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Texte officiel intégral

Programme officiel d'EVAR au cycle 2 (CP, CE1, CE2)

Cette page reproduit le texte officiel dans son intégralité. Pour l'essentiel et les repères chiffrés, revenez à la page éducation à la vie affective (evar).

Ce document reproduit le cadre commun du programme d’éducation à la vie affective et relationnelle (principes, valeurs, finalités ; organisation et mise en œuvre) ainsi que les parties du programme pour le cycle 2 : cours préparatoire, cours élémentaire première année et cours élémentaire deuxième année. Pour chaque niveau, les trois axes du programme (se connaître, vivre et grandir avec son corps ; rencontrer les autres et construire avec eux des relations, s’y épanouir ; trouver sa place dans la société, y être libre et responsable) sont explorés à travers des objectifs d’apprentissage déclinés en notions et compétences, et des propositions de démarches et d’activités y sont associées.

Principes, valeurs, finalités

« Une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène » (article L. 312-16 du Code de l’éducation).

Créée par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001, l’éducation à la sexualité se déploie de manière progressive de l’école maternelle jusqu’aux classes du lycée, à travers une approche globale, positive et bienveillante : elle prend la forme d’une éducation à la vie affective et relationnelle à l’école primaire et d’une éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité au collège et au lycée.

Elle associe trois champs de connaissances et de compétences : le champ biologique, le champ psycho-émotionnel et le champ juridique et social. L’éducation à la sexualité s’inscrit dans la politique éducative, sociale et de santé en faveur des élèves et dans le parcours éducatif de santé, qui vise à développer le pouvoir d’agir des enfants et des adolescents ainsi que des habitudes favorables à la santé et au bien-être.

Destinée à tous les élèves, encadrée par un programme national, l’éducation à la sexualité exprime un engagement collectif de la Nation. En complément du rôle des parents et des familles des élèves, elle revêt un caractère obligatoire et elle est mise en œuvre sur l’ensemble du territoire, dans les établissements publics et dans les établissements privés sous contrat. Cette éducation se fonde sur les principes et valeurs de la République, parmi lesquelles l’égalité, l’accès de tous à l’éducation et la laïcité.

Dans ses objectifs comme dans ses démarches, l’éducation à la sexualité permet l’apprentissage du respect de l’intimité corporelle et psychique des élèves, en tenant compte de leur rythme de croissance et de développement, de leurs différences et de leurs singularités.

  • Elle vise l’égalité de considération et de dignité, en particulier l’égalité entre les femmes et les hommes.
  • Elle contribue à la lutte contre les discriminations énoncées à l’article 225-1 du Code pénal et opérées entre les personnes sur le fondement « de leur sexe », « de leur identité de genre » et « de leur orientation sexuelle » (hétérosexualité, homosexualité, bisexualité, asexualité).
  • Elle éduque au principe du consentement et contribue à la prévention des différentes formes de violences, notamment des violences sexistes et sexuelles.
  • Elle contribue au repérage de l’inceste.
  • Elle vise à construire une culture commune de l’égalité et du respect.

L’éducation à la sexualité promeut des relations respectueuses et participe au développement de compétences psychosociales.

Adossée aux savoirs qui constituent les disciplines enseignées de l’école au lycée, l’éducation à la sexualité répond aux missions spécifiques que la Nation confie à l’École en matière d’instruction, de sensibilisation et de développement des capacités de réflexion des élèves. Elle s’ordonne selon trois questions suivies et approfondies tout au long de la scolarité, qui définissent les trois axes du programme : comment se connaître, vivre et grandir sereinement avec son corps ? Comment rencontrer les autres, construire avec eux des relations respectueuses et s’y épanouir ? Comment trouver sa place dans la société, y être libre et responsable ?

Le programme invite à ne pas limiter l’actualité d’une question aux seules références ou exemples contemporains. L’enseignement scolaire permet en effet, à travers l’étude d’œuvres parfois éloignées dans le temps et l’examen d’une grande diversité de documents, de considérer les permanences et les variations des questions qui se sont posées et se posent encore à l’humanité, dans la diversité de son histoire et de ses cultures. L’éducation à la sexualité se nourrit d’une culture générale et civique, qu’elle contribue en retour à alimenter.

L’éducation à la sexualité nécessite un ajustement à l’âge et à la maturité des élèves. Elle se construit en deux étapes successives : une « éducation à la vie affective et relationnelle » pour l’école maternelle et l’école élémentaire, une « éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité » pour le collège et le lycée.

Dans le premier degré (école maternelle et élémentaire), elle prend la forme d’une éducation à la vie affective et relationnelle axée sur le développement de l’enfant et des relations sociales. Elle aide les enfants à comprendre les transformations de leur propre corps et celui des autres, à développer le respect de l’intimité et des droits de chaque personne, et à poser les bases d’une citoyenneté éclairée.

Dans le second degré (collège et lycée), l’éducation à la sexualité, qui vient en complément de la vie affective et relationnelle, apporte des informations adaptées à l’âge des élèves sur leur santé, leurs droits, et les comportements ou relations responsables. Au-delà de la prévention et de l’information, elle propose un parcours progressif visant l’épanouissement personnel et relationnel, tout en cultivant une réflexion sur les dimensions affectives, sociales et culturelles de la sexualité.

La sexualité requiert un degré de maturité et de responsabilité auquel il s’agit de préparer les élèves, progressivement, en respectant leur rythme de développement et en tenant compte des expériences auxquelles ils sont confrontés. Une attention particulière est accordée aux élèves à besoins éducatifs particuliers, notamment aux élèves en situation de handicap, afin de les inclure dans le travail collectif de sensibilisation et de réflexion.

L’éducation à la sexualité, par son programme qui associe sensibilisation, savoirs et réflexion, doit être pensée et mise en œuvre de manière interdisciplinaire et pluriprofessionnelle, aussi bien dans le premier degré que dans le second degré. Les professeurs en ont la responsabilité première. Elle peut être mise en œuvre en coresponsabilité avec les personnels éducatifs, sociaux et de santé de l’éducation nationale qui jouent un rôle essentiel par leur expertise propre.

Les professeurs conçoivent et organisent collégialement la mise en œuvre pédagogique de cette éducation sous le pilotage et avec le soutien des directeurs d’école ou des chefs d’établissement, garants de la mise en œuvre effective de cet enseignement et de ses principes. Les corps d’inspection et les personnels sociaux et de santé apportent leur conseil en tant que de besoin.

L’éducation à la sexualité est inscrite au projet d’école ou d’établissement. Les équipes tiennent compte des besoins identifiés des élèves. Des partenaires extérieurs, tels que des associations spécialisées, dont les compétences sont dûment reconnues et agréées aux niveaux national ou académique, peuvent être associés aux équipes de personnels de l’éducation nationale.

L’intervention d’associations agréées et d’institutions partenaires, lorsqu’elle a lieu, est systématiquement anticipée, préparée et coordonnée avec un ou plusieurs membres de l’équipe éducative ; elle s’effectue toujours en leur présence. Sous la responsabilité pédagogique de l’équipe éducative et sous la responsabilité du chef d’établissement, les intervenants extérieurs respectent la nature scolaire de cette éducation, sans jamais l’instrumentaliser et en promouvant le respect et l’égalité.

Dans leurs démarches pédagogique et éducative, les professeurs et les personnels éducatifs, sociaux et de santé en charge de ce programme sont garants du respect du Code de l’éducation, notamment des principes de neutralité, de laïcité, de la liberté des élèves et de la prise en compte de la singularité de leur parcours de vie.

En complément des séances collectives d’éducation à la sexualité, les personnels sociaux et de santé de l’éducation nationale peuvent proposer aux élèves qui en auraient besoin des consultations individuelles. Ces consultations peuvent en effet contribuer au repérage et à la prévention des violences sexuelles.

Organisation et mise en œuvre

Organisation du programme

Le programme repose sur trois principes : l’unité, la progressivité, la complémentarité. L’unité du programme repose sur trois axes communs à l’ensemble des niveaux et des moments d’enseignement :

  • se connaître, vivre et grandir avec son corps ;
  • rencontrer les autres et construire avec eux des relations, s’y épanouir ;
  • trouver sa place dans la société, y être libre et responsable.

Les contenus et les modalités des séances sont progressifs et adaptés à l’âge et à la maturité des élèves :

  • les objectifs d’apprentissage sont différenciés pour tenir compte du niveau de maturité et de connaissance des élèves ;
  • les notions et compétences sont reprises à divers endroits du programme pour permettre des approfondissements ou des changements de perspective, dans le cadre d’une construction spiralaire des savoirs et des savoir-faire adaptée à l’âge des élèves.

L’éducation à la sexualité est mise en œuvre, pour chaque niveau, au travers d’au moins trois séances annuelles spécifiques obligatoires, mais aussi lors de temps d’apprentissages déployés à partir des autres enseignements, aussi bien dans le premier degré que dans le second. Les différentes séances et séquences sont complémentaires et constituent un ensemble annuel cohérent.

Les liens avec les programmes disciplinaires comme avec les éducations transversales sont explicités dans des ressources d’accompagnement publiées sur Éduscol. Ils constituent autant de prolongements ou de compléments aux trois séances spécifiques obligatoires. Chaque séance est dotée de contenus didactiques et pédagogiques propres qui permettent, à travers la mise en œuvre de démarches et d’activités, l’acquisition des notions et compétences visées.

Les modalités didactiques et pédagogiques sont placées sous la responsabilité des équipes pédagogiques, qui les ajustent aux situations et besoins particuliers. Le programme est articulé avec le parcours éducatif de santé et d’autres dispositifs de l’établissement tels que le programme de lutte contre le harcèlement à l’école. En complément des trois séances spécifiques obligatoires, conformément au Code de l’éducation (article L. 312-16), des temps dévolus à des évènements particuliers, des heures de vie de classe, des projets engageant une ou plusieurs classes, des heures de projet d’éducation à la citoyenneté au cycle 4 peuvent aussi être mis en place.

Mise en œuvre des séances spécifiques obligatoires

Le premier degré intègre les éléments de programme dans les formes d’organisation qui lui sont propres. Au collège et au lycée, où le fonctionnement par séances paraît le plus approprié, une durée d’environ deux heures semble adéquate pour que les éléments du programme soient présentés et travaillés et que les élèves puissent se les approprier. Les séances donnent toute leur place à des modalités participatives qui permettent à chaque élève de s’exprimer, de poser des questions et d’écouter les autres. Elles permettent d’accueillir les questions et demandes des élèves et de faire place à leur parole.

La programmation et l’organisation de temps ou de séances (contenus, créneaux mobilisés, articulations interdisciplinaires, intervenants, etc.) sont préparées par les personnels responsables des séances spécifiques et présentées dans le cadre des conseils des maîtres et de cycles pour le premier degré et dans le cadre du conseil pédagogique pour le second degré, en dialogue avec le comité d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement (CESCE). Les notions et compétences associées sont travaillées de façon équilibrée dans les séances spécifiques et dans les contenus disciplinaires qui s’y prêtent. Les parents d’élèves sont informés des objectifs d’apprentissage annuels de cette éducation.

La place des compétences psychosociales dans le cadre des séances d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité

Les compétences psychosociales (CPS) constituent une des composantes du programme. Elles regroupent des compétences cognitives, émotionnelles et sociales qui permettent d’améliorer les relations à soi et aux autres. Les compétences spécifiques à acquérir sont précisées dans les tableaux suivants, et leur formulation tient toujours compte du contexte et des exigences proprement scolaires.

Parcours de l’élève

L’éducation à la vie affective et relationnelle (école primaire) et à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (collège et lycée) se déploie de manière progressive de l’école maternelle jusqu’aux classes du lycée.

Pour chaque niveau, les trois axes du programme (se connaître, vivre et grandir avec son corps ; rencontrer les autres et construire avec eux des relations, s’y épanouir ; trouver sa place dans la société, y être libre et responsable) sont explorés à travers des objectifs d’apprentissage déclinés en notions et compétences. Des propositions de démarches et d’activités pour les séances spécifiques d’éducation à la sexualité y sont associées.

Elles constituent des propositions ouvertes et non prescriptives qu’il convient de compléter et d’ajuster en fonction du contexte de l’établissement et des besoins repérés ou exprimés des élèves. Sans que cela ne revête un caractère obligatoire, la coanimation, notamment avec les personnels de santé et sociaux, est à privilégier pour ces séances spécifiques.

Programme d’éducation à la vie affective et relationnelle pour l’école élémentaire

Le travail conduit à l’école élémentaire prend appui sur les acquis du cycle 1, notamment pour ce qui concerne la découverte du corps et des principales émotions, la compréhension et le respect de l’intimité corporelle, la découverte des règles et des principes de la vie en groupe et en société.

Les équipes enseignantes responsables des cycles 2 et 3, le cas échéant en coanimation avec les personnels sociaux et de santé de l’éducation nationale, apportent aux élèves des connaissances scientifiques plus précises sur leur corps et leurs émotions. Les élèves apprennent à identifier des adultes de confiance et ils découvrent également différents types de familles. Les professeurs et les autres personnels en charge des séances veillent à l’utilisation d’un vocabulaire précis, scientifique.

Objectifs d’apprentissage pour chaque niveau

NiveauxSe connaître, vivre et grandir avec son corpsRencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouirTrouver sa place dans la société, y être libre et responsable
CPConnaître son corps. Comprendre ce qu’est l’intimité.Comprendre la diversité des émotions et des sentiments : les siens et ceux des autres.Appartenir à une famille, comprendre la nature, la fonction et le sens des liens familiaux.
CE1Grandir, avoir une bonne connaissance et estime de soi, protéger son intimité.Comprendre les différentes dimensions (affectives, éthiques, sociales et légales) d’une relation humaine.Promouvoir des relations égalitaires, repérer des discriminations issues de stéréotypes, notamment de genre.
CE2Se sentir bien dans son corps et en prendre soin.Comprendre ce qu’est le consentement, les différentes manières de le solliciter et de l’exprimer ou d’accepter et de respecter un refus.Connaître ses droits.

École élémentaire

Objectifs d’apprentissage par axe du programme et par niveau

NiveauxSe connaître, vivre et grandir avec son corpsRencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouirTrouver sa place dans la société, y être libre et responsable
CPConnaître son corps et comprendre ce qu’est l’intimité.Comprendre la diversité des émotions et des sentiments : les siens et ceux des autres.Appartenir à une famille, comprendre la nature, la fonction et le sens des liens familiaux.
CE1Grandir, avoir une bonne connaissance et estime de soi, protéger son intimité.Comprendre les différentes dimensions (affectives, éthiques, sociales et légales) d’une relation humaine.Promouvoir des relations égalitaires, repérer des discriminations issues de stéréotypes, notamment de genre.
CE2Se sentir bien dans son corps et en prendre soin.Comprendre ce qu’est le consentement et les différentes manières de le solliciter et de l’exprimer ou d’accepter et de respecter un refus.Connaître ses droits.

Cours préparatoire

Les trois séances spécifiques doivent aborder l’ensemble des objectifs d’apprentissage et des notions et compétences associées.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Objectif d’apprentissage : Connaître son corps. Comprendre ce qu’est l’intimité.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Nommer les parties du corps, dont les parties intimes, avec un vocabulaire scientifique précis. ; Identifier les points communs et les différences physiques entre les filles et les garçons. ; Définir ce qu’est son intimité (corps, pensées, écrits) et celle des autres. ; Comprendre que toute personne a le droit au respect de son intimité. ; Développer sa connaissance de soi.Identifier, à partir de documents variés, des changements communs aux enfants au cours de leur développement, depuis la naissance jusqu’à l’âge de six ans. ; Identifier et apprendre à nommer les parties du corps, dont les parties intimes, en utilisant un vocabulaire scientifique. ; À partir de textes et d’albums, s’interroger sur ce qu’est l’intimité, sur la manière de l’exprimer. ; Repérer, à partir de situations de la vie quotidienne, des espaces où la question de l’intimité, du respect du corps se pose (les soins par un professionnel, respect d’une boîte à secrets, utilisation des toilettes ou des vestiaires), en exprimant comment différents lieux sont perçus (« ici je peux être tranquille » ; « ici je me sens en sécurité si je me déshabille » ; « ici je peux avoir une conversation intime »). ; Apprendre comment réagir si quelqu’un ne respecte pas son intimité, par exemple par un contact non souhaité.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Objectif d’apprentissage : Comprendre la diversité des émotions et des sentiments : les siens et ceux des autres.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Comprendre, identifier et nommer ses sentiments et ses émotions, savoir les gérer. ; Exprimer ses sentiments et ses émotions de façon appropriée. ; Résoudre des conflits de façon constructive.Fabriquer deux affiches représentant des sentiments, des émotions, avec tous les mots correspondants rencontrés au fur et à mesure de l’année. ; Identifier les émotions des personnages sur des images ou des photographies et expliquer comment on le sait. ; Lire et comprendre des œuvres variées de littérature jeunesse : repérer la diversité d’expression des émotions et des sentiments, comprendre le lien entre les actions des personnages et leurs émotions, imaginer à l’écrit ce qu’ils peuvent ressentir. ; Nommer les émotions que l’on ressent dans diverses situations de la vie de classe : à la lecture d’un poème, en regardant un tableau, en écoutant de la musique, lors d’un conflit ou lors d’une réussite ou d’une difficulté au cours d’une séance d’apprentissage, etc. ; Participer à des temps de médiation de conflits avec un adulte et apprendre à exprimer ce que l’on ressent sans agressivité envers l’autre.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Objectif d’apprentissage : Appartenir à une famille, comprendre la nature, la fonction et le sens des liens familiaux.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Identifier différents liens familiaux, se rendre compte de la diversité des structures familiales. ; Respecter la diversité des structures familiales. ; Développer la connaissance de soi et les liens sociaux.Identifier les liens familiaux à partir de son histoire ou d’une histoire fictive (frise de vie, approche chronologique). ; Lire des albums présentant différents types de familles et comprendre qu’il en existe une grande variété (par exemple famille hétéroparentale, monoparentale, homoparentale, adoptive, recomposée, sans enfant). ; Observer différentes représentations des familles dans la peinture ou la photographie. ; Rédiger des récits de vie fictifs : faire parler des personnages représentés. ; Parler de soi et de sa famille : à l’écrit, à l’oral ou en dessinant.

Cours élémentaire première année

Les trois séances spécifiques doivent aborder l’ensemble des objectifs d’apprentissage et des notions et compétences associées.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Objectif d’apprentissage : Grandir, avoir une bonne connaissance et estime de soi, protéger son intimité.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Comprendre que la croissance entraîne des changements physiques. ; Prendre conscience que chaque personne a un corps unique et qu’il existe des différences en termes de taille, de morphologie, de fonctionnement et de caractéristiques, etc. ; Apprendre à respecter son corps, celui des autres, leurs différences, leur singularité. ; Savoir protéger son intimité : préserver son intimité, c’est pouvoir créer un espace où l’on se sent bien, un espace à soi où l’on peut s’isoler. ; Développer une bonne connaissance de soi.Observer les ressemblances et les différences physiques entre les filles et les garçons, par exemple dans des œuvres d’art (peinture, sculpture) adaptées à l’âge des enfants. ; Discuter sur la manière dont la diversité des corps est représentée ou pas. ; Découvrir, à partir d’œuvres de littérature jeunesse, différentes représentations des corps : réfléchir à ce qui peut influencer la perception de soi ou des autres et à l’impact du regard des autres, identifier ce que le respect apporte dans les relations aux autres. ; Compléter son « blason » avec ses qualités, ses goûts, ses valeurs, ses buts, etc.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Objectif d’apprentissage : Comprendre les différentes dimensions (affectives, éthiques, sociales et légales) d’une relation humaine.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Identifier et différencier plusieurs types de sentiments et de relations amoureuses et amicales. ; Décrire les principales composantes d’une relation positive (par exemple, la confiance, l’échange, le respect, le soutien, l’empathie et l’entraide). ; Prendre conscience que le genre, le handicap ou l’état de santé ne sont pas un obstacle pour nouer des amitiés. ; Comprendre qu’il est possible d’apprécier et aimer qui on veut, d’avoir et d’exprimer ses préférences, et prendre conscience de l’importance de respecter les différences. ; Identifier ses droits et ses devoirs au travers d’exemples simples.Lire et comprendre des albums de littérature de jeunesse sur les thèmes de l’amitié entre filles, entre garçons, entre filles et garçons. Exprimer (à l’oral ou à l’écrit) ses propres représentations de l’amitié ou de l’amour. ; Lire et comprendre des œuvres littéraires (poésie, théâtre, romans), écouter et comprendre des musiques pour repérer la diversité des relations interpersonnelles et les caractériser, par exemple en écrivant une biographie fictive. ; Réfléchir aux différentes manières de témoigner de la confiance, du respect et de la compréhension et d’échanger avec un ami. ; Examiner les questions suivantes dans le cadre de discussions réflexives et argumentées : qu’est-ce qu’aimer ? Qu’est-ce qu’un ami, une amie ? Pourquoi avons-nous besoin d’amis ? Peut-on avoir été amoureux et ne plus l’être ? Quels sont les gestes ou paroles qui peuvent blesser ou faire souffrir ? Peut-on être heureux sans être ou avoir été amoureux ? ; Participer à des activités de collaboration, par exemple, construire un arbre des qualités des élèves de la classe ou une fresque ou un parcours d’activité physique ou résoudre collectivement des défis.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Objectif d’apprentissage : Promouvoir des relations égalitaires, repérer des discriminations issues de stéréotypes, notamment de genre.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Savoir définir et repérer des stéréotypes, notamment de genre, et des discriminations. ; Prendre conscience que les stéréotypes, notamment de genre, varient selon les lieux et les époques. ; Prendre conscience que les stéréotypes peuvent entraîner des préjugés et des discriminations. ; Développer des relations sociales constructives (comportements tels que l’acceptation, la collaboration, la coopération, l’entraide). ; Savoir penser de façon critique (biais, influences).Repérer les stéréotypes dans les catalogues de jouets, dans les publicités, le choix des couleurs dans les emballages, etc. ; Lire et exploiter des albums de littérature de jeunesse permettant d’être sensibilisé à la question de la place donnée aux filles et aux garçons, aux femmes et aux hommes, dans la société. ; Réfléchir à l’organisation et à l’utilisation des espaces de l’école : demander par exemple qui joue à quoi et où pendant une récréation. Proposer des stratégies pour une organisation et une utilisation plus égalitaire des espaces partagés. ; Comparer des représentations stéréotypées à partir de documents historiques (tableaux, affiches). ; Dans le cadre de tournois sportifs mixtes, apprendre à respecter son adversaire, ses coéquipiers et coéquipières, en veillant à proscrire toute forme de discrimination ; pratiquer des activités collaboratives, veiller à l’inclusion de tous les élèves dans tous les temps de la vie de l’école (par exemple, repérer les élèves isolés dans la cour et leur proposer un jeu). ; Participer à un débat sur l’influence du groupe et l’importance de ne pas se moquer.

Cours élémentaire deuxième année

Les trois séances spécifiques doivent aborder l’ensemble des objectifs d’apprentissage et des notions et compétences associées.

Se connaître, vivre et grandir avec son corps

Objectif d’apprentissage : Se sentir bien dans son corps et en prendre soin.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Prendre conscience de l’importance d’apprécier et de prendre soin de son corps. ; Développer sa capacité d’attention à soi. ; Être capable de repérer les comportements favorables à sa santé et apprendre à faire des choix favorables à soi et aux autres. ; Savoir demander de l’aide.Analyser les notions de santé et de bien-être : décrire à l’écrit ce que signifie « être en bonne santé », « ne pas être en forme », « aller bien », « aller mal » ? ; Identifier ses qualités et ses forces (jeu des qualités, liste de ses forces : ce que l’on sait bien faire et qui nous rend heureux). ; Comprendre que la bonne santé concerne la santé physique, la santé mentale et la santé sociale (relations avec les autres). Identifier ce qui peut l’influencer. Être capable de l’évaluer et, si nécessaire, de demander de l’aide. Apprendre à prêter attention à ce que l’on ressent lors de différentes activités. ; À partir de situations du quotidien, identifier des pratiques favorables à la santé et au bien-être (et les mettre en œuvre). ; Identifier les personnes-ressources en cas de problème, la manière de les contacter et les numéros d’urgence : le 15 et le 119.

Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir

Objectif d’apprentissage : Comprendre ce qu’est le consentement, les différentes manières de le solliciter et de l’exprimer ou d’accepter et de respecter un refus.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Définir ce qu’est le consentement, savoir comment l’exprimer, comment refuser. ; Savoir quoi faire lorsqu’on hésite entre « oui » et « non ». ; Comprendre que chaque personne a droit au respect de son corps de la part de toute personne (jeune ou adulte, familière ou non familière) et prendre conscience qu’il existe des mots et des gestes déplacés ou abusifs, qui font violence à l’intégrité personnelle et corporelle. ; Savoir identifier un adulte de confiance et où chercher de l’aide. ; Savoir demander de l’aide. ; Développer des relations sociales constructives.Réfléchir collectivement, à partir de situations de la vie quotidienne, pour : savoir distinguer quand dire « oui » et quand dire « non » ; comprendre qu’on a le droit d’hésiter et qu’une hésitation ou un doute ne doivent pas être considérés comme un « oui » ; comprendre qu’on a le droit de changer d’avis : qu’un « oui » ou un « non » n’est pas définitif ; savoir se donner le temps d’une décision éclairée et réfléchie ; savoir demander le consentement de l’autre : avant de lui prendre la main, avant de s’assoir juste à côté, de lui prendre un objet, etc. ; savoir accepter et respecter le refus de l’autre. ; À partir de l’exploitation d’albums de littérature de jeunesse, apprendre à reconnaître des situations de consentement, d’absence de consentement ; prendre conscience qu’il s’agit d’une violation des droits qui est néfaste ; réfléchir aux façons de se protéger ; comprendre l’importance d’une intervention ou d’une aide extérieure, apprendre à chercher du soutien si l’on est témoin ou victime de violences. ; À partir d’une situation dans laquelle un élève a besoin d’aide, écrire un dialogue et jouer différentes scènes pour imager plusieurs solutions pour lui venir en aide.

Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable

Objectif d’apprentissage : Connaître ses droits.

Notions et compétencesPropositions de démarches et d’activités pour les séances ou temps d’enseignement spécifiques
Connaître ses droits et reconnaître que chaque individu a des droits fondamentaux qui doivent être reconnus. ; Savoir ce qu’est la Convention internationale des droits de l’enfant. ; Prendre conscience du rôle que chacune et chacun peut avoir dans le respect de la diversité et de la différence.Étudier la définition des droits humains et comment ils s’appliquent à chaque individu. ; Examiner les termes « liberté », « égalité » dans le cadre d’une discussion argumentée et réflexive, par exemple à partir d’un corpus de textes adaptés à l’âge des élèves ou de situations concrètes vécues en classe. ; Étendre sa connaissance de la Convention internationale des droits de l’enfant, et notamment les articles 16 et 19, le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation portant atteinte à l’intégrité, à la dignité, et à la santé. ; À partir d’affiches non légendées représentatives des différents droits proposés par des instances institutionnelles (telles que l’Unicef), écrire les légendes des douze droits principaux auxquels chaque affiche fait référence.

Sources officielles