser pour une œuvre intégrale étudiée un passage choisi d’une dizaine de lignes ou vers.
  • Se constituer des repères dans l’histoire littéraire.
  • Mettre en relation les textes nouveaux avec ceux de lus ou étudiés précédemment.

Quatrième

Comprendre, interpréter, apprécier

Objectifs d’apprentissage

  • Écrire un texte d’une dizaine de lignes pour s’approprier sa lecture.
  • Mettre en relation des informations pour comprendre l’implicite.
  • Défendre et justifier son point de vue de lecteur dans un débat interprétatif en s’appuyant sur des éléments du texte.
  • Mobiliser à bon escient quelques notions littéraires et outils d’analyse pour interpréter un texte.
  • Justifier et réviser son appréciation.

Lire à voix haute, seul ou à plusieurs

Objectifs d’apprentissage

  • Exprimer sa compréhension et son interprétation par sa lecture à voix haute.
  • Réciter un texte, d’une quinzaine de lignes ou de vers, de manière expressive en s’appuyant sur la ponctuation.
  • S’entrainer, seul ou avec ses pairs, pour améliorer sa lecture.

Appréhender une œuvre dans des contextes artistiques variés

Objectifs d’apprentissage

  • Comprendre, interpréter la structure globale d’une œuvre afin d’en appréhender les enjeux et de la situer dans son contexte.
  • Comprendre, interpréter, apprécier une œuvre dans son contexte de publication.
  • Comparer des œuvres littéraires et artistiques en utilisant un vocabulaire adapté.
  • Connaitre quelques caractéristiques des genres littéraires abordés dans l’année.

Acquérir, structurer et mobiliser des connaissances littéraires et culturelles

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier quelques caractéristiques du style d’un auteur.
  • Mémoriser pour une œuvre intégrale étudiée un passage choisi d’une quinzaine de lignes ou de vers.
  • Relier les œuvres entre elles selon leurs contextes de création.
  • Argumenter en prenant appui sur des exemples littéraires.

Troisième

Comprendre, interpréter, apprécier

Objectifs d’apprentissage

  • Écrire un texte d’une quinzaine de lignes pour s’approprier sa lecture.
  • Identifier la ou les visées de textes et de supports variés.
  • Justifier son interprétation en s’appuyant sur des éléments textuels variés.
  • Approfondir sa lecture en mobilisant quelques notions littéraires et outils d’analyse pertinents.
  • Percevoir des effets esthétiques et significatifs de la langue littéraire.

Lire à voix haute, seul ou à plusieurs

Objectifs d’apprentissage

  • Utiliser les ressources de la voix, de la respiration, du regard et de la gestuelle pour lire, pour jouer un texte.
  • Réciter un texte, d’une vingtaine de lignes ou de vers, de manière expressive en s’appuyant sur la ponctuation.
  • Comparer et apprécier différentes lectures ou mises en scène d’un texte.

Appréhender une œuvre dans des contextes artistiques variés

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier des thèmes et des motifs littéraires au sein d’une œuvre et comparer leurs échos d’une œuvre à l’autre.
  • Comprendre qu’une œuvre propose une représentation subjective.
  • Formuler un jugement argumenté sur une œuvre en tenant compte de son contexte historique.
  • Mobiliser sa connaissance du genre littéraire d’une œuvre et de son contexte de production pour affiner sa compréhension.

Acquérir, structurer et mobiliser des connaissances littéraires et culturelles

Objectifs d’apprentissage

  • Repérer quelques caractéristiques d’écriture (choix de langue, de formes et de procédés au service du sens) des textes et œuvres lus.
  • Mémoriser dans une œuvre intégrale lue un passage d’une vingtaine de lignes ou de vers.
  • Identifier quelques caractéristiques majeures de périodes et de courants rencontrés à travers l’étude de textes et d’œuvres, les comparer et les mobiliser pour enrichir son interprétation.
  • Situer les œuvres et les textes lus dans leur contexte géographique et culturel.

Culture littéraire et artistique

Principes

Au cycle 4, chaque année est orientée par une perspective qui structure l’enseignement du français : « Éprouver, expérimenter : la découverte de soi, d’autrui et du monde », en cinquième ; « Rêver, délibérer, développer son jugement : en quête de valeurs et de vérité », en quatrième ; « S’affirmer, s’émanciper : l’engagement humaniste », en troisième. Chacune d’elles propose plusieurs entrées, inscrites dans un genre spécifique et adossées à des enjeux littéraires qui permettent de problématiser l’étude des textes et les approches envisagées. Une notice présente ces enjeux pour chaque entrée.

Le traitement de ces entrées littéraires s’inscrit dans le cadre d’un ou plusieurs projets d’apprentissage précis, organisés autour d’une problématique, propre à chaque entrée, et de textes littéraires (œuvres intégrales ou groupements de textes, lectures cursives). Le projet vise la construction de compétences relevant de différents domaines (lecture, écriture, étude de la langue, vocabulaire ou oral), et met en place pour ce faire les activités adaptées.

Ces compétences ne peuvent toutes figurer à égalité dans un seul projet d’apprentissage. Aussi les professeurs hiérarchisent des compétences majeures et mineures à travers le choix des activités proposées aux élèves, et en équilibrent l’ensemble sur l’année. Le travail mené par les professeurs à partir d’une même œuvre littéraire peut donner lieu à plusieurs projets d’apprentissage.

Les œuvres intégrales étudiées chaque année sont complétées par des lectures cursives et des groupements de textes établis par les professeurs, en lien avec les entrées littéraires ou leurs prolongements artistiques et culturels. Les lectures proposées empruntent aux différents genres de la littérature de fiction, comme à la poésie, aux œuvres documentaires, à la littérature d’idées et à la presse d’information.

Le choix des lectures cursives (lectures complémentaires qui visent à développer le gout de la lecture et l’autonomie des élèves), à partir de la proposition de plusieurs ouvrages, est laissé à l’élève, afin de stimuler son intérêt, de développer sa curiosité, d’affirmer son gout personnel et de construire sa culture. Les lectures personnelles sont encouragées, ainsi que les dispositifs pour partager en classe ses découvertes et son plaisir de lire.

On veille à la représentation des autrices. On s’assure également que l’élève rencontre les littératures francophones, régionales et étrangères (dans des traductions en français) pour les sensibiliser à la diversité des cultures et des usages de la langue.

Les résonances entre les périodes au programme d’histoire et les programmes de français sont favorisées pour permettre à l’élève de développer sa connaissance des grands repères de l’histoire littéraire et de l’histoire des arts. Celle-ci nourrit une compréhension fine des œuvres lues et étudiées.

S’il a pu prendre conscience au cycle 3 de l’existence d’un patrimoine culturel, l’élève structure au fil du cycle 4 ses connaissances dans le domaine de la culture littéraire et artistique, et les mobilise à bon escient pour approfondir son analyse des œuvres et des textes : il mesure notamment qu’une œuvre s’inscrit dans un contexte de production et de diffusion, qu’elle occupe une place singulière au sein de périodes et courants artistiques, qu’elle se nourrit des idées et des savoirs de son temps, les bouleversant parfois.

L’élève perçoit la spécificité et la portée d’une œuvre littéraire et artistique au sein d’un environnement complexe – social, artistique, intellectuel –, préparant ainsi la liaison avec les enseignements proposés au lycée général, technologique ou professionnel.

Cinquième

Perspective annuelle – Éprouver, expérimenter : la découverte de soi, d’autrui et du monde

Devenir héroïne/héros : destins romanesques (récit, fiction)

Surclassant l’humanité moyenne – des récits mythologiques ou bibliques jusqu’aux superhéroïnes et superhéros modernes –, les figures héroïques conjuguent bravoure, exploits extraordinaires et destins édifiants. Exemplaire, l’héroïne ou le héros met sa puissance d’incarnation au service d’une communauté qu’il soude, d’une société qu’il modèle ou d’une civilisation dont il fonde les valeurs.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre intégrale ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève s’interroge sur ces personnages hors-normes, mesure de l’Antiquité à nos jours la diversité de leurs représentations et appréhende les stéréotypes à l’œuvre dans les textes ou leurs figurations canoniques.

Plus largement au fil de l’année et de sa progression, il saisit les transformations en jeu, de l’épopée au roman moderne où le héros perd en superbe et gagne en banalité. L’élève est amené à s’interroger sur la transmission des valeurs héroïques aujourd’hui.

Voyager en poésie : « Du monde entier au cœur du monde » (poésie)

Par la poésie, l’invitation au voyage se démultiplie : l’exploration des horizons réels ou imaginaires jouxte celle des continents intérieurs, toutes deux sublimées par le dépaysement langagier. Un chemin est ainsi frayé « [d]u monde entier au cœur du monde », selon la formule de Blaise Cendrars.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation de larges extraits d’œuvres intégrales ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève découvre que la force des mots, des sonorités, des rythmes et des images projette le voyage bien au-delà du pittoresque.

En renouvelant le regard du lecteur, l’expérience poétique, empruntant à différentes traditions et cultures poétiques, y compris francophones, qu’elles soient patrimoniales ou contemporaines, révèle des espaces et des sensations insoupçonnés et ouvre à la découverte de soi, d’autrui et du monde.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, l’élève fait jouer la langue et les contraintes formelles pour en éprouver toute la richesse, notamment à travers des activités d’écriture créative et de lecture expressive.

Expérimenter et jouer au théâtre : la société sens dessus dessous (théâtre)

Amour d’un laquais pour une reine, fronde des valets, société sens dessus dessous : le théâtre aime à secouer, le temps de la représentation, le joug de l’ordre établi, à contester pensée dominante et conformismes sociaux, pour mieux libérer une force vitale subversive, héritière des traditions carnavalesques.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre théâtrale intégrale ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève mesure la portée des relations entre dominants et dominés, lorsqu’elles sont incarnées sur scène – et renversées. Il approfondit sa connaissance des spécificités de l’écriture et de la représentation théâtrales, et plus particulièrement de la dynamique du comique.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, en développant ses compétences de lecture et d’interprétation, en s’exerçant à des pratiques théâtrales variées (de la mise en voix, à l’écriture et à la mise en scène), il appréhende le sens et les valeurs de la mécanique du rire : il comprend que la scène en folie n’est jamais non-sens, mais miroir grossissant tendu aux spectateurs.

Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire (récit, fiction)

En prise avec les plaisirs de l’enfance, de son imaginaire, de ses sensations, l’univers du conte ou de la fable allie les charmes de la narration à la réflexion morale.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation de larges extraits d’œuvres intégrales ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève comprend que les personnages incarnent différentes facettes de l’être humain, interroge leur conduite et le fonctionnement social qu’ils dévoilent, pour finalement se questionner lui-même.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, il découvre des œuvres narratives de traditions et cultures diverses, y compris francophones, qu’elles soient patrimoniales ou contemporaines. Par des débats, des écritures ou réécritures d’apologues, il développe un regard réflexif sur sa propre réception des récits et morales.

Il goute ainsi le pouvoir de la littérature, capable tout à la fois de le faire voyager dans des contrées inconnues et des époques lointaines et de nourrir sa réflexion sur l’être humain et la vie en société.

Cette entrée peut être l’occasion d’aborder, à partir de supports littéraires et / ou artistiques, des notions du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (ÉVARS).

Quatrième

Perspective annuelle – Rêver, délibérer, développer son jugement : en quête de valeurs et de vérité

Sonder, explorer, anticiper : la fiction aux limites de notre monde (récit, fiction)

Où s’arrête le réel ? Où commencent l’imaginaire et le rêve ? Récits fantastiques ou d’anticipation, enquêtes policières ou paranormales brouillent les frontières de la fiction pour accompagner l’exploration intranquille du réel. Qu’ils interrogent la survie de l’humanité face aux mutations technologiques, naturelles ou sociales, qu’ils expriment des peurs profondes ou questionnent les limites de la raison, tous invitent le lecteur à user d’esprit critique.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre intégrale ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève perçoit que la curiosité devant l’étrange peut être source de répulsion tout autant que de fascination.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, à mesure qu’il s’imprègne de ces récits, l’élève affine sa réception de textes qui stimulent sa créativité et peuvent enrichir ses pratiques d’écriture. Ces récits – qu’il est peu à peu capable de situer dans leurs époque et contexte de création –, l’invitent à aiguiser son analyse et exercer son discernement pour mieux appréhender la complexité du monde.

Contempler, célébrer, veiller : habiter la terre en poète (poésie)

De la poésie orphique à la poésie contemporaine, le poète contemple et célèbre le monde. À l’instar de René Char, « veilleur qui attend l’aube » dans les Feuillets d’Hypnos, de Victor Hugo dans Les Rayons et les ombres ou d’Emily Dickinson, le poète est un regard qui veille et s’émerveille.

Observateur attentif des réalités et des émotions humaines, il en saisit à la fois la beauté et les tensions, tout en mettant en lumière les injustices, les inégalités et les contradictions de son temps.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation de larges extraits d’œuvres intégrales ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève découvre la multiplicité des regards que le poète pose sur le monde, la vie, la nature et les êtres, en étant sensible à la fragilité de son environnement.

Au fil de l’année et de son cheminement, il prend conscience qu’habiter le monde en poète est une manière d’observer, de célébrer et de questionner ce qui l’entoure.

Obéir, désobéir, trahir ? Conflits de valeurs sur scène (théâtre)

Si le conflit n’est pas spécifique au théâtre et constitue souvent un ressort essentiel du romanesque, la scène l’expose exemplairement aux yeux du spectateur comme moteur de l’action et objet de réflexion.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre intégrale ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève réfléchit à la manière dont, au théâtre, des systèmes de valeurs s’incarnent, s’opposent et se dépassent.

Il perçoit les conflits de loyauté, les dilemmes qui peuvent en résulter et prend conscience que la scène est un espace de délibération et de construction de soi qui invite le spectateur à repenser ses propres valeurs. En développant son intérêt pour l’analyse de mises en scène, la scénographie, et la pratique théâtrale, l’élève prend en compte la dimension scénique au-delà de la seule étude textuelle.

Hors du genre théâtral, il peut, lors de lectures cursives, envisager en écho certaines rencontres qui furent des chocs de valeurs : rencontre entre sociétés amérindiennes et premiers colons, guerre de Sécession, par exemple.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, l’élève comprend que l’obéissance, la désobéissance ou la trahison engagent des rapports de forces au sein desquels le débat intérieur et la liberté humaine prennent un relief majeur sur le plan dramatique, politique et axiologique (relatif à des valeurs philosophiques ou morales).

Critiquer, dénoncer, penser : les Lumières en héritage (discours, essai, récit, fiction)

Penser l’héritage des Lumières, c’est mesurer, au-delà du seul XVIIIe siècle, la force émancipatrice des idées qu’elles ont fait émerger et l’actualité toujours vive des combats humanistes qu’elles inspirent, en faveur de l’égalité, de la justice comme de l’accès au savoir.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre intégrale ou d’un groupement de textes, ainsi que sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève prend conscience que l’héritage des Lumières est toujours vivant et constitue une dynamique de pensée, une manière d’interroger le monde avec exigence et sensibilité.

Dialoguant avec les œuvres d’hier et d’aujourd’hui, il développe et enrichit la dimension réflexive et argumentative de ses écrits et de ses prises de parole et formule sa pensée avec plus de justesse, de nuance et de force.

Examiner, critiquer, douter, oser dénoncer, forger une pensée affranchie de la tutelle des dogmes et des préjugés sont autant de ferments des Lumières que l’élève fait siens en développant l’ambition et le courage de penser par lui-même. Au fil de l’année et de sa progression, il comprend que, loin d’être acquis pour toujours, l’héritage des Lumières est fragile et qu’il mérite d’être porté et défendu.

Cette entrée peut être l’occasion d’aborder, à partir de supports littéraires et / ou artistiques, des notions du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (ÉVARS).

Troisième

Perspective annuelle – S’affirmer, s’émanciper : l’engagement humaniste

Montrer, témoigner, réparer : le roman, le récit à l’épreuve du réel (récit, fiction)

À mesure qu’ils s’affranchissent de l’héritage épique, roman et récit s’engagent dans un rapport privilégié et complexe avec le réel. Montrer, témoigner, tenter de réparer sont autant de possibles littéraires offerts à l’auteur. Ce dernier, s’efforçant de porter la voix de tous en même temps que la sienne, ouvre le lecteur à l’altérité, en orchestrant, selon la formule d’Alain Mabanckou, « le concert de la multiplicité d’expériences ».

Les récits, du plus fictif au plus autobiographique, mettent à l’épreuve du réel l’auteur comme le lecteur : ils mettent des mots sur ce qui est perdu, invisible ou indicible ; ils s’efforcent de comprendre, et parfois de réparer les blessures, des souffrances intimes aux catastrophes humanitaires, sociales et/ou environnementales.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre intégrale ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève appréhende les potentialités de l’écriture romanesque et/ou autobiographique qui, en se confrontant à l’obstacle du réel, donnent matière à sentir, à connaitre et à penser, et inscrivent des voix singulières dans le tissu collectif.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, il mesure que l’écriture peut être un acte de justice symbolique, une tentative de recomposition des identités brisées ou des récits interrompus.

S’unir, se désunir, se réunir en mots : l’amour en poésie (poésie)

Lesbie, Marie, Délie, Aurélia, Nadja, Elsa, Hélène… autant de muses incarnées dont le visage et la voix conjuguent amour et poésie.

Dans le sillage d’Orphée, dont le chant nait de l’amour et de la rencontre de la mort, la poésie amoureuse se caractérise par la tension entre la célébration de l’amour fou, la joie de vivre, l’extrême sensibilité des perceptions et la souffrance profonde, le silence de l’absence ou de la distance, la douleur de la perte.

Le singulier pouvoir de la lyre et la symbiose particulière de la parole et de la musique étendent les capacités expressives du langage et des mots pour, le temps d’un poème, restaurer l’unité et consoler l’inconsolable. Au moment où l’adolescent débute son éducation sentimentale, il peut entendre dans la poésie amoureuse et lyrique des échos de son expérience sensible, pour mieux se lire lui-même.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre poétique intégrale (recueil ou section de recueil) ou d’un groupement de textes, comme sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, il mesure la délicatesse du poète dans son rapport à la langue, son « hésitation prolongée entre le son et le sens » selon Valéry ; il éprouve la délectation sonore à dire la poésie et le plaisir de lire des textes polysémiques où jamais l’interprétation ne se fige.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, il discerne comment la poésie permet de partager des expériences singulières, comment la lecture et l’écriture peuvent constituer une médecine de l’âme par la parole.

Cette entrée peut être l’occasion d’aborder, à partir de supports littéraires et / ou artistiques, des notions du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (ÉVARS).

Représenter, penser, questionner la société au théâtre : la scène et la Cité (théâtre)

Lors des concours tragiques, c’est en lien direct avec les évènements de la Cité que les tragédies antiques puisent dans les mythes. Dès son origine, le théâtre sert ainsi à « relier des éléments du présent à des questions éternelles », selon la formule d’Olivier Py. Les dramaturges français, francophones, étrangers qui réinvestissent les matériaux mythiques l’ont bien compris.

Ils invitent leurs contemporains à questionner les valeurs sociales, à s’interroger sur eux-mêmes et sur le monde.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre théâtrale intégrale ou d’un groupement de textes, associés à des photogrammes et des captations de spectacles, comme sur des lectures cursives, et dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève mesure combien la scène théâtrale, par sa puissance d’incarnation et son effet sur le public, expose les forces antagonistes fondamentales de la Cité et agit sur elles.

Il fréquente autant que possible le spectacle vivant pour développer son regard de spectateur.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, en pratiquant la lecture, la mise en voix, le jeu, la mise en scène, l’élève développe sa créativité et sa réflexion sur la dramaturgie et la scénographie, en même temps qu’il éprouve physiquement et intellectuellement la dynamique du débat et de la confrontation, au cœur des conflits de valeurs qui animent les sociétés d’hier et d’aujourd’hui.

Défendre les valeurs humanistes : écrivains et journalistes acteurs de leur temps (articles, essai, récit)

Dès le début du XIXe siècle, l’essor de la presse bouleverse le champ littéraire : les écrivains deviennent journalistes, les journalistes se font écrivains et les modes d’écriture s’influencent. Dans cet espace médiatique en pleine expansion, qu’investissent bon nombre d’écrivaines, se déploie une parole critique, prenant position sur les affaires du monde.

Car si le journaliste s’attache au fait brut, pris sur le vif, sa langue et sa subjectivité ne peuvent manquer de modeler le réel, toujours construit par l’écriture. Fouiller les profondeurs sociales, révéler l’insoupçonné ou « porter la plume dans la plaie », telle est ainsi l’ambition d’Hugo, Cendrars ou Albert Londres.

En prenant appui sur l’étude et l’appropriation d’une œuvre intégrale ou d’un groupement de textes, ainsi que sur des lectures cursives, dans le cadre d’un projet d’apprentissage, l’élève prend conscience du pouvoir d’action de l’écriture.

En analysant des œuvres qui rassemblent des articles, ainsi que des œuvres de reportage ou de témoignage, et en s’initiant à des pratiques d’écriture journalistique (chronique, reportage, tribune, lettre ouverte, etc.), il développe son propre regard critique sur le monde contemporain et ses médias d’information.

Plus largement, au fil de l’année et de sa progression, il mesure que les mots – dans un contexte médiatique maitrisé – peuvent être des armes capables de toucher les consciences et de transformer le réel.

Cette entrée peut être l’occasion d’aborder, à partir de supports littéraires et / ou artistiques, des notions du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (ÉVARS).

Écriture

Principes

Au cycle 4, l’écriture joue un rôle fondamental dans tous les apprentissages. Par un enseignement structuré et progressif, en lien étroit avec les autres compétences travaillées, l’élève développe les moyens d’une écriture de plus en plus autonome, maitrisée dans sa forme et ses visées. Il s’approprie les processus d’écriture et les démarches cognitives qui lui permettent la production de textes variés, de complexité croissante, en respectant les codes de l’écrit. Il cultive le plaisir d’écrire pour lui-même et pour autrui : prenant davantage conscience de la réception de ses productions, il en adapte les effets en fonction des destinataires.

Lorsqu’il écrit, l’élève s’inspire de formes, de contenus puisés dans ses lectures, qu’il imite ou remanie selon sa créativité ou les consignes données par son professeur. L’oral nourrit également l’écriture : il peut la précéder, la prolonger, la mettre à l’épreuve et l’enrichir.

Dès la classe de 5e, le processus d’écriture gagne en méthode et en précision. Afin d’apprendre à planifier les écrits, l’accent est mis sur l’importance de la préparation et du brouillon, des écrits intermédiaires et de la révision. L’élève apprend également à mobiliser ses connaissances grammaticales et lexicales afin d’améliorer son texte tout au long du processus. Les situations d’écriture sont variées et mises en œuvre à chaque séance, sans que soit toujours visée la production d’un texte dans une version aboutie. Les travaux d’écriture n’appellent pas une correction systématique des professeurs.

Les professeurs favorisent autant la production de textes que les activités permettant à l’élève de développer une posture réflexive sur son travail. Ils peuvent expliciter et commenter les stratégies d’écriture dont ils usent à partir d’un exemple rédigé pour la classe. Ponctuellement, à partir de la classe de 4e, une utilisation critique et distanciée d’outils numériques et de l’intelligence artificielle permet à l’élève d’interroger la production contemporaine des textes ou de réfléchir à la formulation des instructions adressées à l’algorithme. Il peut alors poser un regard critique sur les écrits qui lui sont proposés et opérer des choix conscients pour nourrir sa propre écriture.

L’élève écrit pour apprendre, comprendre, mémoriser et créer. Il expérimente sous des formes variées différentes modalités et visées de l’écriture : l’écriture communicationnelle, réflexive, critique, créative. En écho avec le parcours d’éducation artistique et culturelle, l’élève développe ses pratiques créatives, notamment dans le cadre des cercles d’auteurs.

Il imagine des mondes, des personnages, exprime ses sentiments, notamment dans des textes poétiques, s’exerce à la mise en récit, en scène, ou à l’écriture de scénario, en résonance avec d’autres formes artistiques. En lisant, l’élève produit des écrits d’appropriation et mobilise des stratégies de plus en plus complexes dans les processus d’écriture narrative, poétique, théâtrale. Il rédige également des textes de réflexion, à visée argumentative.

Il apprend à étayer sa pensée personnelle et à la confronter à celle des autres. Il peut s’engager dans un projet d’apprentissage fondé sur une démarche d’écriture longue, pour éprouver les étapes successives d’un travail d’écriture.

Au fil du cycle 4, l’élève maitrise progressivement la composition d’un récit complet, combinant différentes formes de discours, incluant un travail sur l’implicite. Les compétences d’écriture, les stratégies engagées et les progrès de l’élève sont évalués régulièrement.

Conditions favorables aux apprentissages des élèves

  • Afin de développer les compétences d’écriture attendues, les élèves produisent, à chaque séance, un écrit personnel de quelques phrases ou un texte plus développé, qui ne se limite pas à répondre à des questions sur un texte
  • Pour progresser, les élèves écrivent souvent, sans que cela implique une correction systématique par les professeurs.
  • Même si l’essentiel du travail se fait en classe, les élèves peuvent mener certaines parties d’une activité d’écriture hors la classe.
  • Les élèves maitrisent progressivement les stratégies d’écriture comme la planification et la production des textes en s’appuyant sur des objets littéraires adaptés qui font appel à des ressources langagières précises : le personnage, le dialogue, le portrait, etc.
  • Les élèves répondent à des questionnements sur leurs choix narratifs, langagiers ou stylistiques, afin d’envisager d’autres choix et de développer leurs textes.

Indications quantitatives

  • Les professeurs placent l’élève très régulièrement en situation d’écrire, plusieurs fois par semaine.
  • Au cours de chaque projet d’apprentissage, l’élève écrit au moins un texte en 5e, puis progressivement jusqu’à deux textes en 3e.
  • La longueur des textes progresse tout au long du cycle 4, d’une trentaine de lignes en 5e à une soixantaine en 3e, en classe et hors la classe.

Cinquième

Écrire pour réfléchir, apprendre et mémoriser

Objectifs d’apprentissage

  • Utiliser différents supports pour écrire, apprendre et mémoriser.
  • Repérer l’idée principale d’un message écrit ou oral.
  • Produire des écrits de travail : listes, synthèses, brouillons d’oral, etc.

Écrire des textes d’invention et de réflexion pour soi et pour autrui

Objectifs d’apprentissage

  • Planifier un écrit en étant accompagné dans sa démarche.
  • S’initier à une pratique artistique et créative de l’écriture, seul ou avec ses pairs.
  • Écrire des textes narratifs et descriptifs.
  • Écrire un texte à visée argumentative à partir de consignes simples et explicitées.

Évaluer son écrit et savoir le faire évoluer

Objectifs d’apprentissage

  • Savoir utiliser le brouillon comme un écrit pour retravailler son texte.
  • Réviser un écrit en suivant les consignes des professeurs.
  • Faire évoluer un écrit en fonction de nouvelles consignes.

Quatrième

Écrire pour réfléchir, apprendre et mémoriser

Objectifs d’apprentissage

  • Choisir de façon autonome les supports adaptés aux objectifs d’écriture.
  • Prendre en notes un message oral ou écrit : organisation du propos et enchainement des idées.
  • Utiliser l’écrit de travail en autonomie
  • S’initier aux écrits réflexifs.

Écrire des textes d’invention et de réflexion pour soi et pour autrui

Objectifs d’apprentissage

  • Planifier un écrit et devenir autonome.
  • Développer une pratique artistique et créative de l’écriture, seul ou avec ses pairs.
  • Écrire des textes libres, favorisant l’expression de soi, des sentiments et des idées.
  • Écrire des textes qui mêlent les différents types de texte mêlant narration, description, paroles rapportées directement ou indirectement, en s’initiant aux codes propres aux genres et types de textes abordés.
  • Écrire des textes à visée argumentative présentant au moins un argument et un exemple l’illustrant.

Évaluer son écrit et savoir le faire évoluer

Objectifs d’apprentissage

  • Construire des objectifs de relecture seul ou avec ses pairs.
  • Améliorer un écrit en exploitant un lexique ou des lectures.
  • Explorer les versions intermédiaires d’un texte, utiliser les ressorts du brouillon. Utiliser des dictionnaires variés imprimés ou en ligne, apprendre à utiliser un vérificateur orthographique, une grammaire, pour accompagner, améliorer ou corriger la production d’un écrit.

Troisième

Écrire pour réfléchir, apprendre et mémoriser

Objectifs d’apprentissage

  • S’initier à la prise de notes d’un message oral ou écrit pour apprendre et mémoriser dans toutes les disciplines.
  • Maitriser les écrits de travail.
  • Produire des écrits réflexifs.

Écrire des textes d’invention et de réflexion pour soi et pour autrui

Objectifs d’apprentissage

  • Développer une pratique artistique et créative de l’écriture, seul ou avec ses pairs.
  • Écrire de façon autonome des textes s’inscrivant dans des genres variés.
  • Écrire un texte argumentatif structuré, en utilisant des stratégies variées.
  • S’initier à la rédaction de courts textes d’analyse littéraire qui prennent appui sur un ou plusieurs faits de langue et de style simples et explicites.

Évaluer son écrit et savoir le faire évoluer

Objectifs d’apprentissage

  • Développer un regard critique afin de faire évoluer son écrit de façon autonome.
  • Enrichir un écrit à partir de ses lectures, savoir mobiliser l’intertextualité.
  • Évaluer son écrit selon au moins deux critères : le respect de la consigne et celui des normes orthographiques et syntaxiques.

Oral

Principes

En cours de français, l’oral est un objet d’étude et d’apprentissage, au même titre que l’écriture, la lecture et la langue. L’enseignement des compétences de l’oral est en lien avec celui des compétences des autres objets d’étude. L’élève fait l’expérience quotidienne de la spécificité de l’oral, qui n’est pas seulement l’oralisation d’un écrit. Tout au long du cycle 4, il renforce ses compétences langagières pour communiquer et exploiter les ressources créatives de la parole. Il développe par l’écoute une posture réflexive face à des productions orales variées.

En classe, l’élève est acteur, qu’il soit en situation d’auditeur, d’orateur, voire d’observateur. Il entre en communication et interagit avec les autres, définit et ajuste son statut d’interlocuteur en mesurant les effets de sa parole. Les travaux collaboratifs favorisent des situations d’interaction et de réflexion. En groupe, l’élève prend la parole, dialogue avec ses pairs et son professeur, tout comme il écoute, apprécie et délibère. Il développe ainsi sa capacité à exprimer, préciser et défendre des idées en prenant en compte le point de vue d’autrui.

L’élève s’entraine à expliquer, décrire, raconter, questionner, argumenter, débattre, exprimer un sentiment, etc. Il s’exerce à différents genres oraux, ceux de l’apprentissage scolaire et ceux de la vie publique (lecture à voix haute, exposé, récitation, restitution d’une recherche, débat, théâtre, etc.) en prenant en compte son auditoire. Il pratique l’oral seul ou avec ses pairs et sa production peut être préparée ou spontanée. Il est sensibilisé à l’art oratoire, pour incarner et animer sa parole en public, soutenir un débat, ou prendre part à des projets liés à l’éloquence.

Tout au long du cycle, l’élève est invité à s’exercer à une diversité de pratiques théâtrales (exercices de mise en voix ou de mise en scène, de « rejeu » ou de variations, représentation d’une pièce ou de l’extrait d’une pièce). Il y apprend à travailler l’articulation, les modulations de sa voix, la gestion du souffle et des silences. Il mobilise son corps au profit d’effets de sens.

En lien avec la lecture et l’analyse des textes, il est capable de prendre en compte l’espace et les déplacements des personnages pour faire des propositions de mise en scène pertinentes. Il comprend la richesse des enjeux sémantiques de la parole quand elle se déploie dans un espace scénique.

Au service du développement de ses compétences orales, l’élève étudie des faits de langue spécifiques : éléments prosodiques, grammaire de l’oral, vocabulaire et registres de langue. Il analyse des manières de parler (rôle de la voix, du souffle, du corps, etc.) et leurs variations linguistiques selon divers contextes culturels et géographiques, qui peuvent inclure des formes familières ou argotiques.

Dans une démarche réflexive, l’élève mesure ses progrès, comprend ses erreurs, et développe des habiletés, seul ou avec l’aide de ses pairs ou de son professeur, lors de séances ou de projets d’apprentissage centrés sur l’oral.

Conditions favorables aux apprentissages des élèves

  • La prise de parole des élèves est encouragée, y compris sur des thèmes sociaux et relationnels abordés dans le cadre du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (ÉVARS) pour le collège. Les élèves trouvent des conditions favorables à une écoute active et à une restitution personnelle.
  • Dans toutes les situations de classe, les élèves tendent à formuler à l’oral leur pensée dans un registre de langue approprié et une syntaxe correcte, en s’appuyant notamment sur la syntaxe et le vocabulaire varié et précis des professeurs.
  • Les élèves apprennent à distinguer l’oral spontané, ou en interaction, de l’écrit en admettant la possibilité de redites, de corrections, de pauses et d’interruptions. Ils distinguent la syntaxe de l’oral, qui repose notamment sur des phénomènes de répétition, de thématisation (mise en relief d’une idée) et d’emphase, de celle de l’écrit.
  • Les professeurs construisent une progression explicitée de l’oral et propose des activités variées de compréhension et d’expression, individuelle et collective.
  • Les élèves sont évalués sur leur maitrise des compétences langagières enseignées, non sur leur participation.

Indications quantitatives

  • L’élève peut pratiquer un oral de quelques minutes en classe de 5e, jusqu’à cinq minutes en classe de 3e.
  • Régulièrement, l’élève écoute et comprend un discours de quelques minutes. Il peut être aidé en classe de 5e, puis devient plus autonome au fil du cycle 4.
  • Chaque semaine, l’élève lit à voix haute un texte pour lui ou pour la classe.
  • L’élève récite seul ou avec ses pairs, de façon fluide un texte d’une dizaine de lignes ou de vers en classe de 5e, jusqu’à une vingtaine en classe de 3e.

Cinquième

Prendre la parole, communiquer et interagir

Objectifs d’apprentissage

  • Pratiquer un oral adapté à la situation de communication.
  • Prendre la parole seul et s’exprimer de façon fluide.
  • Entrer dans un dialogue.
  • Intervenir dans un débat en respectant les règles d’un échange argumentatif.

Écouter, comprendre et interpréter

Objectifs d’apprentissage

  • Écouter une production orale et en mémoriser les principaux éléments.
  • Comprendre les visées d’une production orale spécifique.

Dire, lire, jouer un texte

Objectifs d’apprentissage

  • Lire et réciter avec fluidité.
  • Utiliser les ressources de la voix et du corps pour faire vivre un texte.
  • S’exercer à la pratique théâtrale.

Quatrième

Prendre la parole, communiquer et interagir

Objectifs d’apprentissage

  • Pratiquer un oral construit adapté à la situation de communication.
  • Prendre la parole sans préparation.
  • Prendre part de manière active et raisonnée à un débat.

Écouter, comprendre et interpréter

Objectifs d’apprentissage

  • Écouter une production orale et en mémoriser les idées principales.
  • Distinguer l’explicite et l’implicite.
  • Comprendre dans une production orale l’organisation des informations et pouvoir la restituer.

Dire, lire, jouer un texte

Objectifs d’apprentissage

  • Lire et réciter avec expressivité pour autrui.
  • Prendre en compte un auditoire.
  • Jouer une scène de théâtre.

Troisième

Prendre la parole, communiquer et interagir

Objectifs d’apprentissage

  • S’exprimer en continu à l’oral de façon maitrisée.
  • Interagir avec autrui, en s’ajustant au contexte de communication.
  • Prendre part à un débat, l’animer ou l’arbitrer.

Écouter, comprendre et interpréter

Objectifs d’apprentissage

  • Écouter et comprendre une production orale en autonomie.
  • Distinguer les arguments et les exemples dans un message oral.
  • Identifier le thème et les thèses d’un message oral.
  • Formuler l’implicite d’un message oral.

Dire, lire, jouer un texte

Objectifs d’apprentissage

  • Réciter et interpréter avec une intention expressive.
  • Interpréter et mettre en scène un texte théâtral.
  • Pratiquer des genres variés de l’oral.

Vocabulaire et orthographe lexicale

Principes

Alors qu’au cycle 3 l’élève a enrichi son vocabulaire dans toutes les disciplines, le cycle 4 s’attache à développer son sens de la nuance et de la précision lexicales, tout en lui permettant d’appréhender plus finement différents univers de référence. L’apprentissage du vocabulaire et de l’orthographe lexicale soutient l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et de l’oral.

Il offre à l’élève les moyens d’exprimer ses idées avec plus de justesse, à l’écrit et à l’oral, d’adapter ses productions à différents contextes, comme d’approfondir sa compréhension, son interprétation et son appréciation d’un texte littéraire et documentaire. Afin de s’approprier durablement le vocabulaire étudié, l’élève est invité à le réemployer régulièrement à l’oral et à l’écrit, seul et avec ses pairs.

Un travail lexical régulier, fondé sur l’observation, la manipulation, le raisonnement, la mise en réseau et la production est privilégié. L’élève apprend à développer, individuellement et avec ses pairs, diverses stratégies au service de la compréhension : raisonnement sur l’environnement proche d’un mot à l’échelle de la phrase, capacité à établir des analogies, réflexion sur la composition du mot, sur son orthographe, sur son origine. Il est également invité à opérer des rapprochements et des transferts entre les langues, les époques et les cultures.

Aucun mot n’est isolé dans la langue. Les professeurs favorisent donc leur mise en réseau, – selon leurs relations sémantiques (champs lexicaux, synonymie, polysémie, etc.), morphologiques (dérivation), ou historiques (étymologie). Des approches progressives et structurées permettent à l’élève de construire une organisation de ces relations, en développant sa conscience linguistique.

Le travail mené sur le vocabulaire se double d’un renforcement de la vigilance orthographique visant le développement de raisonnements et d’automatismes chez l’élève. Il est régulièrement mis en situation de réflexion pour rechercher l’orthographe lexicale correcte des mots rencontrés : les professeurs apprennent à leurs élèves à mobiliser leurs connaissances, notamment morphologiques et étymologiques, pour les aider dans cette recherche, repérer des récurrences mais aussi quelques anomalies orthographiques.

Conditions favorables aux apprentissages des élèves

  • La réflexion des élèves est encouragée par un enseignement du vocabulaire qui favorise des démarches inductives. Les élèves partagent leurs représentations sur le sens des mots en contexte et leur constitution afin d’enrichir leurs stratégies de compréhension et de mémorisation lexicales.
  • L’acquisition du vocabulaire s’inscrit dans des pratiques d’appropriation diverses : catégorisation, tri lexical, réemplois à l’écrit et à l’oral, etc.
  • Les élèves progressent dans un usage raisonné des encyclopédies et des dictionnaires variés (dictionnaires de langue, orthographiques, analogiques, historiques et culturels).
  • Les élèves mobilisent et réinvestissent leurs connaissances sur la morphologie et l’étymologie afin d’enrichir les productions dans le cadre du processus d’écriture. Les élèves développent progressivement son autonomie afin de parvenir à opérer des améliorations ciblées.
  • Les élèves sont évalués en cours d’apprentissage et à la fin de celui-ci sur le degré d’acquisition des connaissances lexicales, ainsi que sur les capacités à raisonner sur les mots en contexte de lecture, d’écriture et d’oral.

Indications quantitatives

  • Chaque semaine, le vocabulaire est étudié en contexte de lecture, d’écriture et d’oral.
  • Le vocabulaire étudié à l’oral et à l’écrit est régulièrement réemployé dans de courts paragraphes de genres variés (écrit de synthèse, réponse à une question d’analyse, bref écrit d’imagination, expression d’un point de vue, etc.).
  • Les compétences lexicales sont régulièrement travaillées, notamment la précision de la pensée et du propos à l’écrit comme à l’oral pour raconter, décrire, justifier et analyser.
  • Chaque semaine, la capacité réflexive des élèves sur le vocabulaire est mobilisée dans différentes situations : rituels orthographiques, amélioration d’un écrit, analyse d’un texte, par exemple.
  • Chaque année, les élèves découvrent et mémorisent une dizaine de notions en lien avec les entrées de culture littéraire et artistique.
  • Des dictées de modalités diverses et des copies, réemployant le vocabulaire étudié, sont régulièrement menées dans le cadre de la classe.

Cinquième

Enrichir son vocabulaire

Objectifs d’apprentissage

  • Savoir déduire, vérifier ou rechercher le sens d’un mot.
  • Mobiliser le vocabulaire nouveau pour améliorer ses productions écrites et orales.
  • Organiser les savoirs lexicaux (collections, familles de mots, portfolios, etc.).
  • Maitriser l’usage du dictionnaire de langue en version papier et numérique.

Identifier les types de relations entre les mots

Objectifs d’apprentissage

  • Reconnaitre et savoir nommer les relations de sens entre les mots.
  • Reconnaitre et savoir nommer les relations de forme (morphologie) entre les mots.
  • S’appuyer sur la composition d’un mot (préfixe, radical, suffixe) pour en déduire le sens.

Réemployer son lexique et jouer avec les mots

Objectifs d’apprentissage

  • Utiliser les mots en exploitant les variations de sens.
  • Distinguer les registres de langue et les utiliser en s’ajustant au contexte, à l’écrit comme à l’oral.
  • Comprendre le fonctionnement du néologisme (de forme et de sens).
  • Jouer avec les mots comme matériau sonore.

Comprendre la formation des mots

Objectifs d’apprentissage

  • Consolider la connaissance de la formation des mots, repérer les analogies, les régularités entre eux.
  • Connaitre le sens des préfixes et suffixes les plus fréquents.
  • Appréhender la dimension historique des mots (étymologie) en maitrisant quelques éléments latins, grecs ou empruntés aux langues étrangères.
  • Comprendre le principe de la dérivation des mots et son incidence sur l’orthographe.

Écrire avec justesse (orthographe)

Objectifs d’apprentissage

  • Mémoriser l’orthographe du vocabulaire rencontré.
  • Utiliser sa connaissance de l’étymologie pour orthographier des mots ayant le même radical.
  • Construire des réflexes d’écriture en s’appuyant sur les régularités orthographiques.

Quatrième

Enrichir son vocabulaire

Objectifs d’apprentissage

  • Enrichir son lexique de l’analyse littéraire, en particulier celui du théâtre et du roman.
  • Questionner en s’appuyant sur le contexte les conditions d’emploi d’un lexique (époque, lieu, etc.).
  • Justifier l’emploi de son lexique à l’oral.
  • Construire un lexique interdisciplinaire.
  • Maitriser la consultation d’un dictionnaire de langue ou une encyclopédie lorsque les stratégies déductives ne suffisent pas pour éclairer le sens.

Identifier les types de relations entre les mots

Objectifs d’apprentissage

  • Consolider la connaissance des relations de sens entre les mots (glissements et variations de sens, locutions).
  • Consolider la connaissance des relations de forme entre les mots (composition).
  • Mettre les mots en réseau.
  • Maitriser le classement par degré d’intensité et de généralité, et les utiliser à l’écrit et à l’oral.

Réemployer son lexique et jouer avec les mots

Objectifs d’apprentissage

  • Analyser en contexte le sens des mots : polysémie et synonymie, antonymie et homonymie, dénotation et connotation.
  • Comparer le vocabulaire et le sens des mots entre des textes de même genre ou de même période.
  • Explorer la variation des mots en traduction et en adaptation.
  • Expérimenter les jeux d’expansion, de reprise ou de déplacement des mots.

Comprendre la formation des mots

Objectifs d’apprentissage

  • Approfondir la connaissance de la formation des mots, distinguer des régularités et des exceptions.
  • Décrire et justifier l’emploi des préfixes et suffixes les plus fréquents.
  • Appréhender la dimension historique des mots à travers quelques exemples d’évolutions de sens et de graphies.

Écrire avec justesse (orthographe)

Objectifs d’apprentissage

  • S’appuyer sur la morphologie des mots pour en déduire leur orthographe.
  • Développer un raisonnement pour résoudre les difficultés orthographiques liées aux radicaux verbaux (indicatif et impératif).
  • Construire des réflexes orthographiques : les conjonctions et leurs homophones.

Troisième

Enrichir son vocabulaire

Objectifs d’apprentissage

  • Mettre en relation des informations lexicales pour comprendre et affiner sa compréhension de l’implicite.
  • Compléter son lexique de l’analyse littéraire, en particulier celui de la poésie et de l’argumentation.
  • Maitriser les outils d’analyse stylistique essentiels.
  • Explorer la variété des dictionnaires : historique, étymologique, culturel.

Identifier les types de relations entre les mots

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier et interpréter les effets de mise en réseau des mots dans le texte.
  • Identifier et utiliser à bon escient les mots de liaison et connecteurs qui permettent l’articulation de la pensée.
  • Comprendre que le lexique fonctionne comme un univers organisé par les types de relation entre les mots.
  • Diversifier et nuancer son expression.

Réemployer son lexique et jouer avec les mots

Objectifs d’apprentissage

  • Distinguer la dénotation et la connotation et comprendre les types de connotations.
  • Identifier et produire des écrits s’appuyant sur l’imitation.
  • Identifier et produire des écrits en augmentation d’un texte.
  • Comprendre et imiter les effets sémantiques de la disposition des mots sur la page.

Comprendre la formation des mots

Objectifs d’apprentissage

  • Observer avec précision l’écart entre le code oral et le code écrit.
  • Comprendre et exploiter la formation lexicale.
  • Apprécier en lecture et en écriture le degré de précision d’un énoncé par la formation des mots.
  • Développer une stratégie de recherche autonome du sens d’un mot par sa formation.

Écrire avec justesse (orthographe)

Objectifs d’apprentissage

  • Exploiter les connaissances morphologiques des mots.
  • Développer un raisonnement pour résoudre les difficultés orthographiques des radicaux verbaux (conditionnel, subjonctif).
  • Consolider les réflexes orthographiques pour orthographier les homophones lexicaux.

Grammaire et orthographe grammaticale

Principes

Prolongeant les apprentissages du cycle 3, l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe grammaticale au cycle 4 favorise l’approfondissement et le tressage de compétences linguistiques et langagières. La structuration des apprentissages linguistiques des élèves, en grammaire et en orthographe grammaticale, fait l’objet d’une progression annuelle réfléchie, fondée sur la complexification et la complémentarité des notions à assimiler et des compétences à acquérir.

Dans le cadre de chaque projet d’apprentissage, celles-ci sont mobilisées dans des activités d’écriture, de lecture et d’oral. Tout au long du cycle 4, à mesure que l’élève s’approprie les notions grammaticales, il acquiert des automatismes et un regard réflexif sur la langue, qui concourent à la construction de son autonomie dans toutes les disciplines.

En grammaire et orthographe grammaticale, l’élève développe une compréhension fine du système de la langue, en vue d’en mieux percevoir la cohérence. L’enseignement de l’orthographe grammaticale est régulier, explicité et progressif tout au long du cycle 4. Les activités mobilisent l’observation et le raisonnement, individuellement et entre pairs : le rapport à la langue devient de plus en plus réflexif.

L’oral est privilégié pour permettre, entre autres, de verbaliser et de développer les raisonnements. La langue est étudiée à partir de l’observation de corpus de phrases ou de textes brefs, d’extraits audio ou vidéo.

L’étape d’observation au début d’une séance de langue permet de susciter la réflexion des élèves sur des énoncés de plus en plus complexes issus des textes et enregistrements étudiés, de productions d’élèves, éventuellement reformulées pour les besoins de l’activité.

L’élève apprend à utiliser des opérations sémantiques et des manipulations syntaxiques pour raisonner sur les notions, mais également pour étudier plus finement les textes, améliorer et enrichir ses productions écrites et orales.

Ainsi, les démarches pour analyser la phrase (construction grammaticale fondée sur les règles générales d’usage d’une langue, et reposant sur une unité typographique, sémantique et syntaxique) ainsi que ses constituants sont répétés régulièrement au sein de corpus écrits ou oraux de plus en plus complexes.

Les notions, quant à elles, sont retravaillées lors d’activités langagières en contexte d’écriture, de lecture et d’oral, permettant à l’élève de réfléchir au fonctionnement de la langue, de justifier ses analyses et de faire des choix raisonnés, notamment lors de la rédaction de textes ou de productions orales.

À l’issue du cycle 4, l’élève est capable d’étayer une analyse littéraire par des remarques grammaticales, préparant ainsi la transition vers le lycée général, technologique et professionnel. Il est aussi en mesure de percevoir la manière dont les écrivains jouent avec les normes, d’accéder à l’interprétation fine d’un propos, écrit comme oral, d’explorer les possibilités offertes par la pratique créative de l’écriture. Il sait utiliser ses connaissances grammaticales pour adapter son expression à la situation de communication. Il produit à son tour des énoncés rendant compte d’une pensée complexe, au sein de laquelle les relations entre les idées sont établies en toute conscience.

Conditions favorables aux apprentissages des élèves

  • La réflexion des élèves sur le fonctionnement de la langue est encouragée grâce à des démarches inductives. Les élèves partagent leurs observations, pour faire évoluer leurs connaissances et compétences.
  • Les élèves étudient la grammaire et l’orthographe lors de séances spécifiques hebdomadaires et dédiées. Ils peuvent également approfondir cette étude de notions ou de faits de langue, lors de temps d’apprentissage plus importants et d’activités de réinvestissement en situation d’écriture, de lecture et d’oral menées régulièrement pour développer leur réflexivité sur la langue en contexte.
  • Les élèves mobilisent et réinvestissent leurs connaissances sur le système de la langue pour améliorer la syntaxe et l’orthographe grammaticale, dans le cadre du processus d’écriture. Ils développent progressivement leur autonomie afin de parvenir à effectuer une relecture efficace et ciblée.
  • Les élèves automatisent progressivement leurs connaissances et leurs compétences grâce à des rituels (phrase dictée, énoncé erroné à corriger, etc.).
  • Les élèves sont évalués en cours d’apprentissage et à la fin de celui-ci sur le degré d’acquisition de leurs connaissances et compétences grammaticales, ainsi que sur leur capacité à raisonner sur la langue en contexte de lecture, d’écriture et d’oral.
  • Les élèves sont également évalués sur leur capacité à mobiliser un raisonnement sur la langue lors des analyses littéraires, des productions écrites, ou des exercices variés en lien avec l’orthographe.

Indications quantitatives

  • Les notions de langue sont travaillées sur des temps brefs, en contexte ou sur des temps plus longs, lors de séances décontextualisées.
  • La langue est réinvestie ponctuellement, en contexte d’écriture ou de lecture.
  • La capacité réflexive des élèves sur la langue est exercée, toutes les semaines, dans différentes situations, notamment : rituels orthographiques, amélioration d’un écrit, analyse d’un texte.
  • Toutes les semaines, l’identification des classes de mots est exercée lors d’activités ritualisées (tri de mots et phrases dictées).
  • La connaissance des notions et faits de langue est vérifiée et réinvestie dans des contextes de lecture et d’écriture pour raconter, décrire, justifier ou analyser.
  • Les connaissances en langue sont régulièrement mobilisées dans des activités d’écriture (accords, emploi des phrases complexes, cohérence et cohésion des textes écrits, etc.).
  • Les principaux signes de ponctuation sont employés régulièrement et étudiés lors de l’étude des textes.

Cinquième

Comprendre et expliquer le fonctionnement d’une phrase

Comprendre ce qu’est une phrase pour mieux lire et mieux écrire

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier et réinvestir le rôle des différents signes de ponctuation en lien avec les constituants de la phrase.
  • Identifier trois types de phrases et analyser leurs effets dans un texte.
  • Reconnaitre trois formes de phrases et leurs caractéristiques (exclamative et négative).
  • Comprendre et expliciter la différence entre phrase simple, phrase complexe, phrase non verbale.
  • Comprendre, identifier et employer les relations entre les propositions.
  • Comprendre les effets de sens produits par les relations de juxtaposition et coordination.
  • Organiser la progression d’un texte et assurer sa cohérence par l’enchainement des phrases.
Connaitre les différents constituants d’une phrase

Objectifs d’apprentissage

  • Analyser les constituants du groupe sujet, du groupe verbal et du groupe circonstanciel.
  • Identifier le sujet, les compléments d’objet direct et indirect, l’attribut du sujet, les compléments circonstanciels de lieu, de cause, de temps et de manière, en utilisant des manipulations syntaxiques et en verbalisant son raisonnement pour s’assurer de sa compréhension.
  • Comprendre la structure du groupe nominal minimal et du groupe nominal étendu ; les identifier dans une phrase ou un court passage.
  • Identifier les prépositions, les adverbes et les mots subordonnants.
  • Distinguer les déterminants et les pronoms.
  • Identifier les pronoms personnels, démonstratifs et indéfinis, sans chercher l’exhaustivité.
  • Identifier les mots coordonnants et comprendre leurs rôles syntaxique et sémantique dans la phrase.

Observer, distinguer et employer à bon escient grammaire de l’écrit et grammaire de l’oral

Observer et distinguer les registres de langue et ajuster ses choix au contexte

Objectifs d’apprentissage

  • Découvrir et comprendre les différences entre grammaire de l’écrit et grammaire de l’oral (registre de langue, syntaxe, langue écrite ou parlée plus ou moins normée, contexte d’énonciation).
Analyser et employer des paroles rapportées

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier des paroles rapportées aux discours direct et indirect.
  • Insérer des paroles au discours direct dans un texte.

Approfondir sa maitrise des formes conjuguées du verbe et leur emploi

Maitriser la composition des formes verbales pour identifier un temps et le conjuguer

Objectifs d’apprentissage

  • Découvrir, comprendre et mémoriser les éléments qui constituent une forme verbale : radical verbal et terminaison (marques de temps et de personne).
  • Comprendre la morphologie des temps simples (présent, futur simple, imparfait, passé simple de l’indicatif, conditionnel et présent de l’impératif) et des temps composés (passé composé et plus-que-parfait de l’indicatif).
  • Conjuguer un verbe par imitation, au passé antérieur et au futur antérieur de l’indicatif.
  • Consolider la conjugaison des verbes réguliers et des principaux verbes irréguliers en fonction de la variation de leur radical.
Maitriser l’emploi des temps et des modes

Objectifs d’apprentissage

  • Approfondir sa maitrise des valeurs temporelles et aspectuelles des temps simples et composés.
  • Approfondir sa maitrise des modes indicatif et impératif.

Savoir accorder les mots dans la phrase et expliquer ses choix

Objectifs d’apprentissage

  • Maitriser les chaines d’accord du groupe nominal en développant son raisonnement.
  • Maitriser les chaines d’accord de l’attribut du sujet en développant son raisonnement.
  • Maitriser les cas complexes de l’accord sujet-verbe (sujet séparé du verbe par un complément, sujet comportant plusieurs noms).
  • Justifier à l'oral ou à l'écrit l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire être et avec l'auxiliaire avoir (COD antéposé dont pronom personnel COD, à distinguer du COI). Identifier les verbes attributifs en repérant l’emploi occasionnellement attributif de certains verbes.
  • Identifier et comprendre les caractéristiques spécifiques de l’attribut du sujet.

Quatrième

Comprendre et expliquer le fonctionnement d’une phrase

Comprendre ce qu’est une phrase pour mieux lire et mieux écrire

Objectifs d’apprentissage

  • Employer à bon escient le point-virgule.
  • Comprendre la relation de subordination en analysant les liens entre proposition principale et proposition subordonnée.
  • Analyser l’enchainement et l’imbrication des propositions subordonnées.
  • Comprendre les fonctions grammaticales des propositions subordonnées relatives et conjonctives.
  • Identifier la proposition subordonnée interrogative indirecte dans le cadre d’une interrogation totale ou partielle.
Connaitre les différents constituants d’une phrase

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier et nommer les conjonctions de subordination et pronoms relatifs, sans chercher l’exhaustivité.
  • Identifier les fonctions des propositions subordonnées conjonctives et relatives.
  • Identifier les fonctions de complément circonstanciel d’opposition, de condition et la fonction apposition.
  • Approfondir l’analyse de la structure du groupe nominal étendu et de ses différentes fonctions grammaticales.
  • Organiser la progression d’un texte comportant des subordonnées et assurer sa cohérence et sa cohésion.

Observer, distinguer et employer à bon escient grammaire de l’écrit et grammaire de l’oral

Observer et distinguer les registres de langue et ajuster ses choix au contexte

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier les différents registres de langue.
  • Employer le registre de langue courant, contrôlé, voire soutenu, dans un oral scolaire et en exclure volontairement le registre de langue familier.
Analyser et employer des paroles rapportées

Objectifs d’apprentissage

  • Insérer dans un texte des paroles rapportées au discours indirect en alternance avec le discours direct.

Approfondir sa maitrise des formes conjuguées du verbe et leur emploi

Maitriser la composition des formes verbales pour identifier un temps et le conjuguer

Objectifs d’apprentissage

  • Découvrir, comprendre et mémoriser les éléments qui caractérisent les temps composés (plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur et conditionnel passé de l’indicatif).
  • Identifier la morphologie du plus-que-parfait, du passé antérieur, du futur antérieur et du conditionnel dans un texte, en explicitant sa démarche.
  • Mémoriser les particularités orthographiques des participes passés en -é, -i, -u ainsi que les formes avec une consonne finale muette.
  • Comprendre la construction de la voix passive.
  • Maitriser la conjugaison des verbes réguliers et des principaux verbes irréguliers en fonction de la variation de leur radical, sans viser l’exhaustivité.
Maitriser l’emploi des temps et des modes

Objectifs d’apprentissage

  • Étudier la valeur temporelle et les valeurs modales du conditionnel.
  • Approfondir l’emploi des valeurs aspectuelles des temps étudiés précédemment : borné et non borné, accompli et non accompli.
  • Identifier les valeurs du mode subjonctif.

Savoir accorder les mots dans la phrase et expliquer ses choix

Objectifs d’apprentissage

  • Comprendre et maitriser le fonctionnement des chaines d’accord dans un groupe nominal présentant un déterminant indéfini.
  • Comprendre, mémoriser et maitriser l’accord du verbe avec le sujet dans des cas complexes (sujet comportant plusieurs personnes et pronom relatif sujet).
  • Découvrir l’accord du participe passé des verbes pronominaux.

Troisième

Comprendre et expliquer le fonctionnement d’une phrase

Comprendre ce qu’est une phrase pour mieux lire et mieux écrire

Objectifs d’apprentissage

  • Employer à bon escient le point-virgule et la virgule dans des phrases aux structures plus complexes.
  • Identifier la phrase de forme emphatique et ses différents modes de construction.
  • Comprendre les fonctions grammaticales des propositions subordonnées conjonctives et circonstancielles en évitant l’exhaustivité.
  • Comprendre le fonctionnement du pronom relatif.
  • Employer des connecteurs logiques variés pour assurer la progression logique d’un texte.
Connaitre les différents constituants d’une phrase

Objectifs d’apprentissage

  • Consolider l’identification de différentes fonctions grammaticales dans des structures plus complexes (subordonnées complétives, circonstancielles et subordonnées relatives).
  • Consolider l’identification du groupe verbal dans des structures plus complexes comprenant des subordonnées conjonctives ou des groupes prépositionnels.
  • Consolider l’identification du groupe nominal étendu lorsqu’il comporte des structures plus complexes : subordonnées relatives, groupes prépositionnels et adjectivaux.

Observer, distinguer et employer à bon escient grammaire de l’écrit et grammaire de l’oral

Observer et distinguer les registres de langue et ajuster ses choix au contexte

Objectifs d’apprentissage

  • Adapter son registre de langue dans le cadre d’un oral scolaire, en excluant volontairement le registre de langue familier.
  • Comprendre que les écrivains peuvent employer tous les registres de langue selon les effets recherchés sur le lecteur.
Analyser et employer des paroles rapportées

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier des paroles rapportées au discours indirect libre et en apprécier les effets littéraires.
  • Comprendre l’alternance de différentes formes de paroles rapportées dans un récit.

Approfondir sa maitrise des formes conjuguées du verbe et leur emploi

Maitriser la composition des formes verbales pour identifier un temps et le conjuguer

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier tous les temps connus dans un texte en raisonnant sur la morphologie des verbes.
  • Employer et identifier le présent et le passé du subjonctif à l’écrit et à l’oral.
  • Connaitre la morphologie du passé du subjonctif.
  • Maitriser la conjugaison des verbes réguliers et des principaux verbes irréguliers en fonction de la variation de leur radical sans viser l’exhaustivité.
Maitriser l’emploi des temps et des modes

Objectifs d’apprentissage

  • Maitriser l’emploi des voix, des modes (emplois élargis du subjonctif après certaines conjonctions) et des valeurs aspectuelles et temporelles des temps.
  • Consolider la maitrise du conditionnel et comprendre ses différents emplois : temps verbal de l’indicatif qui présente des valeurs temporelles et modales.

Savoir accorder les mots dans la phrase et expliquer ses choix

Objectifs d’apprentissage

  • Maitriser l’accord au sein du groupe nominal (minimal et étendu : avec une proposition subordonnée relative comprise dans le groupe nominal).
  • Maitriser l’accord de l’adjectif ou du groupe adjectival (fonctions épithète, attribut et apposition).
  • Maitriser l’accord du participe passé (auxiliaire avoir avec un complément d’objet direct pronom relatif placé avant le verbe).
  • Maitriser l’accord sujet-verbe dans des cas complexes (pronom collectif ou distributif comme sujet, groupe nominal incluant un complément du nom).

Texte reproduitProgramme d'enseignement du cycle 4 — Français (Bulletin officiel n°31 du 30 juillet 2020, en vigueur en 4e et 3e)

L’enseignement du français joue au cycle 4, comme dans les cycles précédents, un rôle décisif dans la réussite scolaire, tant pour le perfectionnement des compétences de lecture et d’expression utilisées dans tous les champs de la connaissance et de la vie sociale que pour l’acquisition d'une culture littéraire et artistique.

Au cycle 3, les élèves ont développé des capacités à lire, comprendre et interpréter des documents de natures diverses, dont des textes littéraires. Ils ont enrichi leurs compétences de communication et d'expression, écrites et orales, dans des situations de plus en plus complexes, structurant leurs connaissances et élaborant une pensée propre. Ils sont entrés dans une étude de la langue explicite et réflexive, au service de la compréhension et de l’expression.

L’enseignement du français au cycle 4 constitue une étape importante dans la construction d'une pensée autonome appuyée sur un usage correct et précis de la langue française, le développement de l’esprit critique et de qualités de jugement qui seront nécessaires au lycée.

Cet enseignement s’organise autour de compétences et de connaissances qu’on peut distinguer selon trois grandes entrées :

  • le développement des compétences d’expression orale et écrite, en réception et en production ;
  • l’approfondissement des compétences linguistiques qui permettent une compréhension synthétique du système de la langue, par l’étude de sa grammaire, de son orthographe, de son lexique ainsi que des éléments d’histoire de la langue (en lien avec les langues anciennes et les langues vivantes étrangères et régionales) ;
  • la constitution d’une culture littéraire et artistique commune, faisant dialoguer les œuvres littéraires du patrimoine national, les œuvres contemporaines, les littératures francophones et les littératures de langues anciennes et de langues étrangères ou régionales, avec les autres créations artistiques, notamment les images, fixes et mobiles.

Le professeur de français veille à articuler de façon équilibrée les différentes composantes de son enseignement, en organisant les activités et les apprentissages de façon cohérente, autour d’objectifs convergents, par périodes et en construisant sur l’année scolaire une progression de son enseignement adaptée aux besoins de ses élèves. Ainsi, le travail mené pour développer les compétences d’expression orale et écrite est effectué, lors de séances spécifiques, en lien étroit avec la découverte et l’étude de textes littéraires et d’œuvres artistiques, choisis librement par le professeur pour construire la culture littéraire et artistique adaptée au cycle 4.

Le travail en français, dans les différents cadres possibles, permet de nombreux et féconds croisements entre les disciplines. Tant sur le plan culturel que sur le plan linguistique, le professeur de français veille tout particulièrement à ménager des rapprochements avec les langues et cultures de l’Antiquité.

Il puise aussi librement dans les thématiques d’histoire des arts pour élaborer des projets et établir des liens entre les arts du langage, les autres arts et l'histoire.

En outre, l’enseignement du français joue un rôle déterminant dans l’éducation aux médias et à l’information : les ressources du numérique trouvent toute leur place au sein du cours de français et sont intégrées au travail ordinaire de la classe, de même que la réflexion sur leurs usages et sur les enjeux qu'ils comportent.

Enfin, l’enseignement du français contribue fortement à la formation civique et morale des élèves, tant par le développement de compétences à argumenter que par la découverte et l’examen critique des grandes questions humaines soulevées par les œuvres littéraires.

Compétences travaillées

Compétences travailléesDomaines du socle
Comprendre et s'exprimer à l'oral ; Comprendre et interpréter des messages et des discours oraux complexes ; S’exprimer de façon maîtrisée en s’adressant à un auditoire ; Participer de façon constructive à des échanges oraux ; Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole.1, 2, 3
Lire ; Contrôler sa compréhension, devenir un lecteur autonome ; Lire des textes non littéraires, des images et des documents composites (y compris numériques) ; Lire des œuvres littéraires et fréquenter des œuvres d'art ; Élaborer une interprétation de textes littéraires.1, 5
Écrire ; Exploiter les principales fonctions de l’écrit ; Adopter des stratégies et des procédures d’écriture efficaces ; Exploiter des lectures pour enrichir son écrit ; Passer du recours intuitif à l’argumentation à un usage plus maîtrisé.1
Comprendre le fonctionnement de la langue ; Connaître les différences entre l’oral et l'écrit ; Analyser le fonctionnement de la phrase simple et de la phrase complexe ; Consolider l’orthographe lexicale et grammaticale ; Enrichir et structurer le lexique ; Construire les notions permettant l’analyse et l’élaboration des textes et des discours.1, 2
Acquérir des éléments de culture littéraire et artistique ; Mobiliser des références culturelles pour interpréter les textes et les créations artistiques et littéraires et pour enrichir son expression personnelle ; Établir des liens entre des créations littéraires et artistiques issues de cultures et d’époques diverses.1, 5

Langage oral

L’enseignement de l’oral au cycle 4 conduit les élèves à entrer davantage dans les genres codifiés de l’oral en les pratiquant et en en identifiant les caractéristiques. Des moments spécifiques lui sont consacrés en lien avec les activités de lecture et d'écriture. Dans le cadre d’une démarche explicite, les élèves apprennent à tirer profit de l’écoute de discours oraux élaborés ; ils apprennent à en élaborer eux-mêmes, à s’appuyer efficacement sur une préparation, à maîtriser leur expression, à apporter leur contribution dans des débats permettant des discussions réfléchies et structurées.

Attendus de fin de cycle

  • Comprendre et interpréter des discours oraux élaborés (récit, exposé magistral, émission documentaire, journal d’information, etc.).
  • Élaborer et prononcer une intervention orale continue de cinq à dix minutes (présentation d’une œuvre littéraire ou artistique, exposé des résultats d'une recherche, défense argumentée d’un point de vue).
  • Participer à un débat de manière constructive et en respectant la parole de l'autre.
  • Lire un texte à haute voix de manière claire et intelligible ; dire de mémoire un texte littéraire ; s’engager dans un jeu théâtral.

Comprendre et interpréter des messages et des discours oraux complexes

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Identifier les visées d’un discours oral.Écoute attentive et active, citation, résumé et reformulation de propos tenus par autrui ; Hiérarchisation des informations d’un discours, mémorisation des éléments importants.
Distinguer explicite et implicite.Distinction de l’explicite et de l’implicite dans un discours avec justification.

S’exprimer de façon maîtrisée en s’adressant à un auditoire

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Savoir présenter un compte rendu à l’oral ; Savoir faire partager son point de vue sur une lecture, une œuvre, une situation.Présentation d’une œuvre, d’un auteur ; Formulation de réactions après lecture d’un texte, présentation d’un point de vue ; Explicitation d’une démarche personnelle ; Travail sur des enregistrements de prestations personnelles.
Savoir utiliser des supports écrits pour l’expression orale ; Savoir raconter une histoire.Élaboration de documents destinés à faciliter l’exposé ; Résumés, narrations orales, entraînement aux techniques narratives ; Enrichissement lexical en lien avec les autres activités menées en lecture, écriture, étude de la langue.

Participer de façon constructive à des échanges oraux

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Construire des relations avec autrui dans un échange, une conversation, une situation de recherche ; Participer à un débat, exprimer une opinion argumentée et prendre en compte son interlocuteur ; Animer et arbitrer un débat.Échanges en classe dans des situations variées ; Débats variés (débats interprétatifs, débats littéraires, cercles de lecture, etc.) ; Utilisation de sa connaissance des codes de la conversation en situation publique, des usages de la politesse ; Utilisation de sa connaissance des techniques argumentatives.

Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Savoir utiliser les ressources de la voix, de la respiration, du regard, de la gestuelle, pour : lire ; dire de mémoire ; interpréter une scène de théâtre, un poème, etc. ; donner du relief à sa propre parole lors d’une prestation orale.Lecture à haute voix et mémorisation de textes ; Mise en voix et théâtralisation ; Exposés, comptes rendus, etc. ; Techniques associant textes, sons et images ; Usage des technologies numériques pour enregistrer la voix, pour associer sons, texte et images.

Lecture et compréhension de l’écrit et de l’image

Au cycle 4 se poursuit le travail amorcé au cycle précédent de construction du sens. Celle-ci s’opère par l’étude du lexique, de la syntaxe et de la cohérence textuelle, par l’élucidation de l’implicite et par l’aptitude à se représenter ce qui est écrit. Ce travail se prolonge au cycle 4 en se complexifiant, animé et enrichi par des échanges oraux, des débats interprétatifs, des écrits de travail et créatifs.

Au cycle 4, les textes à lire sont plus variés, plus longs et plus complexes. Ils incitent à une approche plus fine des caractéristiques des genres et des registres utilisés pour produire des effets sur le lecteur. Le travail d’interprétation et d’élaboration d'un jugement argumenté, progressivement enrichi au cours du cycle, devient une tâche centrale.

Les élèves découvrent des textes et des documents plus difficiles, où l’implicite, la nature des visées, les références intertextuelles et les contextes culturels doivent être repérés et compris. Comme au cycle 3, les élèves lisent des textes littéraires ainsi que des textes documentaires, ou relevant de la littérature d’idées ou de la presse d’information ou scientifique.

Les images fixes ou mobiles constituent une ressource précieuse au cycle 4 : elles proposent aux élèves des figurations qui facilitent leur perception des textes littéraires ; elles sont également l’occasion de les confronter à des procédés sémantiques proches de ceux utilisés pour les textes et de développer des méthodes d’analyse spécifiques pour chacun d’entre eux ; elles leur donnent accès à une culture complémentaire qui dialogue avec la culture littéraire et l’enrichit.

Les lectures personnelles ou lectures de plaisir sont encouragées sur le temps scolaire, elles sont choisies librement : les élèves empruntent régulièrement des livres qui correspondent à leurs goûts et à leurs projets ; un dispositif est prévu pour rendre compte en classe de ces lectures personnelles qui constituent également au sein de la famille un objet d’échange.

Attendus de fin de cycle

  • Lire et comprendre en autonomie des textes variés, des images et des documents composites, sur différents supports (papier, numérique).
  • Lire, comprendre et interpréter des textes littéraires en fondant l’interprétation sur quelques outils d’analyse simples.
  • Situer les textes littéraires dans leur contexte historique et culturel.
  • Lire une œuvre complète et rendre compte oralement de sa lecture.
  • Lire et comprendre, pour chaque niveau du cycle, au moins trois œuvres complètes du patrimoine étudiées en classe, trois œuvres complètes, notamment de littérature de jeunesse, en lecture cursive, et trois groupements de textes (lecture analytique ou cursive).

Contrôler sa compréhension, devenir un lecteur autonome

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Vérifier sa compréhension de l’écrit de façon autonome ; Être capable de justifier son interprétation en s’appuyant précisément sur le texte ; Être capable d’adapter sa lecture à l’objectif affiché ; Savoir choisir un livre adapté à son niveau de lecture, ses goûts et ses besoins.Séances dédiées à la compréhension de l’écrit, en prolongement du travail conduit au cycle 3 : activités explicites permettant de construire le sens global, de se doter d’automatismes quant au repérage des substituts du nom, d’élucider le sens des mots en contexte par la relecture, etc. ; Reformulation, paraphrase, etc. ; Formulation d’hypothèses de lecture et recherche d’indices, qui impliquent différents temps de lecture du texte ; Lectures pour le plaisir, lectures pour vérifier une hypothèse, lecture pour apprendre, etc. ; Fréquentation régulière des bibliothèques et centres de documentation disponibles dans l'environnement des élèves : bibliothèque de la classe, centre de documentation du collège, bibliothèque ou médiathèque municipales.

Lire des textes non littéraires, des images et des documents composites (y compris numériques)

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Connaître les caractéristiques génériques des différents documents étudiés (articles de presse d’information et scientifique, essais, textes documentaires, schémas, graphiques, tableaux, images fixes et mobiles, etc.) ; Savoir décrire et analyser l’image fixe et mobile.Identification de la nature, des sources et des caractéristiques des différents documents étudiés ; Recherche et mise en relation des informations données ; Lecture de l’image fixe (peinture, photographie, arts plastiques, publicité, etc.) : description et interprétation de dessins de presse, de caricatures, d'œuvres d’art, de bandes dessinées, etc. en relation avec le programme de culture littéraire et artistique, le programme d'histoire des arts ou le programme d’histoire, à l’aide de quelques outils d’analyse simples ; Lecture de l’image animée : description et interprétation d’images empruntées au cinéma, à la publicité, à l’aide de quelques outils d’analyse simples ; Présentation à l’oral d’une œuvre ou d’un petit corpus.

Lire des œuvres littéraires et fréquenter des œuvres d’art

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Lire des œuvres appartenant à différents genres littéraires ; Lire des textes appartenant à différentes époques, en lien avec le programme d’histoire ; Être capable de relier œuvre littéraire et œuvre artistique.Écoute de textes littéraires lus ou racontés, de différents genres (contes, romans, nouvelles, théâtre, poésie), en intégralité ou en extraits ; Lecture cursive de textes littéraires et d’œuvres de différents genres, adaptés à l’âge des élèves. Lecture silencieuse, oralisée, jouée, etc. Lecture amorcée en classe, accompagnée, etc. Supports papier ou numériques ; Lecture associée à l’écriture et à l’oral : présentations orales, comptes rendus de lecture sous des formes variées (qui peuvent être numériques), débats, écrits de travail (notes, schémas, tableaux, etc.) et écrits créatifs ; Mise en relation de textes littéraires et d’œuvres artistiques diverses par leur esthétique, leur contexte de création, leur thématique, etc. ; Mise en perspective interdisciplinaire, qui peut aboutir à des créations plastiques, musicales, théâtrales, etc., mais aussi à des travaux en histoire ou en sciences par exemple ; Visites de musée, d’expositions, y compris via des sites numériques et rédaction de comptes rendus.

Élaborer une interprétation de textes littéraires

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Connaître les caractéristiques majeures de l’esthétique des genres ; Être capable de situer les œuvres lues dans leur époque, leur contexte de création ; Avoir des repères d’histoire littéraire et culturelle, en lien avec le programme d’histoire ; Percevoir les effets esthétiques et significatifs de la langue littéraire ; Être capable d’en analyser les sources : notions d’analyse littéraire, de procédés stylistiques.Formulation des impressions de lecture ; Activités d’analyse des textes (groupements, extraits d’œuvres complètes) : observation de la syntaxe, du lexique, de quelques procédés stylistiques majeurs, de l’énonciation, etc. et interprétation ; Mise en voix et théâtralisation ; Confrontation d'interprétations divergentes d’un même texte ou d’un même passage et justification des interprétations à partir d’éléments du texte ; Formulation de jugements de goût, révisables lors de la confrontation avec les pairs ou le professeur.

Écriture

Au cycle 4, les écrits des élèves s’articulent toujours avec l’étude des œuvres littéraires et l’enseignement de la grammaire, du vocabulaire et de l’orthographe.

Les élèves explorent les différentes fonctions de l’écrit et apprennent à enrichir leurs stratégies d’écriture. Grâce à la diversité et à la fréquence des activités d'écriture, ils apprennent à mettre les ressources de la langue et les acquis de leurs lectures au service d’une écriture plus maîtrisée.

Il convient d’accorder une place aux activités d’entraînement pour automatiser certaines dimensions de l’écrit et pour favoriser l’élaboration de stratégies et de démarches variées et adaptées au contexte.

Il est important d’établir un lien entre l’écriture de textes et l’étude de la langue, de différentes manières : par anticipation de leçons de langue (écrire avant d’étudier un point de langue), en prolongement (écrire pour appliquer une leçon), en révision (améliorer son écrit grâce au savoir acquis en étude de la langue).

La pratique de l’écrit devient ainsi plus réflexive et les élèves acquièrent de l’autonomie dans l’amélioration de leurs écrits. Ils savent utiliser l’écrit pour travailler et apprendre. Ils comprennent qu’un écrit n’est jamais spontanément parfait et qu’il doit être repris pour rechercher la formulation qui convient le mieux, préciser ses intentions et sa pensée, justifier un point de vue.

Le regard positif de l’enseignant qui encourage l’élève, le caractère motivant des différentes situations proposées, porteuses de sens, la collaboration entre pairs donnent le plaisir de l’écriture et aiguisent la curiosité pour la langue et son fonctionnement.

Attendus de fin de cycle

  • Communiquer par écrit et sur des supports variés (papier, numérique) un sentiment, un point de vue, un jugement argumenté en tenant compte du destinataire et en respectant les principales normes de la langue écrite.
  • Formuler par écrit sa réception d’une œuvre littéraire ou artistique.
  • Rédiger, en réponse à une consigne d’écriture, un écrit d’invention s’inscrivant dans un genre littéraire du programme, en s’assurant de sa cohérence et en respectant les principales normes de la langue écrite.
  • Utiliser l’écrit pour réfléchir, se donner des outils de travail.

Exploiter les principales fonctions de l’écrit

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Comprendre le rôle historique et social de l’écriture.Découverte des différents usages de l’écrit (sociaux, personnels, littéraires, etc.) : correspondances des grands auteurs (courrier privé, lettre d’embauche, affiche d’exposition, Une de journal, etc.) ; Observation de différences de formulation en fonction du support (courrier papier / courrier électronique, etc.) ; Pratique d’écriture sur de nouveaux supports (tablette, écriture sur l’ordinateur, etc.) pour en connaître les fonctions et exploiter leurs potentialités.
Utiliser l’écrit pour penser et pour apprendre : Recourir régulièrement aux écrits de travail et aux écrits réflexifs : Écrits de travail : pour préparer des travaux, donner forme à une réflexion, classer, résumer, etc. ; Écrits réflexifs : pour expliquer une démarche, justifier une réponse, un propos ; Connaître les techniques et les usages de la prise de notes.Élaboration de listes, essais de formulation, schémas, dessins. L’écriture doit servir à différents moments des séances et surtout aux différentes étapes des apprentissages : Prise de notes sur différents supports et comparaison de différentes prises de notes ; Création d’outils de travail (brouillon, schémas, etc.) ; Rédaction fréquente et régulière d’écrits dans tous les domaines du français (langue, écriture, étude de texte, vocabulaire, etc.) ; Entraînement régulier en proposant des consignes qui développent l’autonomie et l’imagination ; En fin de séance (quelle que soit la nature de la séance : vocabulaire, étude de texte ou grammaire, etc.), élaboration par les élèves d’une synthèse rédigée à partir des notes du cours, synthèse qui pourra éventuellement servir de point de départ pour la leçon « leçon » ; Rédaction de textes de différentes natures après avoir étudié les spécificités des textes littéraires, de presse, des textes scientifiques, etc. Mise en lien avec les différents enseignements disciplinaires.

Adopter des stratégies et des procédures d'écriture efficaces

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Acquérir et mettre en œuvre une démarche d’écriture (qui doit devenir progressivement autonome) : Prendre en compte le destinataire, les visées du texte, les caractéristiques de son genre et le support d'écriture dès la préparation de l'écrit et jusqu'à la relecture ultime ; Mettre en œuvre des stratégies permettant de trouver des idées ou des éléments du texte à écrire ; Organiser l’écrit en fonction des règles propres au genre du texte à rédiger et à son support : connaissance des caractéristiques des genres littéraires pour composer librement des écrits, en intégrant éventuellement différents supports ; Respecter les normes de l’écrit dès la première phase d’écriture (brouillon) : normes qui assurent l’unité et la cohérence du texte, mais aussi normes linguistiques.Pratique régulière et diversifiée de l’écriture, notamment sous une forme numérique, en proposant des consignes qui développent l’imagination ; Alternance d’écrits courts et d’écrits longs : invention, argumentation, imitation, etc. : avec changements de destinataire, de situation d’énonciation, de visée, de tonalité, etc. ; avec travail explicite du brouillon ; verbalisation des intentions d’écriture, élaboration d’un « plan de travail » préalable à l’écriture, utilisation de schémas, etc. ; Rituels d’écriture ; Situations d’écriture en prolongement de leçons de grammaire et de vocabulaire ; Écrits de travail et réflexifs.
Vérifier et améliorer la qualité de son texte (être capable de mettre à distance son texte pour l’évaluer et le faire évoluer), en cours d’écriture, lors de la relecture et a posteriori : Être conscient de ses fragilités et apprendre à identifier des zones d’erreurs possibles de manière autonome afin de faciliter la révision ; Prendre en compte les normes de l’écrit pour réviser son texte : cohérence, cohésion (syntaxe, énonciation, éléments sémantiques qui assurent l’unité du texte) et normes linguistiques ; Savoir recourir à la modalisation.Utilisation des surlignages, encadrements, fléchages, marques de catégories afin de faciliter la révision ; Élaboration collective de grilles typologiques d’erreurs ; Séances (collectives, individuelles) de remédiation, d’amélioration des textes, avec ou sans l’outil numérique ; Utilisation de dictionnaires, d’outils de vérification, de logiciels, de traitements de texte ; Relecture à voix haute d’un texte par son auteur ou par un pair ; Comparaison avec d’autres textes rédigés en réponse à une même consigne ; Séances d’écriture explicitement liées à des activités de grammaire et de vocabulaire : à partir des textes d’élèves (relecture ciblée sur des points d'orthographe ou de grammaire, etc.) ou à partir de textes supports à réécritures, transformations, etc. (accords du verbe avec le sujet, morphologie verbale en fonction des temps, accords au sein du groupe nominal, etc.) ; Usage des indices qui signalent le doute ou la certitude de la part de l’énonciateur (usage modal du conditionnel, verbes modaux : devoir, pouvoir, etc. adverbes de modalisation, etc.) ; En lien avec la lecture : valorisation des écrits, lecture orale, publication respectant les codes de mise en page.

Exploiter des lectures pour enrichir son écrit

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Connaître les principaux genres littéraires et leurs caractéristiques ; Être capable de transférer dans ses propres écrits le lexique, les tournures syntaxiques découverts lors de lectures ; Utiliser des outils d’analyse des textes ; Être capable d’adapter sa lecture à l’objectif affiché ; Savoir choisir un livre adapté à son niveau de lecture, à ses goûts et à ses besoins.Mise en relation des séances de lecture et d’écriture par un apport de textes-supports, de réserves lexicales, d’éléments déclencheurs (mots, phrases, etc.), de ressources diverses pour enrichir son écrit (création de banques de textes, d’expressions et de mots afin d’aider à mieux évoquer l’univers imaginé, créer des effets) ; Utilisation de textes ou fragments de textes variés en lien avec le sujet d’écriture : transformation, imitation, détournement de textes, etc. ; Invention, création, à partir de textes-supports : imitation, transposition, jeux poétiques, etc.

Passer du recours intuitif à l’argumentation à un usage plus maîtrisé

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Connaître les principales fonctions et caractéristiques des discours argumentatifs ; Repérer et identifier des procédés destinés à étayer une argumentation (organisation du propos, choix des exemples, modalisation) ; Être capable de structurer clairement un texte argumentatif et de l’illustrer.Rédaction de textes explicatifs pour faire comprendre un phénomène, pour faire partager une démarche de résolution de problème, de justifications, de textes argumentatifs pour faire adopter un point de vue ; Réécriture de textes issus de la littérature ou de la presse afin de modifier leur orientation argumentative ; Rédaction de textes défendant une opinion en réponse à un texte argumentant en faveur d'un point de vue différent ; Travail sur les difficultés des élèves à justifier, à argumenter, à comparer, etc. : classement, hiérarchisation, usage de connecteurs, recours pertinent à l’exemple, à sa culture personnelle, etc.

Étude de la langue (grammaire, orthographe, lexique)

Le cycle 3 a donné la priorité aux notions permettant l’acquisition de l’orthographe, la compréhension des principaux constituants de la phrase et l’enrichissement du lexique. Il a proposé une étude de la langue dans le contexte de son usage en lecture et en écriture.

Le cycle 4 poursuit ces apprentissages, approfondit les notions et règles déjà étudiées et fait découvrir de nouvelles notions et d'autres aspects du fonctionnement de la langue. Il entend également permettre aux élèves de comprendre le fonctionnement global de la langue et l'organisation de son système. Dans cet objectif, le choix a été fait de fonder le programme sur des notions centrales dont l'étude est progressivement approfondie au cours du cycle.

Les exercices et entraînements d’orthographe, de grammaire et de vocabulaire, sollicitant mémorisation et réflexion, donnent lieu à des séances spécifiques, en résonance avec l’écriture, l’oral et la lecture structurées autour des problématiques indiquées en « culture littéraire et artistique ». S’agissant de l’étude la langue, au cycle 4, la connaissance de la terminologie des éléments de la phrase et du texte est mise au service de la compréhension du système de la langue.

L’organisation de cet enseignement se développe selon les perspectives suivantes :

La grammaire est au service des compétences de lecture et d'écriture nécessaires pour s'approprier le sens des textes et mener des analyses littéraires étayées. Ces compétences sont également mobilisées en rédaction.

Les notions concernant la cohérence et la cohésion des textes (respect de la syntaxe, de l’énonciation, des éléments sémantiques qui assurent l’unité du texte) sont étudiées en contexte, lors de la lecture et de l’écriture. Le lexique est l’objet d’une attention constante et d’apprentissages structurés et progressifs. La progression prend appui sur les écrits des élèves.

La grammaire est au service de l’orthographe.

Le travail du cycle 3 se poursuit dans le but de construire une relation plus exigeante à la norme, en continuant à se fixer de grandes priorités en fonction des régularités orthographiques auxquelles il faut s'entraîner et qu'il convient de s’approprier par automatisme.

La grammaire est au service de la réflexion sur la langue.

L’objectif n'est pas la mémorisation de règles ou d'étiquettes grammaticales pour elles-mêmes, mais bien l’apprentissage de ce qui permet de comprendre la phrase, les liens entre les mots et les groupes de mots, et ainsi de réfléchir au bon usage de la langue et de l’orthographe.

Les élèves perçoivent la langue comme un système organisé et régulé par des normes, qui évoluent historiquement et varient selon les situations, les régions et les milieux sociologiques, mais présentent une cohérence et une rigueur dont ils prennent peu à peu conscience.

Ils en examinent le fonctionnement et en appréhendent l'organisation, dans le prolongement de ce qui a été commencé au cycle 3, en mettant plus particulièrement en évidence les notions et les mécanismes qui concernent l’orthographe. Au cycle 4, c’est la syntaxe qui fait l’objet d'une étude plus systématique et c’est dans la perspective de leur fonctionnement syntaxique que sont étudiées les classes de mots et leurs relations.

Pour parvenir à une compréhension et une vision d’ensemble du système de la langue, des séances spécifiques doivent être consacrées à la structuration des connaissances acquises lors des activités de langage oral, de lecture et d’écriture.

L’étude de la langue construit et entretient ainsi une vigilance grammaticale et orthographique ; l’observation de la langue a des retombées sur les activités d’oral, de lecture et d’écriture en permettant une utilisation consciente des moyens de la langue.

La terminologie qui figure à la suite du programme est celle qui doit être connue des élèves.

Attendus de fin de cycle

  • Mobiliser les connaissances orthographiques, syntaxiques et lexicales en expression écrite et orale ainsi qu’en révision de texte, dans des contextes variés.
  • Être capable d’analyser les principaux constituants d’une phrase simple et complexe.
  • Être capable d’orthographier les mots d’usage courant, de conjuguer correctement les verbes, de pratiquer les accords dans le groupe nominal.

Connaître les différences entre l'oral et l'écrit

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Aspects syntaxiques ; Comprendre que la syntaxe de l’oral est différente de celle de l’écrit ; Être capable de transposer des énoncés oraux à l’écrit et inversement ; Être capable d’insérer dans un texte des paroles rapportées : discours direct, indirect, indirect libre. Formes orales et formes graphiques ; Connaître les incidences de l’écrit sur l'oral (liaison) et de l’oral sur l’écrit (élision). Aspects lexicaux ; Mesurer les écarts de niveau de langue entre l’oral et l’écrit ; Être capable de recourir, dans le cadre de l’oral scolaire, à des éléments lexicaux de niveau soutenu.Recueil et transcription de corpus oraux, comparaison avec des corpus écrits ; Transposition de l’oral vers l’écrit, par exemple à l'occasion de la mise par écrit de propos recueillis à l'oral ; comparaison des choix effectués pour transposer l’énoncé initial ; analyse des changements apportés ; Préparation de la lecture à haute voix par un repérage des groupes syntaxiques ; distinction des signes de ponctuation selon leur fonction ; Repérage des paroles rapportées dans un texte ; exercices de réécriture en faisant varier la façon de rapporter les paroles et analyse des effets produits en contexte ; Recueil de corpus oraux autour d'actes de parole (demander, refuser, s’excuser, etc.), comparaison des différentes façons de dire, comparaison avec des corpus écrits ; Activités orales qui font appel au lexique appris.

Analyser le fonctionnement de la phrase simple et de la phrase complexe

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Fonctionnement de la phrase simple ; Distinguer les principaux constituants de la phrase et les hiérarchiser ; Identifier et analyser les constituants de la phrase simple : Être capable de reconnaître le sujet même dans les cas complexes (sujet éloigné) ; Approfondir la connaissance du COD et du COI ; Identifier les compléments circonstanciels (NB : temps, lieu et cause abordés au cycle 3) ; Analyser la phrase à la forme impersonnelle ; Élargir ses connaissances des fonctions grammaticales : Identifier l’attribut du COD ; Identifier les expansions du nom déjà abordées au cycle 3 (épithète, complément du nom) ; Identifier l’apposition ; Identifier les classes de mots : Identifier les classes de mots abordées aux cycles précédents ainsi que les groupes de mots : nom, verbe, adjectif et ses degrés (comparatif et superlatif), article défini, article indéfini, déterminant possessif, déterminant démonstratif, pronom personnel sujet et objet, adverbe, préposition, conjonction de coordination et de subordination, groupe nominal ; Différencier déterminant (article défini, indéfini, partitif, déterminant possessif, interrogatif, indéfini, exclamatif, numéral), adjectif et ses degrés (comparatif et superlatif) et pronom (personnel, possessif, démonstratif, indéfini, interrogatif, relatif, adverbial) ; Identifier les types (déclaratif, interrogatif, impératif) et les formes (négative, passive, exclamative, impersonnelle) de phrase.Repérage des liens sujet – verbe, jeux de suppression, déplacement, etc. ; Réflexion sur le sens apporté par les compléments circonstanciels : suppression, déplacement, remplacement, etc. ; Activités d’écriture sur les expansions du nom ; Articulation d'activités de raisonnement et d'activités visant l'automatisation des procédures ; Utilisation du TNI (tableau numérique interactif) ou du traitement de texte pour mettre en œuvre des manipulations syntaxiques ; Activités d’expansion / réduction de phrases : exercices d’entraînement, d’automatisation, écriture, etc. ; Activités de manipulation pour déterminer les niveaux de dépendance entre les propositions ; Analyse propositionnelle de la phrase (identification des propositions) de la phrase ; Observation des effets produits par des changements dans la ponctuation ; repérage des possibilités de choix et des contraintes en matière de ponctuation.
Fonctionnement de la phrase complexe ; Distinguer phrase simple / complexe ; Identifier les constituants de la phrase complexe (par analogie avec les constituants de la phrase simple) ; Connaître les notions de juxtaposition, coordination, subordination ; Analyser les positions des propositions subordonnées (conjonctive, interrogative indirecte, relative, infinitive, participiale) et leurs relations avec les autres constituants de la phrase ; Comprendre la fonction grammaticale des propositions subordonnées dans la phrase ; Comprendre le fonctionnement de la proposition subordonnée relative et identifier la fonction du pronom relatif dans la subordonnée. Rôle de la ponctuation ; Analyser le rôle syntaxique des signes de ponctuation et utiliser ces signes à bon escient.

Consolider l’orthographe lexicale et grammaticale

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Connaître le fonctionnement des chaînes d'accord : Maîtriser l’accord dans le groupe nominal complexe (avec plusieurs noms, plusieurs adjectifs, une relative, des déterminants comme tout, chaque, leur, etc.) ; Maîtriser l’accord du participe passé avec être (à rapprocher de l’adjectif) et avec avoir (cas du COD antéposé) cas simples ; Maîtriser l’accord de l’adjectif et du participe passé mis en apposition ; Maîtriser l’accord du verbe dans les cas complexes (sujet éloigné du verbe, avec plusieurs noms, avec plusieurs personnes, pronom relatif, collectif ou distributif, indiquant une quantité, présence d'un pronom ou d'un autre groupe syntaxique entre le donneur d'accord et le verbe…).Discussions sur les marques grammaticales à partir de dictées, en classe entière ou en groupes ; réécritures ; tests de jugement orthographique et tout exercice favorisant la réflexion des élèves (interroger les régularités et les erreurs possibles) ; Matérialisation des chaînes d'accord ; Justification des choix (à l'oral ou à l'écrit) ; Analyse de textes d'élèves et tout exercice permettant à l'élève de faire émerger des points de vigilance ; Élaboration de grilles typologiques d’erreurs.
Maîtriser la morphologie verbale écrite en appui sur les régularités et la décomposition du verbe (radical, terminaison qui comporte les marques de mode / temps, marques de personne pour les modes personnels) : Connaître les verbes pronominaux ; Identifier les principaux temps et modes (personnels et non personnels) ; Former les temps simples : systématiser les règles de construction des formes verbales aux différents temps simples (temps de l’indicatif, impératif présent, subjonctif présent, conditionnel présent) à partir de la connaissance des bases verbales ; Construire les temps composés ; connaître les formes du participe passé des verbes (é, i, u et formes avec consonne finale) ; Construire le passif et analyser ses effets de sens. Mémoriser le présent, l’imparfait, le futur, le passé simple, le passé composé, le plus-que-parfait, le futur antérieur et le passé antérieur de l’indicatif, le présent et le passé du conditionnel, l'impératif présent, le présent, le passé, l’imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif à toutes les personnes pour : être et avoir ; les verbes des trois groupes ; les verbes irréguliers du 3e groupe : faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre, savoir, falloir, valoir.Observation et tri de formes verbales pour en faire émerger les régularités ; Écriture exposée à des contraintes ; Repérage et classement de formes de participe passé ; Exercices de formation du passif ; transformations de phrases actif-passif ; Entraînement à la mémorisation des formes verbales.
Mettre en évidence le lien entre le temps employé et le sens : Être initié à la valeur des temps à partir d'observations et de comparaisons : opposition entre temps simples et temps composés (non accompli/accompli) ; opposition entre temps qui embrassent ou non l’action dans sa totalité (borné/non borné : elle lut une page/elle lisait une page) ; Observer l’incidence de la valeur des temps sur leurs emplois (premier plan/arrière-plan) ; Connaître les principaux emplois des différents modes. Mémoriser l’orthographe des affixes (préfixes, suffixes) et de leur effet éventuel sur le radical ; Utiliser sa connaissance de l’étymologie pour orthographier les mots ayant la même racine ; Mémoriser l’orthographe du lexique appris ; Observer la formation, les analogies, les régularités et construire des réflexes orthographiques.En contexte (de lecture ou d'écriture), mise en évidence des valeurs des temps et des verbes et sensibilisation aux effets produits (la terminologie concernant l'aspect n'a pas à être apprise par les élèves) ; Réécriture de textes ou d'énoncés en changeant les temps, discussion pour déterminer ce qui est acceptable ou non et pour apprécier les effets produits ; Comparaison d'énoncés pour réfléchir sur les valeurs modales (je promets qu'il ne viendra pas/je préfère qu'il ne vienne pas/ je promets de venir) ; Utilisation de listes de fréquence ; Affichage mural, copie dans carnets de lexique, répertoires, réutilisation rapide et régulière ; Exercices d’automatisation, de substitution ; Écriture avec contraintes lexicales.

Enrichir et structurer le lexique

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Enrichir son lexique par les lectures, en lien avec les entrées du programme de culture littéraire et artistique, par l’écriture, par les diverses activités conduites dans toutes les disciplines ; Enrichir son lexique par l’usage du dictionnaire ou autres outils en version papier ou numérique ; Savoir réutiliser à bon escient, à l’écrit et à l’oral, le lexique appris ; Observer la formation des mots : dérivation et composition, étymologie et néologie, locutions, graphie des mots, notamment à partir d'éléments latins et grecs ou empruntés aux langues étrangères ; mettre en évidence les changements de catégorie syntaxique induits par la dérivation (déménager / déménagement ; beau / beauté, etc.) et de leurs incidences orthographiques ; Connaître le sens des préfixes et suffixes les plus fréquents et de certaines racines latines et grecques ; Mettre en réseau des mots (groupements par champ lexical, par famille de mots et par champ sémantique) et maîtriser leur classement par degré d'intensité et de généralité ; Analyser le sens des mots : polysémie et synonymie, antonymie et homonymie, nuances et glissements de sens, locutions, construction des verbes et variations de sens, dénotation, connotation et niveaux de langue ; Utiliser différents types de dictionnaires et d’outils numériques.L'étude des mots se fait en contexte (compréhension et expression) et hors contexte (activités spécifiques sur le lexique et la morphologie) ; Constitution de répertoires interdisciplinaires ; Analyse du sens des mots grâce à l’étymologie et compréhension de leur sens en utilisant le dictionnaire ; Observation, manipulation des formes, classements, organisation des savoirs lexicaux (établissement de collections, etc.) et recontextualisation ; Constitution de familles de mots à partir de racines latines courantes ; quelques exemples de racines grecques appartenant au vocabulaire savant et scientifique, en lien avec les différentes disciplines ; Textes à choix multiples ; justifications explicites et commentées ; Manipulations syntaxiques pour mettre en évidence les constructions verbales ; Utilisation d'articles de dictionnaires pour relier sens et construction et étudier la polysémie verbale (Pierre lave une pomme - Pierre se lave les mains) ; Réemploi des verbes lors de l’écriture (écriture à contraintes).

Construire les notions permettant l’analyse et l’élaboration des textes et des discours

Compétences et connaissances associéesExemples de situations, d’activités et d’outils pour l’élève
Observer les variations de la langue en fonction des enjeux de la communication : Repérer ce qui détermine un niveau de langue (situation de communication, enjeu, etc.), et ce qui le caractérise (organisation du propos, lexique, syntaxe) à partir de quelques exemples contrastés ; Observer la variation à travers le repérage de différentes manières d'exprimer une même idée ou une idée nouvelle : évolution du sens des mots selon les époques, néologie, emprunts ; variation en fonction du lieu, du contexte, du moyen de communication ; Prendre en compte les caractéristiques des textes lus ou à rédiger : Identifier et interpréter les éléments de la situation d'énonciation : qui parle à qui ? où ? quand ? (marques de personne, de lieu et de temps) ; prendre en compte la situation d'énonciation dans l’écriture ; repérer et savoir utiliser les phénomènes d'accord en relation avec l'énonciation (je, tu) ; Reconnaître et utiliser les paroles rapportées, directement ou indirectement ; Identifier et utiliser des marques d'organisation du texte (mise en page, typographie, ponctuation, connecteurs) ; Reconnaître des formes actives/passives et leurs valeurs sémantiques ; connaître les permutations pour marquer l'insistance ou l’emphase ; savoir recourir aux présentatifs ; valeur sémantique de la phrase impersonnelle.Travail sur corpus : comparaison d’énoncés écrits et oraux créés par le professeur, écrits d'élèves (révision-correction collective), extraits littéraires, documents, activités orales (jeux de rôle, etc.) ; Écriture de textes pour des destinataires variés ; Travail sur des textes lacunaires (littéraires ou non) pour problématiser en réception l'étude de l'élément linguistique visé ; Travail sur les expressions orales et écrites des élèves : projection de textes et révision-correction collective ; usage des outils numériques ; Écriture de textes longs impliquant plusieurs voix narratives ou plusieurs situations d'énonciation imbriquées ; Réécriture de textes pour introduire certains effets argumentatifs : expression du doute, de la certitude, etc. ; Exercices de variation et de substitution : repérage des substituts nominaux et pronoms de reprise ; procédés de désignation et de caractérisation, rôle des déterminants ; transfert de ces notions dans l’expression écrite ou orale ; Verbalisation des inférences à partir des indications chronologiques, spatiales, logiques ; Repérage des temps verbaux et identification du système des temps utilisés ; réécriture de textes avec changement de temps.

Terminologie utilisée

  • Nature (ou classe grammaticale) / fonction
  • Nom (nom propre, nom commun) / groupe nominal / verbe / déterminant (article défini, article indéfini, article partitif, déterminant possessif, déterminant démonstratif, déterminant numéral, déterminant indéfini, déterminant exclamatif, déterminant interrogatif) / adjectif / pronom (pronom personnel, pronom démonstratif, pronom possessif, pronom indéfini, pronom interrogatif, pronom relatif) / adverbe / conjonction (conjonction de subordination, conjonction de coordination) / préposition / interjection
  • Sujet du verbe / COD / COI / attribut du sujet / attribut du COD / complément circonstanciel / complément du nom / épithète / apposition
  • Verbe : groupes - radical - marque du temps - marque de personne / terminaison /mode / aspect
  • Mode indicatif, temps simples : présent, imparfait, passé simple, futur ; temps composés : passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur // mode conditionnel présent, passé // mode subjonctif, présent, passé, imparfait, plus-que-parfait // mode impératif, présent // modes non personnels : infinitif, participe présent, participe passé
  • Forme active / forme passive / forme impersonnelle / forme négative / forme exclamative
  • Phrase simple / phrase complexe / phrase verbale / phrase non verbale
  • Voix active, voix passive, voix pronominale
  • Proposition : indépendante / principale / subordonnée
  • Proposition subordonnée conjonctive, interrogative indirecte, relative, infinitive, participiale
  • Coordination / juxtaposition / subordination
  • Discours direct / indirect / indirect libre
  • Champ lexical, famille de mots, champ sémantique, niveau de langue
  • Mot dérivé, mot composé, locution
  • Radical, préfixe, suffixe, synonyme, antonyme, homonyme, polysémie

Culture littéraire et artistique

L’acquisition d’une culture littéraire et artistique est l’une des finalités majeures de l’enseignement du français. Elle suppose que les élèves prennent goût à la lecture et puissent s’y engager personnellement ; qu’ils soient, à cette fin, encouragés à lire de nombreux livres ; qu’ils puissent acquérir des connaissances leur permettant de s’approprier cette culture et de l’organiser, d’affiner leur compréhension des œuvres et des textes, et d’en approfondir l’interprétation.

Au cycle 4, le travail en français, dans ses différentes composantes, est organisé à partir de quatre grandes entrées, « Se chercher, se construire », « Vivre en société, participer à la société », « Regarder le monde, inventer des mondes », « Agir sur le monde », qui font chacune l’objet d’un questionnement spécifique par année.

Le travail autour de ces différentes entrées s’appuie sur un corpus, comme il est indiqué ici, mais ne se limite pas à l’étude de textes ; il comprend aussi les activités d’écriture, d’oral et de travail sur la langue. Toutes les composantes du français sont concernées. Les questionnements obligatoires sont complétés par des questionnements complémentaires au choix du professeur.

Ces entrées et questionnements mettent en lumière les finalités de l’enseignement ; ils présentent la lecture et la littérature comme des ouvertures sur le monde qui nous entoure, proposent des réponses aux questions que se pose l’être humain et permettent d’aborder les enjeux proprement littéraires, spécifiques au français.

À travers ces questionnements, l’élève est conduit à s’approprier les textes, à les considérer non comme une fin en soi mais comme une invitation à la réflexion. Chaque questionnement est accompagné de précisions sur les enjeux littéraires et de formation personnelle, et d’indications de corpus mentionnant des points de passage obligés et des possibilités, non limitatives, d’étude.

Ces indications permettent d’orienter la mise en œuvre et de ménager dans la programmation annuelle des professeurs un équilibre entre les genres et les formes littéraires ; elles définissent des points de passage obligés nécessaires à la construction d’une culture commune et proposent des ouvertures vers l’éducation aux médias et vers d’autres formes d’expression artistique (particulièrement des œuvres picturales et cinématographiques) ; elles invitent à explorer tel ou tel genre, tel ou tel mouvement littéraire et artistique, telle ou telle notion et établissent des liens avec la programmation en histoire : certains questionnements sont en effet propices à un travail commun entre différentes disciplines, notamment dans le cadre d’un enseignement pratique interdisciplinaire.

À tous les niveaux du cycle 4, les questionnements sont abordés selon l’ordre choisi par le professeur : chaque questionnement peut être abordé à plusieurs reprises, à des moments différents de l’année scolaire, selon une problématisation ou des priorités différentes ; le professeur peut aussi croiser deux questionnements à un même moment de l’année.

Cinquième

Se chercher, se construire

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Le voyage et l’aventure : pourquoi aller vers l’inconnu ? ; découvrir diverses formes de récits d’aventures, fictifs ou non, des journaux d’explorateurs et des textes célébrant les voyages ; comprendre les raisons qui poussent à vouloir découvrir l’autre et l’ailleurs, et s’interroger sur les valeurs mises en jeu dans ces projets et ces rencontres ; s’interroger sur le sens des représentations qui sont données des voyages et de ce qu’ils font découvrir.On étudie : en lien avec la programmation annuelle en histoire (thème 3 : « Transformations de l’Europe et ouverture sur le monde aux XVIe et XVIIe siècles »), des extraits d’œuvres évoquant les grandes découvertes (récits contemporains ou postérieurs à cette époque, non fictifs ou fictifs permettant d’évoquer la nouvelle place de l’homme dans l’univers, l’évolution du rapport au monde et à l’altérité, etc.). On peut aussi étudier sous forme d’un groupement de textes des poèmes évoquant les voyages et la séduction de l’ailleurs ou un roman d’aventures.

Vivre en société, participer à la société

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Avec autrui : familles, amis, réseaux ; découvrir diverses formes, dramatiques et narratives, de la représentation des relations avec autrui ; comprendre la complexité de ces relations, des attachements et des tensions qui sont figurés dans les textes, en mesurer les enjeux ; s’interroger sur le sens et les difficultés de la conquête de l’autonomie au sein du groupe ou contre lui.On étudie : une comédie du XVIIe siècle (lecture intégrale). On peut aussi étudier sous forme d’un groupement de textes des extraits de récits d’enfance et d’adolescence, fictifs ou non. Ce questionnement peut également être l’occasion d’exploiter des documents et créations issus des médias.

Regarder le monde, inventer des mondes

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Imaginer des univers nouveaux ; découvrir des textes et des images relevant de différents genres et proposant la représentation de mondes imaginaires, merveilleux ou utopiques ou des récits d’anticipation exprimant les interrogations, les angoisses et les espoirs de l’humanité, y compris en matière d’environnement ; être capable de percevoir la cohérence de ces univers imaginaires ; apprécier le pouvoir de reconfiguration de l’imagination et s’interroger sur ce que ces textes et images apportent à notre perception de la réalité.On étudie : un conte merveilleux (lecture intégrale). On peut aussi étudier des extraits d’utopies ou de romans d’anticipation, ou encore un groupement de poèmes ou de récits proposant une reconfiguration poétique de la réalité. On peut exploiter des images fixes ou des extraits de films créant des univers imaginaires.

Agir sur le monde

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Héros / héroïnes et héroïsmes ; découvrir des œuvres et des textes relevant de l’épopée et du roman, et proposant une représentation du héros / de l’héroïne et de ses actions ; comprendre le caractère d’exemplarité qui s’attache à la geste du héros / de l’héroïne et la relation entre la singularité du personnage et la dimension collective des valeurs mises en jeu ; s’interroger sur la diversité des figures de héros / d’héroïnes et sur le sens de l’intérêt qu’elles suscitent ; interroger les alliances ou oppositions de la nature et du héros dans des romans ou des épopées.On étudie : en lien avec la programmation annuelle en histoire (thème 2 : « Société, Église et pouvoir politique dans l’occident féodal (XIe-XVe siècles) »), des extraits d’œuvres de l’époque médiévale, chansons de geste ou romans de chevalerie et des extraits d’œuvres épiques, de l’Antiquité au XXIe siècle. On peut aussi exploiter des extraits de bandes dessinées ainsi que des films ou extraits de films mettant en scène des figures de héros / d’héroïnes.

Questionnements complémentaires (un au moins par année, au choix)

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
L’être humain est-il maître de la nature ? ; interroger le rapport de l’être humain à la nature à partir de textes et d’images empruntés aux représentations de la nature et de sa domestication à diverses époques, en relation avec l’histoire des arts, et saisir les retournements amorcés au XIXe siècle et prolongés à notre époque ; comprendre et anticiper les responsabilités humaines actuelles en matière de changement climatique, de dégradation de l’environnement, de biodiversité…On peut étudier ou exploiter : en lien avec la programmation annuelle en histoire et en géographie, des descriptions réalistes ou poétiques, des enluminures, des œuvres gravées ou peintes témoignant de l’art de discipliner la nature du Moyen Âge à l’époque classique, ou d’en rêver les beautés réelles ou imaginaires ; des récits d’anticipation, des témoignages photographiques sur l’évolution des paysages et des modes de vie.
Questionnement libre

Quatrième

Se chercher, se construire

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Dire l’amour ; découvrir des poèmes de différentes époques exprimant les variations du discours amoureux ; comprendre les nuances du sentiment amoureux et quelques-unes des raisons qui en font un thème majeur de l’expression littéraire et artistique ; s’interroger sur le rôle des images et des références dans la poésie amoureuse.On étudie : un ensemble de poèmes d’amour, de l’Antiquité à nos jours. On peut aussi étudier une tragédie du XVIIe siècle, une comédie du XVIIIe siècle ou un drame du XIXe siècle, ou encore des extraits de nouvelles, de romans et de films présentant l’analyse du sentiment amoureux.

Vivre en société, participer à la société

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Individu et société : confrontations de valeurs ? ; découvrir, à travers des textes relevant des genres dramatique et romanesque, la confrontation des valeurs portées par les personnages ; comprendre que la structure et le dynamisme de l’action dramatique, ou romanesque, ont partie liée avec les conflits, et saisir quels sont les intérêts et les valeurs qu’ils mettent en jeu ; s’interroger sur les conciliations possibles ou non entre les systèmes de valeurs mis en jeu.On étudie : une tragédie ou une tragicomédie du XVIIe siècle (lecture intégrale), ou une comédie du XVIIIe siècle (lecture intégrale). On peut aussi étudier sous forme d’un groupement de textes des extraits de romans ou de nouvelles des XVIIIe, XIXe, XXe et XXIe siècles.

Regarder le monde, inventer des mondes

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
La fiction pour interroger le réel ; découvrir des œuvres et des textes narratifs relevant de l’esthétique réaliste ou naturaliste ; comprendre quelles sont les ambitions du roman réaliste ou naturaliste au XIXe siècle en matière de représentation de la société ; comprendre comment le récit fantastique, tout en s’inscrivant dans cette esthétique, interroge le statut et les limites du réel ; s’interroger sur la manière dont les personnages sont représentés et sur leur rôle dans la représentation de la réalité.On étudie : en lien avec la programmation annuelle en histoire (thèmes 2 et 3 : « L’Europe et le monde au XIXe siècle » et « Société, culture et politique dans la France du XIXe siècle »), un roman ou des nouvelles réalistes ou naturalistes (lecture intégrale). On peut également s’appuyer sur une adaptation cinématographique ou télévisuelle d’un roman ou d’une nouvelle réaliste ou naturaliste (étude intégrale ou groupement d’extraits). et une nouvelle fantastique (lecture intégrale).

Agir sur le monde

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Informer, s’informer, déformer ? ; découvrir des articles, des reportages, des images d’information sur des supports et dans des formats variés, se rapportant à un même événement, à une question de société ou à une thématique commune ; comprendre l’importance de la vérification et du recoupement des sources, la différence entre fait brut et information, les effets de la rédaction, de la citation réduite et du montage ; s’interroger sur les évolutions éditoriales de l’information.On étudie : des textes et documents issus de la presse et des médias (journaux, revues, enregistrements radio ou télévisés, médias numériques). Le travail peut se faire en lien avec la Semaine de la presse et des médias, comme préparation ou dans le prolongement de cet événement. Des articles ou écrits publiés sur les réseaux sociaux à propos du réchauffement climatique pourront faire ici l’objet d’un décryptage et d’une analyse. On peut également exploiter des textes et documents conçus à des fins de propagande ou témoignant de la manipulation de l’information. On peut aussi étudier des extraits de romans, de nouvelles ou de films des XIXe, XXe et XXIe siècles traitant du monde de la presse et du journalisme.

Questionnements complémentaires (un au moins par année, au choix)

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
La ville, lieu de tous les possibles ? ; montrer comment la ville inspire les écrivains - poètes, auteurs de romans policiers, grands romanciers des XIXe et XXe siècles, etc. - et les artistes qui la représentent dans sa diversité, sa complexité et ses contradictions ; s’interroger sur les ambivalences des représentations du milieu urbain : lieu d’évasion, de liberté, de rencontres, de découvertes, mais aussi lieu de « perdition », de solitude, de désillusion, de peurs ou d’utopies ; réfléchir aux conséquences à venir du développement des mégalopoles.On peut étudier ou exploiter : des descriptions et récits extraits des grands romans du XIXe siècle à nos jours présentant des représentations contrastées du milieu urbain ; des textes proposant une vision singulière et poétique de la ville. On peut aussi étudier l’importance de la ville dans le roman policier et dans le roman d’anticipation. On peut également exploiter des extraits de films, de BD, des portfolios photographiques…
Questionnement libre

Troisième

Se chercher, se construire

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Se raconter, se représenter ; découvrir différentes formes de l’écriture de soi et de l’autoportrait ; comprendre les raisons et le sens de l’entreprise qui consiste à se raconter ou à se représenter ; percevoir l’effort de saisie de soi et de recherche de la vérité ; s’interroger sur les raisons et les effets de la composition du récit ou du portrait de soi.On étudie : un livre relevant de l’autobiographie ou du roman autobiographique (lecture intégrale) ou des extraits d’œuvres de différents siècles et genres, relevant de diverses formes du récit de soi et de l’autoportrait : essai, mémoires, autobiographie, roman autobiographique, journaux et correspondances intimes, etc. Le groupement peut intégrer des exemples majeurs de l’autoportrait ou de l’autobiographie dans d’autres arts (peinture, photographie ou images animées - vidéo ou cinéma).

Vivre en société, participer à la société

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Dénoncer les travers de la société ; découvrir des œuvres, des textes et des images à visée satirique, relevant de différents arts, genres et formes ; comprendre les raisons, les visées et les modalités de la satire, les effets d’ironie, de grossissement, de rabaissement ou de déplacement dont elle joue, savoir en apprécier le sel et en saisir la portée et les limites ; s’interroger sur la dimension morale et sociale du comique satirique.On étudie : des œuvres ou textes de l’Antiquité à nos jours, relevant de différents genres ou formes littéraires (particulièrement poésie satirique, roman, fable, conte philosophique ou drolatique, pamphlet) et des dessins de presse ou affiches, caricatures, albums de bande dessinée. On peut aussi exploiter des extraits de spectacles, d’émissions radiophoniques ou télévisées, ou de créations numériques à caractère satirique.

Regarder le monde, inventer des mondes

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Visions poétiques du monde ; découvrir des œuvres et des textes relevant principalement de la poésie, du romantisme à nos jours ; comprendre que la poésie joue de toutes les ressources de la langue pour célébrer et intensifier notre présence au monde, et pour en interroger le sens ; percevoir le rôle central du rapport à la nature dans cette célébration du « chant du monde » ; cultiver la sensibilité à la beauté des textes poétiques et s’interroger sur le rapport au monde qu’ils invitent le lecteur à éprouver par l’expérience de leur lecture.On étudie : des poèmes ou des textes de prose poétique, du romantisme à nos jours, pour faire comprendre la diversité des visions du monde et leur inscription dans des esthétiques différentes ; le groupement peut intégrer des exemples majeurs de paysages en peinture.

Agir sur le monde

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Agir dans la cité : individu et pouvoir ; découvrir des œuvres et textes du XXe siècle appartenant à des genres divers liées à des bouleversements historiques majeurs ; comprendre en quoi les textes littéraires dépassent le statut de document historique et pourquoi ils visent au-delà du témoignage et de la simple efficacité rhétorique ; s’interroger sur les notions d’engagement et de résistance, et sur le rapport à l’histoire qui caractérise les œuvres et textes étudiés.On étudie : en lien avec la programmation annuelle en histoire (étude du XXe siècle, thème 1 : « L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales »), une œuvre ou la partie significative d’une œuvre portant un regard sur l’histoire du siècle – guerres mondiales, société de l’entre-deux-guerres, régimes fascistes et totalitaires (lecture intégrale). On peut aussi étudier des extraits d’autres œuvres, appartenant à divers genres littéraires, ainsi que des œuvres picturales ou des extraits d’œuvres cinématographiques.

Questionnements complémentaires (un au moins par année, au choix)

Enjeux littéraires et de formation personnelleIndications de corpus
Progrès et rêves scientifiques ; s’interroger sur l’idée du progrès scientifique notamment au XIXe siècle, tantôt exalté et mythifié, tantôt objet de répulsion ou de désillusion ; poser la question des rapports entre les sciences et la littérature, notamment à travers des œuvres mettant en scène la figure du savant, créateur génial et bienfaiteur, ou figure malfaisante et diabolique ; interroger l’ambition de l’art à penser, imaginer voire anticiper le progrès scientifique et technologique ; étudier les récits d’anticipation, utopies ou dystopies, comme expression des interrogations, des angoisses et des espoirs de l’humanité, y compris en matière d’environnement.On peut étudier des romans et des nouvelles de science-fiction et des récits d’anticipation. On peut aussi avoir recours à des textes et documents issus de la presse et des médias (articles de journaux ou de revues, enregistrements radio ou télévisés, médias numériques).
Questionnement libre

Croisements entre enseignements

Ces croisements, qui contribuent à une formation cohérente de l’élève, favorisent les approches disciplinaires décloisonnées et la prise en charge de la formation morale et civique par toutes les disciplines.

Le français et les langues anciennes

L’enseignement du français rencontre à tout moment les langues anciennes ; elles permettent de découvrir des systèmes graphiques et syntaxiques différents ; elles suscitent la réflexion sur l’histoire de la langue ; elles contribuent à l’acquisition du vocabulaire et éclairent le sens des mots ; elles ouvrent les horizons et les références culturelles qui n’ont jamais cessé de nourrir la création littéraire, artistique et scientifique.

Elles sont donc au carrefour de l’enseignement de la langue française et des langues romanes, du programme d’histoire, de l’histoire des arts (peinture, sculpture, architecture, art lyrique, théâtre, etc.) et des enseignements artistiques. Elles proposent de nombreuses pistes de lecture, notamment autour de l’étude des mythes, des croyances et des héros. Les élèves peuvent également examiner les résonances ou les écarts entre les œuvres antiques et les œuvres modernes et contemporaines ; ils peuvent constituer des collections d’œuvres, s’en inspirer pour des réécritures personnelles ou pour l’étude de transpositions modernes des vieux mythes (théâtre, cinéma, roman, poésie, etc.) ; ils peuvent aussi explorer le patrimoine archéologique local.

Le français et les langues vivantes étrangères ou régionales

La comparaison entre les différentes langues apprises par les élèves et le français est riche d’enseignements pour les élèves. Elle favorise la réflexion sur la cohérence des systèmes linguistiques, leurs parentés ou leurs différences, leurs relations.

Ces comparaisons peuvent porter sur les ressemblances et différences syntaxiques et lexicales ; elles permettent d’identifier des fonds communs aux différentes familles de langues, d’explorer les parentés pour enrichir le sens des mots ou de réaliser qu’il existe des visions du monde propres à chaque langue. L’étude de quelques exemples d’emprunts ou d’exportations du vocabulaire, anciens ou récents, montre aux élèves que les langues sont des objets vivants et en continuelle mutation.

On gagnera aussi à examiner de manière comparative comment chaque langue construit son système verbal et temporel, et exprime les relations logiques. Ce sera également l’occasion d’harmoniser autant que possible l’usage des terminologies grammaticales.

La comparaison d’œuvres littéraires issues de différentes cultures est également très riche. La lecture en français d’œuvres des patrimoines régional, européen et mondial, notamment celles qui ont fortement influencé la littérature nationale, peut donner lieu à des travaux communs, à la lecture d’extraits en langue originale, à la compréhension des contextes culturels qui ont fait naître ces œuvres. Ces travaux, portant aussi sur les littératures francophones, montrent aux élèves qu’il existe des formes multiples d’expression française qui enrichissent par la création les pratiques du français.

Le français, l’histoire et l’enseignement moral et civique

Sans se limiter à une adéquation chronologique entre l’étude des textes et l’étude des périodes historiques, la déclinaison des entrées de lecture en questionnements plus précis à chaque niveau du cycle permet des travaux communs ou coordonnés entre français et histoire. Au-delà des points de passages obligatoires du programme, le professeur de français apporte une contribution essentielle à la construction des compétences signalées dans le programme d’histoire, notamment en ce qui concerne l’identification et l’analyse de documents historiques.

De multiples réalisations peuvent donner un sens concret aux récits de voyage des explorateurs à toutes les époques, aux contes orientaux et à leurs avatars orientalistes pour témoigner du rapport aux autres cultures, à la mise en scène des sociétés du Moyen Âge, aux divertissements royaux à Versailles, aux modèles héroïques exaltés par la Révolution française, ou encore à la poésie engagée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les questions du programme de l’enseignement moral et civique se prêtent à l’organisation de recherches et de débats qui constituent des entraînements efficaces à la construction des compétences argumentatives.

Le français et les arts

Le programme d’histoire des arts propose de nombreux points d’articulation entre les littératures, les arts plastiques et visuels, la musique, l’architecture, le spectacle vivant ou le cinéma. Les élèves sont sensibilisés aux continuités et aux ruptures, aux façons dont les artistes s’approprient, détournent ou transforment les œuvres et les visions du monde qui les ont précédés, créent ainsi des mouvements et des écoles témoins de leur temps.

Ils peuvent également étudier les modes de citations, les formes de métissage et d’hybridations propres au monde d’aujourd’hui et à l’art contemporain. Il est aussi possible d’établir des liens avec la géographie en travaillant sur l’architecture, l’urbanisme et l’évolution des paysages (réels et imaginaires) ou sur les utopies spatiales.

Le champ spécifique de l’analyse de l’image est partagé entre plusieurs disciplines qui gagnent à coordonner les études de leurs corpus et l’appropriation du vocabulaire de l’analyse.

Le français et les autres champs du savoir

Le français contribue au développement des qualités d’expression dans toutes les disciplines, y compris scientifiques. On veille à développer, avec le CDI et le professeur documentaliste, les compétences essentielles – et présentes désormais à tous les niveaux de la formation – au traitement de l’information, à la connaissance et à l’usage des médias.

Sources officielles