Principes
Tout comme l’ensemble des domaines du cycle 2, l’enseignement du français participe à établir les savoirs fondamentaux des élèves dans le cadre d’un enseignement explicite, structuré et progressif. Au terme des trois années du cycle 1, les élèves ont commencé à acquérir le langage oral et à entrer dans la culture de l’écrit : le contexte de la classe, les lectures d’albums, les productions d’écrits, les premiers essais d’écriture ont rendu sensible la spécificité de l’écrit et ont amorcé le passage de l’oral à l’écrit. Parallèlement, la construction de la conscience phonologique a permis aux élèves, confrontés aux lettres et aux groupes de lettres, d’acquérir progressivement le principe alphabétique.
C’est sur la base de cette initiation que le cycle 2 a pour objectif de construire les fondements de la langue française à l’écrit et à l’oral. Cinq activités langagières permettent de les édifier : comprendre un énoncé oral, parler en continu, parler en interaction, écrire et lire.
Au cycle 2, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture constitue le cœur de l’enseignement du français et doit être présenté comme une source de motivation, de plaisir et d’accès aux savoirs et à la culture : entrer à l’école élémentaire, c’est apprendre à lire et commencer à acquérir cette part d’autonomie que confère l’aptitude au déchiffrage et à la compréhension. C’est aussi, dans le prolongement des apprentissages de l’école maternelle, écrire des lettres, des mots puis des phrases, en respectant les bases du code de l’écrit et mesurer l’écart entre la communication orale et écrite.
Les enjeux de ce cycle sont donc essentiels : la rigueur et l’efficacité de l’enseignement qui y est dispensé engagent l’élève à moyen et à long terme. C’est parce que l’élève saura lire de façon fluide et écrire des énoncés simples en fin de CE2 qu’il pourra progresser dans la suite de sa scolarité. Ce sont aussi ces prémices fondatrices qui forgent l’adulte de demain, qui structurent sa place dans la société et son rapport au monde.
Dans cette perspective, toutes les composantes de l’enseignement du français contribuent à l’acquisition et à l’enrichissement de la langue : la lecture, l’écriture, l’oral, le vocabulaire, la grammaire et l’orthographe sont autant de champs de la discipline structurés séparément, mais qui constituent en réalité un ensemble au sein duquel chaque élément résonne avec les autres. Apprendre à lire s’articule avec les compétences langagières que sont l’oral et l’écriture ainsi que les compétences linguistiques que sont l’orthographe lexicale et grammaticale et le vocabulaire.
L’apprentissage du vocabulaire, spontané dans les premières années de vie, enrichi significativement dès le cycle 1, doit faire l’objet d’un enseignement quotidien, explicite et structuré lors de séances dédiées distinctes de celles de grammaire et d’orthographe.
La fréquentation des textes tout au long du cycle 2 amplifiera et confortera un solide répertoire lexical. Le cycle 2 façonne en outre la relation que l’école a pour ambition de construire entre l’enfant et le livre, dans le cadre du parcours de lecteur.
Initiée à l’école maternelle par le truchement de l’adulte, cette relation développe la curiosité et le gout : la fréquentation constante des livres adaptés à l’âge des élèves est encouragée par le professeur, afin de doter les jeunes lecteurs de premières références littéraires communes, de leur rendre familier l’univers de la fiction et aisé l’accès à l’imaginaire. Progressivement, un espace culturel patrimonial leur est offert en partage : l’école vise son appropriation par les élèves.
Cette articulation des composantes qui constituent l’enseignement de la langue française et l’initiation à sa littérature exige une démarche pédagogique structurée, régulière et claire, dont le tableau ci-dessous fait apparaitre la fréquence au sein des dix heures hebdomadaires qui lui sont dévolues. Ce seul volume horaire ne saurait suffire : toutes les activités conduites en classe permettent d’apprendre à lire, à écrire et à parler.
Fréquence des temps d’apprentissage
| Tous les jours, chaque élève | Toutes les semaines, chaque élève | Dans l’année, chaque élève |
|---|
| Lecture | - - lit au CP et au CE1 des syllabes, des mots, des phrases puis des textes, les difficultés se complexifiant au fil du cycle ;
- - lit à voix haute et silencieusement au fur et à mesure de l’automatisation de la lecture.
| - bénéficie, tout au long du cycle, de lectures orales effectuées par le professeur, à partir de textes résistants qui enrichissent ses connaissances langagières et exercent ses habiletés de compréhension. | - - est évalué régulièrement en fluence de syllabes, de mots puis de textes ;
- - lit et étudie 5 à 10 œuvres issues du patrimoine et de la littérature de jeunesse : contes, fables, récits, poèmes, pièces de théâtre, albums et textes documentaires.
|
| Écriture | - - écrit à plusieurs moments de la journée et oralise ce qu’il écrit en phase d’apprentissage de la lecture :
- copie de lettres, de syllabes, de mots puis de phrases ;
- production (sous la dictée ou non) de lettres, syllabes, mots, phrases puis textes au fil du cycle.
| - - exerce son geste graphique ;
- - à partir de la période 4 du CP, pratique des exercices de copie.
| - - participe, dès le CP, à la rédaction de plusieurs écrits collaboratifs qui vont au-delà d’une demi-page, dirigés par le professeur ;
- - produit peu à peu des écrits longs, de manière autonome au fil du cycle.
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| Oral | - - est exposé au modèle oral assuré par le professeur ;
- - prend la parole (le professeur la reformule si nécessaire en insistant sur la syntaxe et la prononciation).
| - a l’occasion d’échanger des propos avec ses camarades, d’exposer un point de vue. | - s’exerce régulièrement à une brève présentation orale ou un exposé en petit ou grand groupe. |
| Vocabulaire | - bénéficie d’un temps d’enseignement structuré et explicite du vocabulaire. | - bénéficie de séances de remémoration des corpus vus, y compris ceux du cycle 1. | - construit peu à peu un outil personnel de collecte et de structuration qui peut l’accompagner tout au long du cycle. |
| Grammaire et orthographe | - - bénéficie d’un temps d’enseignement explicite de la grammaire et de l’orthographe ;
- - fait une dictée en lien avec les apprentissages conduits.
| - bénéficie, à partir du CE1, de trois heures d’enseignement explicite de la langue. | |
Lecture
L’apprentissage de la lecture est l’objectif central du cycle 2 : il en constitue la priorité fondamentale sur laquelle reposent tous les apprentissages ultérieurs des élèves. Cette place prépondérante de la lecture s’articule avec les autres domaines d’enseignement du français.
Dès le CP et tout au long du cycle, l’enseignement de la lecture doit comporter trois entrées qui se complètent :
- l’apprentissage puis l’automatisation du décodage ;
- la lecture à voix haute ;
- la compréhension de textes dans toutes les disciplines.
Ces trois entrées doivent être menées de manière parallèle et complémentaire. C’est en effet l’accès à la compréhension des textes de tout type qui confère du sens à l’apprentissage de la lecture et la pratique de la lecture à voix haute qui, outre son effet sur l’automatisation, construit et révèle la juste compréhension des textes.
L’apprentissage du décodage se fonde sur la consolidation des compétences phonologiques acquises à l’école maternelle et sur la compréhension du principe alphabétique. Pour apprendre à lire, il est nécessaire de comprendre que les lettres ou les groupes de lettres (graphèmes) codent des sons (phonèmes), et que l’assemblage de ces phonèmes constitue des mots, des phrases, porteurs de sens. Cette base, dont les évaluations nationales de début de CP permettent de vérifier la maitrise par les élèves, est indispensable pour enseigner les correspondances graphophonémiques (CGP).
Au CP, l’apprentissage de ces correspondances est systématique, intensif, structuré et quotidien. Il est conduit en relation directe et immédiate avec les activités d’écriture de lettres, de syllabes, de mots puis de phrases qui suivent la progression des apprentissages. Il se nourrit également des acquisitions en orthographe lexicale et grammaticale qui facilitent la reconnaissance des mots et donc leur automatisation.
L’utilisation d’un manuel de lecture contribue à garantir une programmation de l’étude des correspondances graphophonémiques (CGP), à un tempo suffisamment rapide, et une présentation des lettres muettes (morphèmes grammaticaux et lexicaux) progressive et structurée. À la fin du CP, les élèves sont capables de déchiffrer tous les mots et ont automatisé la lecture des plus fréquents.
Dès le début de l’apprentissage, lire signifie pour l’élève oraliser ce qu’il lit. S’il s’agit dans un premier temps de lire à voix haute des syllabes et des mots, de façon de plus en plus fluide, la lecture de phrases puis de textes courts est rapidement possible et permet d’exercer à la fois la fluence de lecture, mais aussi la compréhension de l’élève.
Les supports consacrés aux activités de décodage doivent être distincts, dans un premier temps, de ceux consacrés à l’acquisition des stratégies de compréhension. Au fil de ses progrès, tout au long du cycle, l’élève lit quotidiennement des textes à voix haute et cette tâche, qui procède par le repérage de la ponctuation et des groupes de sens, construit et traduit également sa compréhension des textes.
La compréhension est la finalité de l’apprentissage de la lecture. Si l’automatisation du déchiffrage en est la condition quand l’élève lit un texte, elle requiert la maitrise de stratégies de compréhension qui prennent appui sur des compétences langagières solides (comprendre le vocabulaire, la syntaxe et les usages de la langue) qui se forgent à l’oral, mais aussi grâce à l’exposition régulière aux textes.
C’est la raison pour laquelle il importe que, tout au long du cycle 2, le professeur consacre des séances quotidiennes à la compréhension de textes issus de tous les domaines disciplinaires, plus denses, plus longs et complexes que ceux que l’élève est en mesure de lire par lui-même.
Progressivement, à partir de la 3e période de CP, les élèves sont amenés à acquérir et automatiser ces stratégies de compréhension à partir de textes qu’ils auront eux-mêmes décodés.
Ces lectures, intensives au début et prolongées tout au long du cycle, sont indispensables pour faire acquérir les compétences culturelles et personnelles qui doivent être mobilisées par chaque élève.
Le parcours de lecteur et la culture littéraire
Dans la continuité de l’école maternelle, c’est donc une familiarité avec la langue, le texte et le livre qu’il s’agit de renforcer au cycle 2. Jour après jour, les pratiques de classe confortent et structurent cette relation avec la langue orale et écrite. Le livre, sous toutes ses formes, devient un objet familier pour les élèves à l’école et à la maison. Il s’agit de cultiver leur gout personnel, d’éveiller leur plaisir de lire et leur envie d’apprendre.
Points de vigilance pour le professeur
- Le professeur s’appuie notamment sur les évaluations nationales de début d’année pour identifier les élèves dont les acquis précédents sont fragiles. Il met immédiatement en place, pour ces élèves, une pédagogie différenciée, qui porte sur la consolidation de la conscience phonologique et du principe alphabétique acquis en fin de maternelle, puis sur le déchiffrage des CGP en début de CE1.
- Il enseigne les CGP dès le début du CP selon une cadence soutenue : environ deux correspondances par semaine.
- Il ne donne à lire que des mots, des phrases puis des textes déchiffrables par l’élève, en fonction des CGP étudiées (l’usage des mots-outils doit être réduit au minimum).
- Il fait écrire systématiquement aux élèves les CGP enseignées.
- Il mesure la vitesse de lecture (des mots et des textes) des élèves afin de constituer des groupes qui permettront d’automatiser le décodage.
- Il lit à voix haute, toutes les semaines, des textes plus longs et résistants, et conçoit des séances consacrées à la compréhension de ces lectures.
- Il guide la compréhension des textes lus en s’appuyant sur le lexique, la juste compréhension de la chaine anaphorique, des inférences simples et l’élucidation des références culturelles. Il met en évidence, au sein de la chaine anaphorique, le lien qui existe entre un nom et sa reprise par un pronom ou un autre nom. Il structure fermement les séances de compréhension et développe, ce faisant, des stratégies afin que les élèves comprennent les textes.
- Dans le cadre d’un travail sur le parcours de lecteur et la culture littéraire, il fait lire 5 à 10 œuvres complètes par an, issues principalement du patrimoine et de la littérature de jeunesse. Il privilégie les lectures fondatrices qui construisent la culture littéraire des élèves, notamment des contes de Hans-Christian Andersen, de Marie-Catherine d’Aulnoy, des frères Grimm, de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, de Charles Perrault, de Charles Dickens, de Lewis Carroll, des fables de Jean de La Fontaine, des récits adaptés de la mythologie, une anthologie de poèmes, des pièces de théâtre, des récits et des romans patrimoniaux. Il propose aussi des albums et des récits écrits spécifiquement pour la tranche d’âge concernée.
- Il développe pour ses élèves une culture en littérature : il donne aux élèves la possibilité de garder la mémoire de leurs lectures (carnet de lecture, etc.) ; il favorise la fréquentation de lieux consacrés à la lecture (médiathèque, bibliothèque, bibliothèque centre documentaire (BCD), espace aménagé dans la classe) ; il permet l’échange autour des livres au sein de la classe et en dehors de la classe.
| Tous les jours, chaque élève | Toutes les semaines, chaque élève | Dans l’année, chaque élève |
|---|
- - lit au CP et au CE1 des syllabes, des mots, des phrases puis des textes, les difficultés se complexifiant au fil du cycle ;
- - lit à voix haute et silencieusement au fur et à mesure de l’automatisation de la lecture.
| - bénéficie, tout au long du cycle, de lectures orales effectuées par le professeur, à partir de textes résistants qui enrichissent ses connaissances langagières et exercent ses habiletés de compréhension. | - - est évalué régulièrement en fluence de syllabes et de mots, puis de texte ;
- - lit et étudie 5 à 10 œuvres issues principalement du patrimoine, mais aussi de la littérature de jeunesse : contes, fables, récits, poèmes, pièces de théâtre, albums et textes documentaires.
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Cours préparatoire
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
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- En fin de période 1
- - Décoder et encoder 12 à 15 correspondances graphophonémiques (CGP) régulières, fréquentes et aisément prononçables.
- - Déchiffrer des syllabes, des mots puis des phrases en fonction de la progression de l’apprentissage des CGP.
| - En fin de période 1
- - L’élève déchiffre les mots les plus réguliers selon la progression des CGP.
- - Il automatise la lecture des mots fréquents et transparents comme le, la, ami, rire, lune, etc.
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- En milieu d’année
- - Décoder et encoder de 25 à 30 CGP.
- - Avoir pris conscience de la présence de lettres finales muettes et s’appuyer sur le sens des mots pour les déchiffrer correctement.
- - Mémoriser les mots fréquents et réguliers.
- - Déchiffrer entre 15 et 30 mots par minute.
| - En milieu d’année
- - Il lit et écrit de nouveaux mots ou pseudo-mots en lien avec la progression des CGP.
- - Il déchiffre tous les mots selon la progression des CGP et identifie les marques grammaticales en genre et en nombre.
- - Il automatise la reconnaissance de mots qui ont des caractéristiques morphologiques communes : un préfixe, un radical ou un suffixe identiques.
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- En fin d’année
- - Décoder 30 mots par minute au minimum fin CP, sans préparation, 50 après préparation.
| - En fin d’année
- - Il lit des consignes, des phrases et de courts textes déchiffrables avec exactitude.
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Lire à voix haute
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès le début de l’année
- - Oraliser les syllabes déchiffrées et encodées, puis les mots.
| - Dès le début de l’année
- - L’élève est capable de lire à voix haute des syllabes, des mots et de courtes phrases.
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- En cours d’année
- - Oraliser régulièrement les mots et phrases déchiffrés et encodés.
- - S’entrainer à lire des textes déchiffrables de manière à automatiser sa lecture.
| - En cours d’année
- - Il est capable de lire à voix haute un texte simple en faisant une courte pause à la fin des phrases.
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- En fin d’année
- - Lire après préparation un texte adapté à son niveau de lecture avec une vitesse de 30 mots par minute au minimum sans préparation, 50 après préparation.
- - Identifier les marques de ponctuation et les prendre en compte sur un texte préparé.
- - Amorcer une lecture expressive.
| - En fin d’année
- - Après préparation, il repère les groupes de mots qui doivent être lus ensemble en s’appuyant sur le sens et la chaine d’accords ; il en tient compte dans sa lecture à voix haute.
- - Après préparation, il modifie sa voix pour faire parler tel ou tel personnage.
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Comprendre un texte
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Dégager le sens global d’un texte entendu ou lu de façon autonome.
- - Identifier les mots inconnus dans un texte et chercher à leur donner un sens.
- - Se repérer dans la chaine anaphorique (qui relie un nom à sa ou ses reprise(s) pronominale(s) ou à d’autres noms de sens équivalent).
- - Comprendre ce qui est implicite (inférences simples).
- - Justifier ses réponses par un retour au texte.
- - Lire et comprendre en autonomie un texte narratif, informatif ou prescriptif d’une dizaine de lignes.
| - - L’élève est capable de construire une représentation mentale au fur et à mesure que se déroule la lecture.
- - Il construit la chronologie et identifie les lieux évoqués dans un récit.
- - Il repère les informations données dans un texte informatif simple relevant des différents champs disciplinaires.
- - Il commence à s’appuyer sur le contexte pour élucider le sens des mots inconnus.
- - Il commence à se poser des questions sur le texte.
- - Il est capable de relier sémantiquement : le lion/il/le fauve/le roi de la savane.
- - Il identifie dans un texte (récit ou documentaire) les éléments permettant de répondre à des questions du professeur.
- - Il est capable de réaliser en autonomie une inférence simple (contexte connu de l’élève)
- Ex. : « J’ai pris mon parapluie » → Le temps est pluvieux.
- - Il cherche à comprendre les émotions des personnages en s’appuyant sur ses expériences personnelles, grâce à un questionnement ouvert du professeur : « À votre avis, pourquoi … ? Qu’en pensez-vous ? Auriez-vous agi comme ce personnage ? Pourquoi ? ».
- - Il vérifie sa compréhension dans des échanges entre pairs et peut la réviser, le cas échéant, en retournant au texte.
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Devenir lecteur
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Lire 5 à 10 œuvres complètes et variées issues du patrimoine et de la littérature de jeunesse (albums, romans, contes, fables, poèmes, pièces de théâtre et documentaires).
- - Repérer et reconnaitre des types de personnages.
- - Aller vers les livres et être capable d’en choisir à titre personnel.
- - Relier ses lectures à son expérience personnelle, être en mesure d’établir des liens entre ses différentes lectures (mise en réseau).
- - Fréquenter régulièrement des lieux de lecture et se familiariser avec eux, rencontrer des acteurs du livre.
| - - L’élève est capable de caractériser les personnages, de les comparer et de reconnaitre des types récurrents dans la littérature de jeunesse.
- - Il différencie le type narratif du type informatif.
- - Il est capable d’exprimer le lien entre deux lectures ou entre une lecture et sa propre expérience.
- - Il est capable de choisir un livre en fonction de ses propres centres d’intérêt.
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Cours élémentaire première année
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Tout au long de l’année
- - Automatiser le décodage des correspondances graphophonémiques (CGP) apprises au CP.
| - L’élève déchiffre et écrit sous la dictée des syllabes et des pseudo-mots comportant des CGP courantes et d’autres plus complexes (ex. : doir, stag, choust, valin, cagnou, etc.). |
- En fin d’année
- - Décoder toutes les CGP y compris les plus complexes.
- - Avoir mémorisé l’ensemble des CGP dans tous les types d’écriture, en particulier celles des sons proches (en encodage et décodage).
- - Identifier directement l’ensemble des mots courants et déchiffrer avec exactitude les mots nouveaux dont le décodage n’a pas encore été automatisé.
| - - Il lit des phrases contenant des morphèmes grammaticaux et lexicaux muets (ex. : ils chantent, le lait, etc.) de manière fluide sans vocaliser les lettres muettes.
- - Il lit des mots nouveaux en lien avec l’orthographe lexicale, il se sert de sa connaissance des graphèmes pour établir des listes analogiques de mots : ça/glaçon/garçon/nous forçons/maçon/etc. et flacon/flocon craie/etc. (voir les valeurs positionnelles des lettres c, g, s, etc.).
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Lire à voix haute
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- En fin d’année
- - Lire un texte adapté à son niveau de lecture avec une vitesse de 70 mots par minute.
- - Lire des textes narratifs, documentaires et prescriptifs en respectant tous les signes de ponctuation et les groupes de souffle.
- - Lire de manière expressive.
| - - L’élève s’entraine à la lecture à voix haute dans des séances spécifiques : il repère la ponctuation et les groupes de mots qui doivent être lus ensemble (groupes de souffle respectant l’unité de sens).
- - Il lit après préparation un texte simple en réalisant les pauses adéquates et en adoptant le ton et le rythme appropriés au sens du texte.
- - Il lit un texte en modifiant sa voix et sa cadence, en fonction du sens.
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Comprendre un texte
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Dégager le sens global d’un texte lu, de façon autonome, à la suite d’une séance dédiée à la compréhension.
- - Développer des stratégies pour élucider le sens des mots et des expressions inconnus.
- - Se repérer dans la chaine anaphorique (qui relie un nom à sa ou ses reprise(s) pronominale(s) ou à d’autres noms de sens équivalent) et s’appuyer sur le sens du texte pour résoudre des ambigüités.
- - Comprendre ce qui est implicite dans le texte (inférences) dans des cas simples.
- - Justifier ses réponses par un retour au texte.
- - Lire et comprendre en autonomie un texte narratif, informatif ou prescriptif d’une quinzaine de lignes.
| - - L’élève restitue les enchainements logiques et chronologiques d’un récit.
- - Il est capable d’expliciter les émotions des personnages.
- - Il est capable de donner un titre au texte.
- - Il est capable de le résumer oralement.
- - Il réalise ce qui est demandé dans le cas d’un texte prescriptif : une recette, l’application d’une règle du jeu, etc.
- - L’élève prend appui sur la morphologie d’un mot et/ou sur le contexte pour le comprendre.
- - Il prend l’habitude de consulter un dictionnaire adapté.
- - Il explicite son raisonnement pour inférer.
- - Il prend l’habitude de relire en autonomie un texte ou un passage pour mieux le comprendre, rechercher et repérer une information.
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Devenir lecteur
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Lire 5 à 10 œuvres complètes et variées issues du patrimoine et de la littérature de jeunesse (albums, romans, contes, fables, poèmes, pièces de théâtre et documentaires).
- - Se familiariser aux différents genres et types de textes.
- - Faire preuve d’initiative dans ses lectures personnelles en empruntant des livres en fonction de ses gouts.
- - Relier ses lectures à son expérience personnelle, être en mesure d’établir des liens entre ses différentes lectures (mise en réseau).
| - - L’élève commence à écrire à propos de ses lectures : il exprime ses gouts et préférences, est capable d’écrire un bref résumé ou d’inventer une autre fin.
- - Il est capable, à l’oral, de présenter une lecture à ses camarades.
- - L’élève reconnait, lors des lectures orales d’un adulte, les grandes caractéristiques d’un texte (conte, fable, poème).
- - Il se familiarise avec les lieux de lecture et développe une autonomie dans le choix de ses lectures.
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Cours élémentaire deuxième année
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Avoir automatisé toutes les correspondances graphophonémiques (CGP).
- - Lire un texte nouveau en s’appuyant sur un décodage rapide.
- - Automatiser la lecture des mots.
- - Repérer les lettres muettes et décoder les mots inconnus en conservant une vitesse de lecture correspondant aux objectifs de fin d’année.
| - - L’élève reconnait directement les mots fréquents et irréguliers.
- - Il utilise la voie graphophonologique pour lire des mots inconnus en conservant une fluidité de lecture.
- - Il lit un texte avec fluidité sans vocaliser les lettres muettes et en faisant les liaisons appropriées.
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Lire à voix haute
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Lire un texte adapté à son niveau de lecture avec une vitesse de 90 mots par minute.
- - Lire un texte en respectant l’ensemble des marques de ponctuation et les liaisons.
- - Manifester sa compréhension par une lecture expressive qui respecte la structure du texte, de la phrase et le sens.
| - L’élève est capable de lire une scène de théâtre en incarnant un personnage et en jouant de l’expressivité de la ponctuation. |
Comprendre un texte
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Lire et dégager le sens d’un texte narratif, poétique, documentaire ou théâtral, lu en autonomie ou lu par un adulte en s’appuyant sur les caractéristiques de ces textes.
- - Adopter une posture active par rapport au vocabulaire inconnu.
- - Se repérer dans la chaine anaphorique (qui relie un nom à sa ou ses reprise(s) pronominale(s) ou à d’autres noms de sens équivalent) et s’appuyer sur le sens du texte pour résoudre des ambigüités.
- - Différencier le type narratif du type informatif et prescriptif.
- - Comprendre ce qui est implicite (inférences) en s’appuyant sur des indices explicites et sur ses propres connaissances.
- - Revenir au texte pour identifier et comprendre les éléments complexes.
- - Lire et comprendre en autonomie un texte narratif, informatif ou prescriptif d’une vingtaine de lignes.
| - - L’élève restitue les enchainements logiques et chronologiques d’un récit.
- - Il identifie les évènements, les personnages et les lieux évoqués dans un récit.
- - Il repère les informations données dans un texte informatif simple relevant des différents champs disciplinaires et verbalise ce que la lecture lui a permis d’apprendre.
- - Il est capable de donner un titre au texte.
- - Il est capable de le résumer oralement.
- - Il sait utiliser les sous-titres, titres de chapitres, mise en page en paragraphes, etc. pour mieux comprendre.
- - Il est capable d’expliciter les émotions et ressorts psychologiques des personnages.
- - Il explicite les inférences.
- - Il prend appui sur le contexte et sur la morphologie (sens des principaux affixes) pour élucider le sens des mots inconnus.
- - Il vérifie sa compréhension dans des échanges entre pairs et commence à faire preuve de flexibilité, le cas échéant, en retournant au texte.
- - Il commence à utiliser des stratégies dans le cas d’une prise de conscience de non-compréhension : relecture de la phrase, du paragraphe, poursuite de la lecture dans le but de lever des ambigüités, recherche dans le dictionnaire, recours à des outils constitués en étude de la langue, recherche documentaire sur l’univers du texte, etc.
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Devenir lecteur
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Lire de manière autonome 5 à 10 œuvres complètes et variées issues du patrimoine et de la littérature de jeunesse (albums, romans, contes, fables, poèmes, pièces de théâtre et documentaires).
- - Relier ses lectures à son expérience personnelle, être en mesure d’établir des liens entre ses différentes lectures (mise en réseau).
- - Fréquenter des lieux de lecture régulièrement et rencontrer des acteurs du livre.
| - - L’élève connait les caractéristiques de personnages-types de plus en plus diversifiés ; il dispose de références construites sur des réseaux de textes.
- - Il différencie les caractéristiques des genres et types les plus courants : poésie, théâtre, récit (policier, d’aventure, etc.).
- - Il partage une culture commune autour de textes patrimoniaux adaptés à son âge.
- - Il consigne ses expériences de lecture dans un carnet de lecteur.
- - Il lit en classe, fréquente des lieux de lecture.
- - Il répond à des questions ouvertes du professeur ou de pairs.
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Écriture
Dans la continuité des activités conduites durant le cycle 1, l’enjeu du cycle 2 porte en premier lieu sur l’apprentissage du geste graphique qui n’est pas achevé en fin de grande section. Par l’exercice répété sous diverses formes, l’élève continue à apprendre le tracé normé des lettres en écriture cursive et l’enchainement de plusieurs lettres afin de parvenir à écrire des mots puis des phrases.
Dès le CP et tout au long du cycle, l’enseignement de l’écriture doit comporter quatre types d’activités qui se complètent : l’apprentissage de l’écriture cursive, la copie, la dictée et la production d’écrits.
Par un enseignement structuré, explicite, progressif, et en relation avec toutes les autres composantes de l’enseignement du français (l’expression orale, la lecture, la grammaire et le vocabulaire), les élèves acquièrent peu à peu les moyens d’une écriture dont le geste se fluidifie et dont les codes se mettent en place : respect des correspondances graphophonémiques (CGP) puis de l’orthographe lexicale, mise en place de la structure de la phrase française et de l’orthographe grammaticale.
L’apprentissage de l’écriture cursive
Au CP, l’élève continue à apprendre à tracer le geste d’écriture cursive en minuscules de chacun des graphèmes étudiés en séance de décodage, isolément mais aussi enchainés à d’autres lettres (écriture de syllabes, de mots et de phrases).
Au CE1, il automatise le tracé des lettres minuscules cursives et il commence à apprendre, en 2e partie de l’année, le tracé des lettres majuscules cursives, par familles de gestes (I, J et K sont étudiées successivement, par exemple).
Au CE2, il automatise le tracé des lettres minuscules et majuscules cursives.
La copie doit respecter la progressivité des apprentissages : lettre/syllabe/mot. Dans la continuité de l’école maternelle, le professeur explicite les tracés et les stratégies de copie dans des séances spécifiques. Tout au long du cycle, l’élève copie également des phrases qui peuvent provenir de tous les champs disciplinaires. Outre son rôle dans l’acquisition du geste graphique, la copie entraine la mémorisation orthographique et syntaxique : elle a toute sa place au sein des séances d’orthographe (copies de mots analogiques) ; elle est l’occasion d’apprendre des manières de dire. Le professeur veille à faire oraliser par l’élève ce qu’il copie.
La dictée est dans un premier temps l’occasion de vérifier que l’articulation entre les sons entendus et leur codage graphémique est acquise. Elle doit aussi servir à mémoriser les graphèmes étudiés : comme la copie, la dictée porte sur des graphèmes, des syllabes, des mots puis de courtes phrases. Avant d’être un outil d’évaluation de l’orthographe, la dictée est bien une activité d’écriture permettant la maitrise du principe alphabétique et l’acquisition de l’encodage et du décodage. Les erreurs des élèves dans les dictées font partie de l’apprentissage et doivent, comme l’ensemble des erreurs, être accueillies comme un passage obligé, source de progrès.
Dans la continuité des apprentissages en production d’écrits (essais d’écriture et dictées à l’adulte) conduits à l’école maternelle, le cycle 2 est le temps de la structuration des premiers écrits autonomes. En prenant appui sur les premiers écrits de l’école maternelle, le cycle 2 vise, dans un premier temps, à permettre à l’élève de retranscrire correctement les sons, compétence que l’apprentissage progressif des CGP va peu à peu forger.
Il s’agit aussi d’acquérir progressivement l’ensemble des codes de l’écrit à l’aide de séances spécifiques : segmentation des mots, majuscule, ponctuation finale forte, syntaxe de la phrase simple et orthographe. Les séances de vocabulaire et la fréquentation des textes de tous types irriguent aussi la pratique de l’écriture.
Points de vigilance pour le professeur
- Le professeur exerce une vigilance quant à la posture de l’élève lorsqu’il écrit : station assise confortable, libération du haut du corps, décontraction de l’épaule et du coude, appui du poignet et bonne utilisation des outils (bonne préhension du crayon, du support d’écriture, etc.).
- Le professeur enseigne des stratégies de copie et fait observer leur efficacité (copie lettre à lettre/syllabe par syllabe/mot à mot/par groupe de sens/etc.) dans le cadre de différentes situations (retranscription d’énoncés, copie avec transformation de l’énoncé, disparition du modèle, etc.).
- Le professeur pratique différentes formes de dictées dont la visée est de faire acquérir des compétences orthographiques et méthodologiques.
- L’écrit s’appuie sur l’oral : le professeur montre les écarts entre oral et écrit.
- L’écrit se nourrit et se structure à partir d’écrits exemplaires (phrases prototypiques ou extraites de textes littéraires) auxquels l’élève emprunte du vocabulaire, des manières de dire, l’orthographe des mots.
- Le professeur élabore avec les élèves des outils d’aide à l’écriture (affichage, lutin, cahier de leçons ou de références) pour le lexique, l’orthographe et la syntaxe. Regrouper les différentes versions d’un même écrit permet à l’élève de mesurer ses progrès.
- Selon la situation d’apprentissage, le professeur indique systématiquement la forme normée à chaque erreur de l’élève.
- Pour que les élèves s’engagent dans l’écriture, il convient de leur apprendre à préparer avec eux leur écrit (planification), de les accompagner dans l’acte d’écriture puis de leur enseigner la manière d’améliorer leur production (révision).
- Le professeur est attentif à l’orthographe dès les premiers écrits autonomes.
- Le recours aux listes de mots, aux dictionnaires orthographiques ainsi que les retours immédiats de sa part durant l’écriture vont limiter les erreurs dans le texte.
- Pour les erreurs restantes, l’enseignant corrige ce qui n’est pas totalement automatisé.
| Tous les jours, chaque élève | Toutes les semaines, chaque élève | Dans l’année, chaque élève |
|---|
- - écrit à plusieurs moments de la journée et oralise ce qu’il écrit en phase d’apprentissage de la lecture :
- copie de lettres, de syllabes, de mots puis de phrases ;
- production (sous la dictée ou non) de lettres, syllabes, mots, phrases puis textes au fil du cycle.
| - - exerce son geste graphique ;
- - à partir de la période 4 du CP, pratique des exercices de copie.
| - - participe, dès le CP, à la rédaction de plusieurs écrits collaboratifs qui vont au-delà d’une demi-page, dirigés par le professeur ;
- - produit peu à peu des écrits longs en autonomie au fil du cycle.
|
Cours préparatoire
Apprendre à écrire en écriture cursive
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Apprendre à écrire en écriture cursive tous les graphèmes étudiés selon la progression en décodage.
- - Apprendre à les enchainer, avec fluidité, avec d’autres lettres dans des syllabes, mots, phrases.
| - - L’élève respecte la forme et la taille de la lettre, le sens de rotation du tracé et l’enchainement des lettres.
- - Il est capable d’enchainer plusieurs lettres sans lever le crayon (sauf devant les lettres rondes : a, c, d, g, o, q, x).
|
Encoder puis écrire sous dictée
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès le début de l’année
- - Encoder des syllabes simples puis des mots selon la progression des CGP.
| - Dès le début de l’année
- - Dans le cadre des leçons sur les graphèmes, l’élève réalise des dictées de lettres, syllabes, mots puis phrases à partir de la période 2.
- - Il oralise ce qu’il écrit et segmente la chaine orale (la phrase en mots, les mots en syllabes et phonèmes).
- - Il utilise l’analogie (il recourt au mot « vendredi » pour écrire la préposition « en »).
|
- Dès la fin de la 2e période
- - Écrire des mots dictés avec des lettres muettes apprises (mettre en relation des morphogrammes lexicaux et grammaticaux).
| - À partir de la période 2
- - Il mobilise des connaissances orthographiques (lettres muettes, éléments d’orthographe lexicale, marques d’accords accompagnées par l’adulte, ponctuation) lors des activités d’encodage (ex. : un ballon rond-une balle ronde-des ballons ronds).
- - Il utilise l’analogie et son répertoire mental de mots écrits.
- - Il utilise les outils présents dans la classe (frise alphabétique, répertoire de mots, affichages, etc.).
|
- En fin d’année
- - Écrire sous la dictée des mots et des phrases.
| |
Copier et acquérir des stratégies de copie
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès le début de l’année
- - Copier des syllabes simples puis des mots avec lettres muettes.
| - Dès le début de l’année
- - L’élève transforme en cursive un mot puis une phrase à partir de modèles en écriture scripte.
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- Dès la fin de la période 1
- - Copier une phrase en lien avec les 12/15 correspondances graphophonémiques étudiées.
- - Commencer à verbaliser et à utiliser des stratégies de copie pour dépasser la copie lettre à lettre : prise d’indices, mémorisation de mots ou groupes de mots.
- - Commencer à savoir se relire après copie.
| - Dès la fin de la période 1
- - Il copie un écrit placé à distance (ou au verso de la feuille) et comptabilise le nombre de recours au modèle pour obtenir une version conforme au modèle. Il cherche à utiliser la stratégie personnelle la plus efficace.
|
- En fin d’année
- - Copier trois ou quatre phrases sans erreur et de façon lisible.
| - En fin d’année
- - Il rectifie seul les oublis de mots et les erreurs de ponctuation.
- - Il verbalise et met en place des stratégies de copies (segmenter l’empan, mémorisation par ex.).
|
Produire des écrits
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès le début de l’année
- - Écrire des graphèmes, des syllabes, des mots puis quelques phrases avec l’aide du professeur à partir des mots connus et déchiffrés. Les activités de dictées à l’adulte sont poursuivies.
| - Dès le début de l’année
- - L’élève compose des phrases à l’aide d’étiquettes mobiles qu’il sait déchiffrer.
- - L’élève participe à une dictée à l’adulte, en petit groupe, en adaptant son débit de parole et en prenant conscience de la différence entre les normes du langage oral et celles du langage écrit (négations, reprises pronominales, etc.).
|
- Dès la 2e période
- - Produire des écrits courts porteurs de sens, d’une à cinq lignes, en articulation avec l’apprentissage de la lecture.
- - S’appuyer sur les textes de lecture pour les transformer sur quelques points seulement (écrire à la façon de, ajouter un épisode, etc.).
| - Dès la 2e période
- L’élève complète et modifie des listes analogiques en lien avec ses apprentissages en lecture, en grammaire et en orthographe (selon une catégorie grammaticale, selon un critère graphophonologique) ainsi qu’en vocabulaire (selon un thème ou un critère morphologique). Exemple 1 : compléter une liste avec les noms de trois animaux dont l’orthographe est connue : chat, chien, souris, etc.
- Exemple 2 : complète la liste de ces mots commençant par la syllabe « pa » : papa, pari, etc.
- - Il modifie un passage d’un texte lu en prenant appui sur un corpus de mots :
- Jacques a un canari jaune. → --------- a un -------- ------------.
- - Il produit des gammes d’écriture qui accompagnent sa découverte de la langue : J’ai un chat./J’ai un …
|
- En fin d’année
- - Produire des écrits courts porteurs de sens d’une à cinq lignes en articulation avec l’apprentissage de la lecture.
- - Commencer à acquérir une méthodologie de production écrite : planification, mise en mots avec vigilance orthographique, relectures et révisions.
- - Repérer les dysfonctionnements de son texte par la relecture à voix haute du professeur ou grâce à des outils d’aide construits à cet effet.
| - En fin d’année
- - Il respecte les deux marqueurs de la phrase : majuscule (en capitales d’imprimerie) et ponctuation finale forte.
- - Il formule une réponse pour résoudre un problème mathématique, une question dans le cadre de la démarche scientifique.
- - Après la lecture d’un récit à structure répétitive, il écrit un nouvel épisode en respectant la structure imposée.
- - Il est capable de s’investir dans la préparation d’un écrit : chercher des idées, respecter les consignes, recourir aux outils à sa disposition.
- - Il parvient à reprendre un écrit (en cas d’erreur, d’omission, de confusion dans une CGP) en prenant appui sur le guidage du professeur et/ou sur un modèle.
|
Cours élémentaire première année
Apprendre à écrire en écriture cursive
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès la période 1
- - Mémoriser le tracé normé et la transcription de toutes les lettres minuscules scriptes en lettres minuscules cursives.
| - Dès la période 1
- - L’élève exerce tous les jours le geste d’écriture cursive minuscule en révisant les graphèmes par famille de gestes.
- - Il s’entraine à écrire en cursive en respectant les normes.
- - Il transcrit de l’écriture scripte en écriture cursive.
|
- À partir de la période 2
- - Reconnaitre les lettres dans les quatre écritures : minuscules (scripte et cursive), majuscules (scripte ou cursive).
- - Apprendre le tracé normé des lettres majuscules cursives par familles de gestes.
| - En fin d’année
- - Il reconnait toutes les majuscules des lettres cursives.
- - Il sait tracer les majuscules des lettres cursives.
|
Encoder puis écrire sous dictée
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Orthographier correctement les mots fréquents, réguliers puis irréguliers.
- - Réaliser des accords en genre et en nombre dans le groupe nominal (article, nom, adjectif) et dans le groupe verbal (marque de pluriel des verbes = nt).
| - - L’élève réalise des dictées en lien avec l’étude des graphèmes avec ou sans appui du cahier où ils sont consignés.
- - Il réalise des dictées en lien avec l’étude de la langue.
- - Il se familiarise avec divers types de dictée.
|
Copier et acquérir des stratégies de copie
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Automatiser le geste d’écriture cursive par la copie de textes en temps limité.
- - Acquérir des stratégies de copie et en mesurer l’efficacité.
- À l’issue de la période 1
- - Copier quatre à cinq phrases courtes.
- À partir de la période 3
- - Copier cinq ou six lignes sans erreur.
- À la fin de l’année
- - Recopier sans effort une dizaine de lignes en respectant la ponctuation et la mise en page.
| - À la fin de l’année
- - L’élève sait transcrire cinq ou six phrases dans un cahier en enchainant plusieurs lettres sans rompre le geste.
- - Il sait mobiliser différentes stratégies de copie : lettre à lettre, syllabe par syllabe, mot à mot, groupe de mots par groupe de mots, etc.
- - Il commence à comparer l’efficacité relative de ces stratégies, selon les situations.
- - Il relit son écrit et corrige l’orthographe en fonction du texte et des indications du professeur.
|
Produire des écrits
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès les premières semaines
- - Rédiger une phrase simple à partir d’une phrase prototypique, en changeant un puis plusieurs mots.
| - Dès les premières semaines
- - L’élève modifie un passage d’un texte lu en prenant appui sur un corpus de mots.
- Exemple : exercice de transformation : Le petit chat est dans la cour de la ferme et poules/grosses/maison/cour.
- → Les grosses poules sont dans la cour de la maison.
|
- Dès la période 1
- - Écrire un texte court de une à trois phrases.
| - Dès la période 1
- - L’élève se sert de « brouillons » pour écrire : listes, pistes, cartes mentales, etc.
|
- Au cours des périodes 1 à 5
- - Insérer des connecteurs pour rendre cohérent l’enchainement de plusieurs phrases.
- - Retravailler un texte (issu de lecture et/ou d’écriture) en fonction d’une ou deux contraintes d’écriture.
- - Continuer à acquérir une méthodologie de production écrite : planification, mise en mots avec vigilance orthographique, révision après retours immédiats du professeur.
| - Au cours des périodes 1 à 5
- - Il respecte les deux marqueurs de la phrase : majuscule et ponctuation finale forte.
- - Lors de l’étude d’une œuvre, il écrit la suite d’un passage en séquençant les actions : D’abord … Puis … Enfin…
- - À l’écoute de son texte, il indique s’il y a des omissions, des incohérences et des répétitions.
|
- En fin d’année
- - Écrire un texte de six ou sept phrases maximum en assurant la cohérence syntaxique et logique du texte produit.
| - En fin d’année
- - Il écrit des phrases de réponses dans de nombreuses situations de classe, par exemple en mathématiques.
- - Il produit des gammes d’écriture qui accompagnent sa découverte de la langue : Simon parle à Nora./Simon parlait à Nora./Simon parlera à Nora./etc. Il parvient à corriger les mots fréquents étudiés ainsi que l’accord sujet-verbe et les accords en nombre dans le groupe nominal après retours du professeur.
|
Cours élémentaire deuxième année
Apprendre à écrire en écriture cursive
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- Dès la période 1
- - Automatiser l’écriture de toutes les lettres minuscules et majuscules en cursive.
| - L’élève écrit et transcrit avec fluidité toutes les lettres cursives minuscules et majuscules. |
Encoder puis écrire sous dictée
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- À la fin de l’année
- - Orthographier correctement les mots fréquents, réguliers et irréguliers et des phrases selon les accords étudiés dans le cadre de dictées.
| - - L’élève réalise des dictées en lien avec l’étude de la langue en mobilisant diverses connaissances enseignées :
- - Il transcrit correctement les phonèmes pouvant s’écrire à l’aide de plusieurs graphèmes : /o/, /é/, /è/, /an/, /s/, etc. dans différents mots fréquents.
- - Il orthographie les chaines d’accord dans la phrase.
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Copier et acquérir des stratégies de copie
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- En fin d’année
- - Copier une dizaine de lignes sans erreur en conjuguant vitesse et exactitude et en respectant les mises en page complexes.
| - - L’élève utilise systématiquement des stratégies de copie pour exercer la vitesse, l’exactitude, l’endurance et la mise en page : prise d’indices, mémorisation de mots ou groupes de mots dans tous les domaines et dans le cadre de la copie de la leçon.
- - Il sait copier en respectant la mise en page du texte.
- - Il se relit et est capable de repérer des omissions ou erreurs orthographiques ou de ponctuation.
|
Produire des écrits
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Développer tout au long de l’année les compétences qui lui permettront en fin d’année :
- d’écrire pour transmettre un message, une émotion, une information, etc., à un destinataire ;
- de rédiger quelques phrases qui permettent d’entrainer les automatismes appris en grammaire et orthographe ;
- d’écrire un texte d’une dizaine de lignes de différents types et relevant des différents enseignements : respecter la syntaxe, les règles orthographiques étudiées, réemployer un lexique précis et prendre en compte des contraintes d’écriture ;
- de relire son texte méthodiquement.
| - - L’élève écrit un message correctement orthographié pour être compris par le lecteur.
- - L’élève produit des gammes qui accompagnent sa découverte de la langue : La petite fille veut boire un chocolat./Les petits garçons veulent boire un chocolat./J’ai voulu boire un chocolat./etc.
- - Il utilise un brouillon pour organiser ses idées.
- - Il s’appuie sur un cahier de règles ou sur des affichages.
- - Il mobilise des connecteurs temporels et logiques.
- - Il écrit des dialogues, des récits, des poèmes en tenant compte des différentes caractéristiques des types et genres de textes.
- - Il écrit des questions, des réponses et des hypothèses.
- - Il parvient à identifier les groupes nominaux et verbaux dans son texte et éventuellement à corriger les erreurs d’accords.
- - Il améliore son texte en fonction des indications du professeur.
|
Oral
Au cours du cycle 1, l’enfant devenu élève acquiert les compétences pour se faire comprendre et développe des capacités d’écoute et d’attention. L’enjeu du cycle 2 consiste à favoriser et à enrichir la prise de parole de l’élève et, par l’écoute et le dialogue, à développer ses compétences psychosociales.
Ce faisant, grâce à des séances quotidiennes consacrées à l’oral et adossées à toutes les activités de la classe, son langage s’élabore sur le plan syntaxique et lexical. L’enseignement de l’oral revêt donc des enjeux cognitifs, sociaux et scolaires. Son objectif est de permettre à chaque élève de comprendre et de produire des discours variés, adaptés et compréhensibles, et ainsi de conquérir un langage plus élaboré.
La compétence orale se forge grâce à trois activités langagières qui doivent être pratiquées de façon équilibrée : comprendre un énoncé oral, parler en interaction et parler en continu. Ces activités sont complémentaires : l’écoute peut ainsi nourrir la langue de l’élève et entrainer une activité de réinvestissement de mots, de tournures, d’expressions entendues et comprises.
Les compétences acquises en matière de langage oral, tant sur le plan de l’expression que de la compréhension, sont par ailleurs essentielles pour mieux maitriser l’écrit ; de même, la maitrise progressive des usages de la langue écrite favorise l’accès à un oral plus formel et mieux structuré.
Points de vigilance pour le professeur
- Le professeur adopte un niveau de langue modélisant sur le plan syntaxique et lexical, qui doit constituer une référence pour l’élève. Le professeur reformule l’oral de l’élève afin de lui donner à entendre une meilleure manière de dire tout en accueillant l’erreur de façon positive.
- Le professeur énonce clairement les objectifs aux élèves, y compris en situation d’écoute afin de favoriser leur attention.
- Le professeur intègre les séances consacrées à la pratique de l’oral (écouter, raconter, décrire, expliquer, prendre part à des échanges) dans les séquences constitutives des divers enseignements ou dans les moments de régulation de la vie de la classe. L’ajout d’objectifs langagiers aux objectifs disciplinaires permet d’accorder un temps quotidien d’entrainement à l’écoute ou à la prise de parole.
- Le professeur conçoit les séances d’oral en lien étroit avec les leçons de vocabulaire et de grammaire.
- Le professeur fait mémoriser une dizaine de poèmes par an, de longueur et de complexité (lexique, syntaxe, structure) progressives.
| Tous les jours, chaque élève | Toutes les semaines, chaque élève | Dans l’année, chaque élève |
|---|
- - est exposé au modèle oral assuré par le professeur ;
- - prend la parole (le professeur la reformule si nécessaire en insistant sur la syntaxe et la prononciation).
| - a l’occasion d’échanger avec ses camarades, d’exposer un point de vue. | - s’exerce régulièrement à une brève présentation orale ou un exposé en petit ou grand groupe. |
Cours préparatoire
Écouter pour comprendre
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
| - Comprendre un message entendu de quelques minutes et mémoriser quelques informations importantes. | - - L’élève adopte une posture d’écoute pour mémoriser une consigne ou un message important.
- - Il réalise l’action demandée par un discours injonctif : consigne, recette de cuisine, notice de montage, règle du jeu, etc.
- - Il sait répondre, après plusieurs écoutes d’un texte narratif à la question : Que raconte ce texte ?
- - Il sait répondre, après plusieurs écoutes d’un bref document audio ou d’une lecture oralisée d’un texte documentaire à la question : Quelles informations as-tu retenues ?
|
Dire pour être compris
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Mener une brève production orale pour rapporter, raconter, décrire ou expliquer, en utilisant quelques organisateurs du discours et en mobilisant le lexique appris.
- - S’écouter pour progresser et proposer des reformulations.
- - Oraliser un texte mémorisé ou préparé en tenant compte de son auditoire.
| - - En groupe restreint, l’élève est capable de prendre la parole en regardant ses camarades et en veillant à se faire comprendre d’eux.
- - Il est capable de décrire des images ou de raconter avec ses propres mots une histoire entendue, en utilisant des connecteurs tels que parce que, alors, ensuite.
- - Il restitue un poème en articulant distinctement et d’une voix audible.
|
Participer à des échanges
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Participer aux échanges en respectant les règles, en écoutant les autres et en donnant son avis.
- - Prendre conscience des écarts de niveau de langue selon les situations de communication.
| - - L’élève attend la fin d’une prise de parole pour parler.
- - Il est capable d’exprimer une idée en lien avec le sujet de l’échange en réutilisant des expressions comme : Je souhaite prendre la parole pour… ; Je suis d’accord…
- - Il mesure que l’on ne parle pas de la même manière en classe et dans la cour.
|
Cours élémentaire première année
Écouter pour comprendre
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
| - Maintenir une attention active pendant quelques minutes pour repérer, mémoriser, classer ou ordonner les informations importantes entendues à l’oral. | - - L’élève est capable d’écoute active : il prend le temps de comprendre les informations entendues.
- - Il réalise l’action demandée par un discours injonctif : consigne, recette de cuisine, notice de montage, règle du jeu, etc.
- - Il récapitule une leçon orale, par exemple en sciences en ordonnant les informations.
|
Dire pour être compris
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Utiliser à l’oral l’ensemble des temps verbaux pour raconter, décrire, expliquer, comparer ou exposer.
- - Utiliser les critères définis pour évaluer sa prestation ou celle des autres et progresser dans la production de différents types de discours.
| - - L’élève est capable de prendre la parole en groupe. Il s’adresse directement à ses camarades et se fait comprendre.
- - Il est capable de réinvestir (pendant 5 minutes maximum) les tournures linguistiques et les postures apprises lors des séances dédiées à l’enseignement des différents types de discours.
- - Il utilise des termes comme d’abord, pour commencer, ensuite, donc, par conséquent, enfin, pour terminer, pour conclure.
- - Il présente une démarche scientifique en utilisant le lexique appris.
|
Participer à des échanges
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Respecter le propos au cours des échanges au sein d’un groupe.
- - Adapter le registre de langue utilisé (familier, courant, soutenu) à la situation de communication proposée : conversation entre pairs, dialogue avec un adulte connu, une personnalité inconnue, etc.
| - - L’élève exprime et justifie un accord ou un désaccord en utilisant des expressions fournies par le professeur : Je ne suis pas d’accord avec… ; Je ne partage pas l’avis de…
- - Il participe à des jeux de rôle et adapte son registre de langue de façon appropriée (vocabulaire et syntaxe).
|
Cours élémentaire deuxième année
Écouter pour comprendre
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
| - Repérer, mémoriser et relier entre elles plusieurs informations importantes pour construire la cohérence d’un message entendu de plus en plus long et complexe (5 minutes maximum), en évaluant son degré de compréhension. | - - L’élève écoute une interview d’un ou d’une artiste ou d’un ou d’une scientifique et, après plusieurs écoutes et à la suite de consignes claires, reformule l’essentiel de ce qu’il a appris du locuteur en question.
- - Il écoute une histoire et est capable d’en inventer la fin.
|
Dire pour être compris
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Mener une production orale de plus en plus longue et structurée pour raconter, expliquer, argumenter, justifier.
- - Maintenir l’intérêt de son auditoire lors des différentes prestations orales.
| - - L’élève est capable de réinvestir les tournures linguistiques et les postures apprises lors des séances dédiées à l’enseignement des différentes formes de discours.
- - Il produit des phrases de plus en plus complexes et mobilise un lexique de plus en plus varié et abstrait (en lien avec les séances de vocabulaire).
- - Il présente un exposé de quelques minutes construit en classe en prenant appui sur un support.
- - Il explique un raisonnement en mathématiques ou en sciences : une démarche, le choix d’une procédure, etc.
- - Il est capable d’expliciter une erreur commise.
- - Il évite les « tics verbaux », les mots familiers, varie les connecteurs et veille au niveau de langue adopté lors des prestations orales.
|
Participer à des échanges
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Tenir compte de ce qui a déjà été dit lors des interventions au sein d’un groupe.
- - Utiliser un registre de langue et adopter des postures adaptées aux situations proposées (jeux de rôles).
| - - L’élève est capable de reformuler ce qui a été dit par un camarade et de s’appuyer sur ce propos pour faire progresser l’échange.
- - Il utilise des expressions fournies par le professeur : Pour compléter ce qu’a dit… ; Je souhaite revenir sur ce qu’a dit… ; Pour reprendre les propos de…
|
Vocabulaire
Dans la continuité du cycle 1, le cycle 2 a pour mission d’enrichir le vocabulaire de chaque élève. C’est en effet le vocabulaire maitrisé par l’élève qui facilite l’identification des mots et la compréhension en lecture. C’est aussi l’étendue et la précision du lexique qui permettent à l’élève de s’exprimer à l’oral et à l’écrit le plus justement possible.
L’enseignement du vocabulaire reste une priorité au cycle 2 en ce qu’il participe de la lutte contre les inégalités scolaires.
Une bonne connaissance lexicale à l’écrit est également garante d’un apprentissage orthographique à long terme, la mémoire orthographique ne pouvant retenir durablement que ce qui a été compris. Le lexique doit faire l’objet d’un enseignement explicite, progressif et structuré, au cours de séances dédiées.
Les séquences d’enseignement du vocabulaire suivent trois étapes essentielles :
- apporter de nouveaux mots dans tous les domaines ;
- structurer le lexique pour percevoir les liens sémantiques et morphologiques que les mots entretiennent entre eux ;
- réutiliser le vocabulaire appris dans les activités orales (jeux de rôle dans les espaces jeux, dictées à l’adulte, narration d’albums, etc.) et écrites, qui permettent la mémorisation.
Toutes les natures de mots (noms, verbes, adjectifs et autres mots grammaticaux) sont étudiées, dans toutes les disciplines, en privilégiant les mots fréquents et les termes polysémiques (sources d’incompréhensions quand seul le sens premier est connu). Ceux-ci doivent être travaillés dans des phrases pour faire vivre les structures syntaxiques puisque les mots s’articulent les uns aux autres.
Points de vigilance pour le professeur
- La rencontre avec des mots nouveaux se produit en de multiples occasions, dans les différents domaines d’apprentissage, notamment le lexique spécifique lié aux différents domaines d’enseignement (mathématiques, culture humaniste, sciences, etc.).
- Le vocabulaire est d’abord acquis à l’oral : son extension passe par des activités de langage autour de situations de classe et de lecture par l’adulte. Au fil du cycle, toutes les lectures assumées par les élèves contribuent à l’extension lexicale.
- Le professeur conçoit des séances consacrées à cet enseignement et des situations pédagogiques qui permettent le réemploi régulier et la mémorisation, y compris à long terme, du vocabulaire acquis. L’élève doit passer d’un savoir passif (il comprend) à un savoir actif (il utilise spontanément). La simple exposition au vocabulaire nouveau n’est pas suffisante.
- Le professeur enseigne quatre corpus par période au CP, cinq au CE1 puis six au CE2.
- Ces corpus pourront enrichir ceux abordés lors des années précédentes : accroissement du nombre de mots et de leur complexité (degré d’abstraction, fréquence d’utilisation).
| Tous les jours, chaque élève | Toutes les semaines, chaque élève | Dans l’année, chaque élève |
|---|
| - bénéficie d’un temps d’enseignement structuré et explicite du vocabulaire. | - bénéficie de séances de remémoration des corpus vus, y compris ceux du cycle 1. | - construit peu à peu un outil personnel de collecte et de structuration qui peut l’accompagner tout au long du cycle. |
Cours préparatoire
Enrichir son vocabulaire dans tous les enseignements
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Enrichir en contexte le vocabulaire appris au cycle 1.
- - Être sensible, sans en apprendre les concepts, à la polysémie et à la différence entre sens propre et sens figuré.
- - Commencer à mobiliser l’ordre alphabétique pour utiliser un dictionnaire adapté (papier ou numérique).
| - - L’élève prend plaisir à apprendre de nouveaux mots, il se montre curieux et pose des questions.
- - Il enrichit les réseaux travaillés en maternelle. Par exemple : il caractérise un personnage après une lecture expressive réalisée par l’adulte (ex. : sévère, rusé).
- - Il émet une hypothèse sur le mot clairière dans un texte documentaire sur la forêt.
- - Il déduit du contexte d’une histoire le sens d’expressions telles que être vert de peur et distingue les différents sens d’un mot fréquent (ex. : décoller).
- - Il saisit le lien sémantique entre il tombe dans la cour et la nuit tombe.
- - Il commence à comprendre le sens des principaux affixes : dé(décoller)/re(refaire)/in(invisible)/etc., eur (chanteur, coiffeur)/ier (poirier, cerisier)/ette (tablette, maisonnette).
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Établir des relations entre les mots
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Constituer des répertoires de mots par thème, par classe grammaticale, par famille de mots, par analogies morphologiques.
- - Savoir proposer et justifier une catégorisation du corpus de mots étudié.
- - Savoir trouver des synonymes et des antonymes.
| - - L’élève rapproche les mots de l’univers de l’école et comprend la notion de champ lexical : trousse/colle/bureau/ardoise/etc.
- - Il est capable de regrouper plusieurs mots ou les images associées et d’expliciter ses choix.
- - Il repère et opère des dérivations simples : coller/décoller/recoller/etc.
- - Il est capable d’associer les mots lourd/léger, visible/invisible, etc., en expliquant qu’il s’agit de mots de sens contraire.
- - Il sait associer le nom et le verbe d’une même famille de mots en se fondant sur l’observation de corpus : chant/chanter, dormeur/dormir, etc.
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Réemployer le vocabulaire étudié
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Réemployer et mémoriser le vocabulaire appris en maternelle.
- - Réemployer et mémoriser les expressions et les mots appris en fonction de contraintes de production orale ou écrite.
- - Percevoir la différence entre deux niveaux de langue et choisir le plus adapté à la situation.
| - - L’élève convoque, de plus en plus rapidement, lors d’un jeu oral des mots catégorisés lors de séances spécifiques : énumérer un maximum de « véhicules », de « meubles », etc.
- - Il joue au jeu des 7 familles en catégorisant : Dans la famille des fruits, je voudrais la pomme.
- - Il joue à des jeux de cartes et de plateau (ex. : jeu de l’oie, de loto, etc.) en employant un vocabulaire précis : départ, arrivée, plateau, pion, gage, etc.
- - Il dicte une phrase simple servant de trace écrite réutilisant un ou plusieurs mots imposés par la situation ou la discipline (ex. : mélanger/liquide ; autant/même quantité).
- - Il perçoit la différence entre rigoler et rire et commence à adopter un niveau de langue courant en classe.
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Mémoriser l’orthographe lexicale
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Mémoriser l’orthographe des mots réguliers fréquemment rencontrés et du lexique le plus couramment employé et pouvoir les écrire sous la dictée, en lien avec les correspondances graphophonémiques (CGP) étudiées.
- - Identifier et nommer les accents.
- - Connaitre la valeur sonore de certaines lettres (s – c – g) et la composition de certains graphèmes selon la lettre qui suit (an/am, en/em, on/om, in/im), en fonction du contexte et dans des mots fréquemment rencontrés.
- - Être capable de comprendre la présence d’une lettre muette finale à l’aide d’un mot de la même famille : chat/chaton, gros/grossir, etc.
| - - Tout au long de l’année, l’élève met en mémoire les mots réguliers et fréquents en épelant, en copiant et en prenant appui sur des analogies graphophonémiques (quarante/cinquante/soixante, mais/maison, chaise/fraise, faire/taire, etc.) ou sur des analogies morphologiques (maisonnette/fillette/tablette, coiffer/coiffeur/coiffure, etc.).
- - Il décode les mots comportant un m devant m/b/p et écrit sous la dictée certains de ces mots appris, selon les listes de fréquence orthographique.
- - En lecture et en dictée, il commence à prendre en compte l’environnement des lettres pour distinguer des mots tels que poisson/poison, gag/gage et des syllabes telles que ga/gi/ca/ci au sein des mots.
- - Il mémorise l’orthographe d’affixes fréquents et réguliers et utilise ces connaissances pour orthographier des mots dérivés : faire/refaire, faire/défaire, visible/invisible, ferme/fermette, etc.
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Cours élémentaire première année
Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Enrichir les répertoires constitués au CP en y ajoutant notamment des expressions ou locutions.
- - Automatiser l’utilisation de différentes formulations, associées à un même réseau, en contexte.
- - S’appuyer sur la morphologie des mots pour en trouver le sens.
- - Prendre l’habitude de consulter des articles de dictionnaire adapté.
| - - L’élève prend plaisir à apprendre de nouveaux mots, il se montre curieux et pose des questions.
- - Il enrichit les réseaux précédemment étudiés avec des mots moins fréquents. Par exemple : il caractérise un personnage après une lecture autonome (ex. : jaloux, machiavélique, ambitieux, etc.).
- - Il sait utiliser des formulations de sens proche, à l’oral et à l’écrit, pour éviter des répétitions : poser une question/demander quelque chose, questionner sur ou à propos de, interroger au sujet de, etc.
- - Il enrichit sa connaissance des principaux affixes : para (parapluie), multi (multicolore), anti (antivol), etc. eur/euse (chanteur, coiffeuse), er (boulanger, boucher), etc.
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Établir des relations entre les mots
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Percevoir de grandes catégories et hiérarchiser les termes génériques, de base et spécifiques.
- - Percevoir les niveaux de langue familier, courant et soutenu.
- - Comprendre la différence entre sens propre/sens figuré.
- - Trier et apparier les mots et leurs dérivés en fonction des préfixes et suffixes identifiés.
| - - L’élève perçoit le lien entre les mots aliment > laitage > fromage > gruyère et peut les classer du général vers le particulier ou inversement.
- - L’élève enrichit les réseaux précédemment étudiés avec des mots moins fréquents ou des expressions ; par exemple, dans le champ lexical des émotions : prendre ses jambes à son cou/avoir une peur bleue/être pétrifié/etc.
- - Il comprend que le sens de ces expressions n’est pas littéral.
- - Il identifie des contraires construits avec les préfixes in- ou dé- (visible/invisible, ranger/déranger, monter/démonter) puis en déduit la règle de formation.
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Réemployer le vocabulaire étudié
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Mobiliser les mots rencontrés en contexte en fonction des lectures et des activités conduites pour mieux parler, mieux comprendre et mieux écrire.
- - Utiliser les relations établies entre les mots depuis le cycle 1 (champ lexical, classe grammaticale, morphologie, niveau de langue) pour varier et adapter son expression.
| - - L’élève réinvestit des mots précis dans une situation de production orale (ex. : Il faut mesurer les cinq segments puis les ranger du plus petit au plus grand.) ou écrite (ex. : copie de Pour tracer un trait, je fais glisser la mine du crayon le long de la règle.).
- - Il joue au jeu des sept familles en catégorisant : Dans la famille des fruits, je voudrais les agrumes.
- - Il améliore sa production écrite ou orale en évitant les répétitions grâce à l’emploi de synonymes ou de termes génériques (ex. : la voiture/l’automobile/le véhicule).
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Mémoriser l’orthographe des mots
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Mémoriser l’orthographe des mots réguliers et irréguliers fréquemment rencontrés et du lexique le plus couramment employé.
- - Tenir compte des accents.
- - Classer par analogie et mémoriser les mots les plus fréquents comportant des graphèmes à prononciation variable : s prononcé –ss ou –z, c prononcé –ss ou –k, g prononcé –j ou –g.
- - Être capable d’anticiper une lettre muette finale à l’aide d’un mot de la même famille : blanc/blanche, sang/sanguin, etc.
| - - L’élève mémorise et restitue (grâce à des pratiques variées : épellation, copie, mise en mémoire, etc.) un corpus organisé de mots invariables (listes analogiques : tôt/aussitôt/plutôt/etc. ; listes thématiques, vocabulaire spatial : ici/là-bas/loin/près/etc.).
- - Il regroupe des mots : garder/gai/gorille/gamin/élégant, girafe/gendarme/geste/agiter/gentiment/etc.
- - Il complète une liste en fonction d’une dérivation identifiée et mémorise l’orthographe de l’affixe : coiffeur/danseur/etc.
- - Il sait orthographier les mots dont la lettre muette finale s’entend dans un mot dérivé à radical régulier : chant/chanter, surpris/surprise, etc.
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Cours élémentaire deuxième année
Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Enrichir les répertoires constitués au CP et au CE1 en y ajoutant notamment des expressions ou des locutions.
- - Automatiser l’utilisation de différentes formulations, associées à un réseau, en contexte.
- - Comprendre le lien sémantique entre sens propre et sens figuré dans les cas les plus fréquents.
- - S’appuyer sur la morphologie des mots pour en trouver le sens.
- - Consulter avec aisance des articles de dictionnaire adapté pour y vérifier le sens supposé de mots rencontrés.
| - - L’élève prend plaisir à apprendre de nouveaux mots, il se montre curieux et pose des questions.
- - Il enrichit les réseaux précédemment étudiés avec des mots moins fréquents. Par exemple, il caractérise un personnage après une lecture autonome (ex. : irritable, débonnaire, placide, etc.).
- - Il sait user des associations comme : une forêt dense/épaisse/impénétrable/défricher une forêt/s’enfoncer dans la forêt/à la lisière de la forêt/etc.
- - Il perçoit que le verbe souffler a un sens différent dans souffler ses bougies et souffler une réponse et comprend le passage du sens propre au sens figuré.
- - L’élève identifie un sens négatif dans les préfixes dé-, mal-, in-, etc. précédant le radical (ex. : déforestation ; malhabile ; immobile).
- - Il prend des indices dans la construction de certains mots pour en déduire le sens en lien avec d’autres indices contextuels (ex. : La chauvesouris géante d’Inde est frugivore. Elle se nourrit surtout de mangues, figues, goyaves et bananes.).
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Établir des relations entre les mots
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Enrichir les collections constituées au début du cycle avec des mots, des expressions et des associations fréquentes.
- - Percevoir de grandes catégories et hiérarchiser les termes génériques de base et spécifiques.
- - Savoir utiliser les niveaux de langue (familier, courant et soutenu) en fonction des situations et des interlocuteurs.
- - Se constituer un répertoire lexical personnel qui pourra forger l’autonomie visée au cycle 3.
- - Trier et apparier des mots et leurs dérivés en fonction des préfixes et suffixes identifiés.
| - - L’élève perçoit de grandes catégories sémantiques (ex. : les ingrédients de cuisine, le lexique des disciplines) et grammaticales (il sait regrouper les adjectifs, les verbes, etc.).
- - Il perçoit une gradation au sein de relations de proximité ou de synonymie (ex. : la crainte > la peur > l’épouvante).
- - Il opère des dérivations en identifiant la partie commune des mots (ex. : port/portuaire/aéroport) et leur classe grammaticale (ex. : nom observation, verbe observer, adjectif observable).
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Réemployer le vocabulaire étudié
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Employer à bon escient et rigoureusement les mots étudiés, en référence à leur contexte d’emploi et leur éventuelle polysémie.
- - Comprendre la différence entre sens propre/sens figuré.
- - Changer de niveau de langue selon les situations.
- - Automatiser la restitution des mots d’un corpus étudié (fluence verbale).
| - - L’élève mobilise des synonymes, termes génériques ou expressions lors de divers écrits pour éviter les répétitions (ex. : le lion/le félin/le carnivore/le roi de la savane/etc.).
- - Il rédige des énoncés utilisant le même mot au sens propre et au sens figuré (ex. : Une forte pluie inonde la cave./Le soleil inonde la pièce.).
- - À l’oral, il change de niveau de langue pour jouer des saynètes à partir d’un corpus varié d’« exercices de style » (versions différentes d’une même histoire).
- - Il raconte oralement une histoire en respectant le registre soutenu d’un texte.
- - Il est capable de citer rapidement une dizaine de mots, de natures grammaticales différentes, à partir d’un mot de départ appartenant à un corpus étudié.
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Mémoriser l’orthographe des mots
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Écrire correctement sous la dictée les mots réguliers et irréguliers fréquemment rencontrés.
- - Tenir compte des accents.
- - S’appuyer sur des critères morphologiques (radical, préfixe et suffixe) et analogiques pour orthographier correctement les mots.
| - - L’élève copie, y compris en copie différée, des listes de mots par analogie ainsi que les mots irréguliers les plus fréquents.
- - Il écrit sous la dictée sans erreur graphophonémique en mobilisant ses connaissances et sa mémoire.
- - En production d’écrits, il fait preuve de vigilance orthographique dans des écrits courts qui ciblent spécifiquement l’orthographe lexicale.
- - Il orthographie les mots appris et met en œuvre des raisonnements orthographiques fondés sur la morphologie lexicale pour orthographier des mots inconnus (ex. : il s’appuie sur beau pour orthographier beauté).
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Grammaire et orthographe
La grammaire est un enseignement au service de l’oral, de la lecture et de l’écriture. En cela, elle est au service de la réussite des élèves dans toutes les disciplines et constitue, à plus long terme, un facteur déterminant de la poursuite d’études et de l’insertion sociale et professionnelle.
Dans cette perspective, la grammaire doit être nécessairement un enseignement autonome, régulier, explicite et progressif.
Au cycle 2, la première étape de l’enseignement de la grammaire vise à faire comprendre aux élèves le système de la langue et, plus précisément, les deux éléments obligatoirement constitutifs de la phrase simple la plus élémentaire, à savoir le groupe sujet (GS) et le groupe verbal, qui comprend le verbe et les compléments du verbe : le complément d’objet direct (COD), le complément d’objet indirect (COI) et l’attribut du sujet.
Au cycle 2, l’objectif est de reconnaitre ces deux groupes, sans distinguer les différents compléments du verbe. L’étude des compléments circonstanciels est réservée au cycle 3.
L’enseignement doit se fonder sur des énoncés simples et prototypiques. Leur collecte, leur manipulation, régulière et répétée tout au long du cycle, permettent l’acquisition des structures fondamentales de la langue. Elles sont réinvesties dans les activités langagières. Les élèves comprennent que communiquer oralement, lire et écrire impliquent de respecter des règles et des normes.
L’enseignement de l’orthographe vise les régularités orthographiques lexicales et grammaticales.
Points de vigilance pour le professeur
- Au cycle 2, la démarche pédagogique est fondée sur l’observation et la manipulation : les élèves observent et apprennent la structure de la phrase simple et ses régularités orthographiques au fil de leurs progrès en lecture et en écriture. Leurs apprentissages en grammaire et en orthographe les aident à lire et à comprendre.
- La réflexion sur la langue amorcée dès le début du CP donne lieu à partir du CE1 à de premières leçons de grammaire et d’orthographe à partir des observations formulées par les élèves et validées par le professeur. Elles seront reprises et consolidées au cycle 3. Ces séances affichent clairement leurs objectifs : apprendre à écrire et à lire en respectant les normes de l’écrit. Le professeur produit lui-même des modèles devant les élèves.
- Les activités langagières orales et écrites permettent d’installer des automatismes. L’erreur est accueillie par le professeur comme une occasion d’apprendre. L’amélioration des écrits des élèves constitue à cet égard un mode privilégié de manipulation de la langue.
| Tous les jours, chaque élève | Toutes les semaines, chaque élève |
|---|
- - bénéficie d’un temps d’enseignement explicite de la grammaire et de l’orthographe ;
- - fait une dictée en lien avec les apprentissages conduits.
| - bénéficie, à partir du CE1, de trois heures d’enseignement explicite de la langue. |
Cours préparatoire
Se repérer dans la phrase simple
| Objectifs | Exemples de réussite |
|---|
- - S’approprier progressivement la notion de phrase simple et ses trois marqueurs essentiels : majuscule initiale, ponctuation finale forte et sens.
- - Comprendre que certains éléments (sujet/verbe et déterminants/noms/adjectifs) fonctionnent ensemble et constituent un système.
- - S’appuyer sur la ponctuation pour reconnaitre les trois types de phrases (déclarative, interrogative et impérative).
- - Reconnaitre les formes négative et exclamative.
- - Constituer des corpus par classe de mots : noms, verbes, déterminants, adjectifs, pronoms personnels.
| - - L’élève identifie les phrases d’un court texte à partir des majuscules et des différents points.
- - Il sait ordonner et produire une phrase simple (repère la place des groupes).
- - Il manipule les types de phrases déclaratives et impératives avec la forme négative et sait expliciter le changement de sens opéré par ces manipulations.
- - Il opère des tris de mots (déterminant/nom/adjectif) entendus, lus ou écrits en fonction de leur genre et de leur nombre.
- - Il observe les corpus que le professeur a triés par classe grammaticale et commence à élaborer des critères de reconnaissance : Dans la boite des noms, on trouve des noms d’animaux, de personnes, d’objets, etc. Dans la boite des verbes, on trouve souvent des actions.
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Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l’orthographe grammaticale
| Objectifs | Exemples de réussite |
|---|
- - Comprendre les notions de masculin et de féminin.
- - Comprendre les notions de singulier et de pluriel (plusieurs, plus qu’un).
- - Se familiariser avec la notion de « chaine d’accords » (déterminant/nom/adjectif) en repérant et en identifiant les régularités des marques de genre et de nombre.
- - S’initier à l’identification de la relation sujet-verbe à partir du sens et de l’observation des effets des transformations liées aux temps et aux personnes.
- - Observer les différentes formes verbales fréquentes et régulières.
- - Apprendre à conjuguer être et avoir au présent de l’indicatif et commencer à les mobiliser à l’écrit.
| - - L’élève observe la marque du féminin (+e) à partir d’exemples sonores : petit/petite, grand/grande, etc.
- - Il observe la marque du pluriel (+s) à partir de l’observation de mots se terminant par la marque du pluriel, s muet précédés de leur déterminant : deux lapins, mes amis, des pommes, etc.
- - Il opère des classements grammaticaux de groupes nominaux (GN) en fonction de leur genre ou de leur nombre.
- - À partir d’un groupe nominal puis d’une phrase simple qu’il écoute et manipule à l’écrit, l’élève observe les modifications (ex. 1 : un petit garçon → une petite fille/ma petite fille) (ex. 2 : le chien → deux chiens).
- - Il orthographie sous la dictée des groupes nominaux du type : une olive/des olives ; une boulangère/un boulanger ; un joli vélo/de jolis vélos.
- - Il comprend le lien sémantique entre le chat et miaule et observe les variations orthographiques entre le chat miaule et les chats miaulent.
- - Il orthographie sous la dictée des groupes verbaux du type : La voiture roule → Les voitures roulent.
- - Il est capable de trouver l’orthographe d’une terminaison verbale en s’appuyant sur le sens et les analogies (nous → ons, vous → ez, ils → ent, tu → s, etc.).
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Cours élémentaire première année
Se repérer dans la phrase simple
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Identifier la phrase simple, en distinguer les principaux constituants et les nommer : groupe sujet (GS), verbe et compléments sans distinguer ces derniers entre eux.
- - Reconnaitre et utiliser les trois types de phrases, en lien avec la ponctuation : déclarative, interrogative et impérative.
- - Reconnaitre les formes négatives et exclamatives et savoir effectuer des transformations.
- - Différencier et nommer les principales classes de mots : le déterminant, le nom commun, le nom propre, l’adjectif, le verbe, le pronom personnel sujet.
| - - L’élève progresse en lecture à voix haute en s’appuyant sur les signes de ponctuation et sur les groupes de sens.
- - Il est capable d’opérer des manipulations de phrase : déplacement, suppression, ajout, substitution en séance de grammaire, mais également de production écrite (reformulation d’un premier jet d’écriture) :
- exemple de substitution : La maitresse raconte une histoire aux enfants. → Elle raconte une histoire aux enfants. → Elle la raconte aux enfants. → Elle leur raconte une histoire ;
- exemple de déplacement : Elle mange tous les jours à la cantine. → Tous les jours, elle mange à la cantine ;
- exemple de suppression : Elle mange tous les jours.
- - Il complète des listes proposées par le professeur par classes grammaticales.
- - Il catégorise un corpus de mots proposé par classe grammaticale et affine les critères de reconnaissance élaborés au CP : « Dans la boite des noms, on trouve des noms d’animaux, de personnes, d’objets, etc. On y trouve aussi des noms de sentiments et d’émotions. Avant les noms qui ne commencent pas par une majuscule, il y a souvent un déterminant : le, cette, des, etc. Il y a des noms qui commencent par une majuscule. Ces noms désignent une personne, un lieu en particulier : Astérix, Marseille, etc. Ce sont des noms propres. »
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Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l’orthographe grammaticale
| Objectifs | Exemples de réussite |
|---|
- - Reconnaitre le GN (déterminant/nom/adjectif) et, en écoutant des transformations de phrases à l’oral puis en les observant à l’écrit, comprendre le lien entre le déterminant, le nom et l’adjectif dans la « chaine d’accords ».
- - Identifier la relation sujet-verbe à partir de l’observation des effets des transformations liées au changement de temps et de personne dans des situations simples (groupe sujet + verbe).
- - Identifier le radical et la terminaison d’un verbe du premier groupe conjugué et trouver son infinitif.
- - Apprendre à conjuguer au présent, à l’imparfait, au futur puis au passé composé de l’indicatif être et avoir et les verbes du premier groupe.
| - - L’élève reconnait progressivement un déterminant. Il en indique le genre et le nombre.
- - Il utilise, en dictée, des marques d’accord pour le nom et l’adjectif épithète (sans que cette notion soit enseignée) : pluriel en –s, féminin en –e, et commence à les mobiliser en production d’écrits.
- - Il résout des devinettes orthographiques comme Je suis bleue : suis-je la mer ou l’océan ?
- Il mobilise différentes stratégies qui permettent d’identifier le verbe et le sujet ; il relie sémantiquement le sujet et le verbe et opère des transformations (personne) : (ex. : Tu parles à Léa./Léo parle à Léa.) ; il observe les modifications et comprend les liens sémantiques et morphosyntaxiques qui existent entre le sujet et le verbe.
- - Il orthographie des formes verbales en situation de dictée et commence à les mobiliser en situation d’expression écrite autonome.
- - Il est capable de nommer l’infinitif d’un verbe conjugué à divers temps et à différentes personnes, en s’appuyant sur le repérage d’un radical commun (forme régulière).
- Exemple : ils plieront, tu as plié, vous pliez, elles plièrent, etc. → plier
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Cours élémentaire deuxième année
Se repérer dans la phrase simple
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Identifier la phrase simple et reconnaitre ses principaux constituants : le groupe sujet, le verbe et les compléments sans distinguer ces derniers entre eux.
- - Reconnaitre et produire les trois types de phrases : déclarative, interrogative et impérative.
- - Reconnaitre et produire les formes négative et exclamative.
- - Différencier et nommer les principales classes de mots : le déterminant, le nom commun, le nom propre, l’adjectif, le verbe, le pronom personnel sujet et l’adverbe.
- - Utiliser la ponctuation de fin de phrase (. ! ?) et reconnaitre les marques du discours rapporté (« … »).
| - - Il substitue à un groupe nominal sujet un pronom personnel sujet et inversement.
- - Il transforme des phrases de différents types à la forme négative (Jean, ferme la porte. → Jean, ne ferme pas la porte.).
- - Il observe la différence entre les mots variables et invariables et découvre la classe grammaticale de l’adverbe (Je m’amuse bien/nous nous amusons bien.). Il sait orthographier les adverbes les plus fréquents : très, si, bien, assez, aujourd’hui, demain, etc., et les adverbes en -ment.
- - Il repère dans un texte les passages au discours direct.
- - Il mobilise les termes grammaticaux pour résoudre des problèmes d’orthographe, d’écriture et de lecture.
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Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l’orthographe grammaticale
| Objectifs d’apprentissage | Exemples de réussite |
|---|
- - Repérer, comprendre et mettre en œuvre les marques d’accord au sein du groupe nominal.
- - Identifier, dans des situations simples, la relation sujet-verbe.
- - Apprendre à conjuguer au présent, à l’imparfait, au futur et au passé composé de l’indicatif être et avoir, les verbes du premier groupe et les verbes irréguliers du 3e groupe (faire, aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, prendre).
- - Identifier le radical et la terminaison d’un verbe conjugué au programme et trouver son infinitif.
| - - L’élève comprend la notion de chaine d’accords dans le groupe nominal et utilise des marques d’accords réguliers pour les noms et les adjectifs (nombre (-s) et genre (-e), des marques d’accord de pluriels irréguliers pour les noms (-x, -al/-aux), des marques du féminin quand elles s’entendent dans les noms (lecteur/lectrice) et dans les adjectifs (joyeux/joyeuse).
- - Il mobilise différentes stratégies qui permettent de consolider l’identification et la compréhension du lien entre le groupe sujet et le verbe. Il opère des transformations de personne et de temps et observe les modifications (Je joue au ballon/les enfants jouent au ballon/nous avons joué au ballon/etc.).
- - Il verbalise des raisonnements orthographiques en situation de dictée ou d’écriture et corrige des accords en fonction du signalement du professeur.
- - Il orthographie correctement les formes verbales étudiées en situation de dictée et d’écriture.
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